Les moissons du futur

Après « Le monde selon Monsanto » et « Notre poison quotidien », Marie-Monique Robin nous propose un troisième documentaire, « Les moissons du futur », qui sera diffusé sur Arte le mardi 16 octobre à 20h50. Ce documentaire met l’accent sur les alternatives à l’agriculture intensive. Ces solutions sont mises en places depuis plusieurs décennies.

L’idée principale, c’est de ne plus utiliser ni de pesticides, ni d’engrais chimique. En effet, les sols sont ravagés par ces produits, ainsi que par la mono-culture. Le documentaire montre clairement que renoncer à ces pratiques vieilles de 50 ans n’entame pas le rendement des surfaces cultivées, au contraire.

Ce documentaire est vraiment rafraichissant. Plutôt que de montrer ce qu’il ne faut pas faire, il braque le projecteur sur des exemples à suivre. Il suscite l’espoir, un sentiment précieux par les temps qui courent…

Voici le texte de présentation de ce film.

« Si on supprime les pesticides, la production agricole chutera de 40 % et on ne pourra pas nourrir le monde. » Prononcée par le patron de l’industrie agroalimentaire française, cette affirmation est répétée à l’envi par les promoteurs de l’agriculture industrielle. De son côté, Olivier de Schutter, le rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation des Nations unies, affirme qu’il faut « changer de paradigme », car « l’agriculture est en train de créer les conditions de sa propre perte ». Pour lui, « seule l’agroécologie peut relever le défi de la faim et répondre aux besoins d’une population croissante ». D’après la FAO, il faudra augmenter la production agricole de 70 % pour nourrir 9 milliards de Terriens en 2050. Comment y parvenir ?

C’est à cette question que répond ici Marie-Monique Robin, en menant l’enquête sur quatre continents. S’appuyant sur les témoignages d’experts mais aussi de nombreux agriculteurs, elle dresse le bilan du modèle agro-industriel : non seulement il n’est pas parvenu à nourrir le monde, mais il participe largement au réchauffement climatique, épuise les sols, les ressources en eau et la biodiversité, et pousse vers les bidonvilles des millions de paysans. Et elle explique que, pratiquée sur des exploitations à hauteur d’homme, l’agroécologie peut être hautement efficace et qu’elle représente un modèle d’avenir productif et durable.

Du Mexique au Japon, en passant par le Malawi, le Kenya, le Sénégal, les États-Unis ou l’Allemagne, son enquête étonnante montre que l’on peut « faire autrement » pour résoudre la question alimentaire en respectant l’environnement et les ressources naturelles, à condition de revoir drastiquement le système de distribution des aliments et de redonner aux paysans un rôle clé dans cette évolution.

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A propos de l'auteur :

Je suis Webmaster depuis 1998, et producteur de musique reggae (Black Marianne Riddim). Je suis un grand curieux, je m’intéresse à beaucoup de sujets (politique, géopolitique, histoire des religions, origines de nos civilisations, …), ce qui m’amène à être plutôt inquiet vis-à-vis du Choc des Civilisations que nos dirigeants tentent de nous imposer.

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4 commentaires

  1. laforet dit :

    merci, merci,merci.
    Enfin de l’espoir !

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