Grèce, manifestation de policiers. Comment reconnaitre les gentils des méchants…

Quand on se promène dans Athènes, la ville semble plutôt calme, et la plupart du temps, il ne se passe rien. Mais de temps en temps, au détour d’un chemin, on tombe sur une scène surprenante.

Ce jour-là, une manifestation avait lieu dans cette petite rue en plein centre-ville, et en m’approchant, j’ai pu constater que c’étaient bien des policiers qui exprimaient leur mécontentement.

L’événement était d’ailleurs bien encadré. Des journalistes prenaient des photos ou faisaient des vidéos pendant que quelques passants cherchaient à se frayer un chemin sans prendre part aux revendications des fonctionnaires.

Curieux, j’ai cherché à savoir ce qu’il se passait exactement. Et c’est à ce moment que j’ai compris que la situation était ridicule.

Alors qu’une partie des policiers criaient haut et fort (mais en grec) leurs revendications, l’autre partie était là pour les surveiller, et ne voulait donner aucune information.

Comme je trouvais tout cela plutôt amusant, je suis allé de policier en policier pour obtenir quelques renseignements. Ils étaient tous très polis, jusqu’à ce que je leur demande ce que disaient leurs collègues, et là ils tournaient la tête dédaigneusement.

J’ai donc fait quelques photos.

Et puis, las d’assister à une manifestation à laquelle je ne comprenais rien, j’ai décidé de m’amuser un peu.

J’ai repéré deux jeunes gens d’une trentaine d’années, en civil, adeptes du body-building, et dont l’un des membres du binôme était équipé d’une oreillette. Après avoir travaillé avec des barbouzes pendant une bonne partie de ma vie, je n’avais aucun doute sur le fait que ces deux individus étaient des policiers en civil.

Je suis allé les voir pour leur demander de m’expliquer ce qu’il se passait. Celui auquel je m’étais adressé regarda son collègue équipé d’une oreillette, ce dernier lui sourit bêtement, puis mon interlocuteur me dit que les policiers manifestaient contre les coupes budgétaires, avant de me faire signe de m’en aller.

Je suis resté pour me faire remarquer en continuant de prendre des photos, puis je suis parti.

Après seulement quelques dizaines de mètres, je me suis rendu compte que j’étais suivi. Et comme je ne voulais pas ramener la police chez moi, cela m’a pris une bonne demi-heure pour m’assurer que j’avais semé mes poursuivants. À Athènes, on ne rigole pas avec la sécurité.

Maintenant, si des gens qui parlent grec peuvent m’aider à traduire ce qui se dit sur la vidéo ou ce qui est écrit sur la banderole, je leur serais infiniment reconnaissant.

Cedric Citharel

Source : Retour en Europe

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1 commentaire

  1. Serko dit :

    « Nous ne voulons pas beaucoup de choses. La seule chose que nous voulons c’est de la dignité. »

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