Les filles, stop ! Vous en faites trop !

 

Le problème majeur du féminisme (qui part d’une cause noble, à savoir l’émancipation totale de la femme) est qu’il a dérivé vers des réactions ultra-cabotines qui versent dans la caricature hystérique. Ainsi, dans le Deuxième sexe Sainte Simone de Beauvoir allait jusqu’à penser que la femme était supérieure à l’homme et que conséquemment Une femme intelligente ne demande pas les mêmes droits. L’inculture des médias de masse va jusqu’à s’étonner qu’une féministe post-beauvoirenne telle qu’Anne Zelensky avoue son aversion pour les trois religions et en particulier vis-à-vis de l’Islam, or sa maitresse à penser puritaine (que Claude Sarraute jure avoir vu dans un manteau de fourrure (sic)) était violemment athée depuis ses quatorze ans- on imagine qu’à son époque ce devait pas être non plus la joie de vivre pour une femme.

http://calounet.pagesperso-orange.fr/biographies/beauvoir_biographie.htm

1) La femme vue des religions monothéistes

La vérité est qu’effectivement les trois religions monothéistes ne sont pas nées du dessein intelligent de Dieu, mais qu’elles ont été façonnées par des hommes. Qui dit homme dit humain, et qui dit humain dit pouvoir. Pourtant, en dehors des interprétations foireuses, elles donnent plus de pouvoir à la femme qu’on ne le croît.

Exemple, un musulman peut épouser plusieurs femmes seulement si son jugement est impartial ( taquinerie: comment voulez-vous être juste quant vous avez plusieurs partis pris !). La répudiation (Talaq), à la base, consistait bien à une séparation entre époux et demandait la présence d’un juge qui ordonnait la séparation après que les familles respectives ne fussent point parvenues à trouver un point de réconciliation. Contrairement à ce que débinent certaines connaissances qui feraient bien de se rendre au Centre Medico-Psychologique de leur secteur, l’Islam ne contraint pas deux époux à demeurer unis si ils en viennent à s’envoyer des assiettes ( et, au passage, tous les Arabes ne pensent pas à battre leurs femmes!). Il existe une autre procédure pour la femme nommée Khûl, laquelle entre autre lui permet de renvoyer un époux dont elle ne supporte plus la violence ou la paresse ( comme quoi les barbus ont tout faux, eux aussi- en théorie- devraient laver des assiettes et faire la cuisine).

Normalement, il existe d’autres possibilités pour la femme si elle veut se séparer d’un mari: elle peut demander à ce dernier de déclencher une procédure de divorce, elle peut aussi lui rendre le douaire reçu lors de leur mariage, ou elle peut déposer une plainte auprès du Cadi (juge) pour des raisons face auxquelles le mari ne peut pas s’opposer ( coups et blessures, abandon, maladie contagieuse, refus de subvenir à ses besoins).

Sur la contraception les courants islamiques divergent. Si « idéalement »les relations sexuelles ne sont permises que dans le cadre du couple, se posait déjà à l’époque de Mohamed le cas du Azl ( coït interrompu).

http://www.maison-islam.com/articles/?p=218

Sur la virginité avant le mariage là encore nos barbus ont tout faux, l’homme comme la femme doivent se préserver. Aucun texte sacré ne mentionne le saignement de l’hymen avant le mariage. Deuxièmement, avoir des relations sexuelles avant le mariage était considéré au départ comme une atteinte envers le lien charnel entre soi et l’entité divine,et ce n’est pas un acte d’interdit c’est un choix que fait le pratiquant ou la pratiquante en toute liberté. Cela signifie donc qu’on a pas à lapidé une femme parce qu’elle a commis un adultère ou  parce qu’elle est prostituée!

http://nanita4.blog.kazeo.com/index.php?idblogp=607846

http://www.lffm.org/modules.php?name=News&file=article&sid=65

Le Coran n’interdit pas non plus à la femme la propriété : Aux hommes revient une part de ce qu’ils ont gagné et aux femmes revient une part de ce qu’elles ont gagné. Ni le fait de faire des études (puisque la recherche de connaissance est un des préceptes de l’Islam). L’islam reconnaît également à la femme le fait qu’elle puisse bénéficier d’un héritage.

« […] Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. […] »

— Coran 4:32-34, Les femmes

C’est le passage qui fait jaser tout le monde. Plusieurs scientifiques musulmans dont Mohamed Talbi pensent qu’en réalité le verbe « Zaraba » (corriger), pris dans un sens, littéral, signifierait plutôt de les corriger en les boudant, en les frappant de son mépris si on veut. Car tout un chacun sait qu’on peut corriger l’attitude de quelqu’un autrement que par des coups ou des insultes dégradantes. De plus, dans les années suivant la révélation, Mohamed en était venu plusieurs fois à faire battre publiquement des hommes qui se comportait mal avec leurs épouses.

Prenant le contrepied des obscurantistes, et risquant sa vie (contrairement à d’autres bouffis de fatuité auxquels il faudrait dire que l’Islam de base a pitié des Fous), Talbi, préconisant l’approche symbolique, poursuit son analyse en révélant justement que l’histoire du voile est une erreur et qu’aucun des textes coraniques ne mentionne l’obligation chez une femme de porter un foulard.

http://garbi.unblog.fr/2008/09/20/leport-du-voile-est-il-exige-par-le-coran-mohamed-talbi/

Alors, bien sur, vu de notre époque égalitaire c’est insuffisant. Une féministe critique pourrait nous objecter une phrase du genre Et pourquoi les femmes n’auraient-elles pas droit de prendre plusieurs époux à la fois?, et elle aurait bien raison de le faire car la critique permet de faire avancer les choses.

http://www.islamophile.org/spip/Sourate-At-Talaq-Le-Divorce.html

Les Juifs ont définis l’héritage comme étant matrilinéaire histoire de placer la femme au centre de l’identité. Le judaïsme n’a jamais attribué à la femme un statut inférieur à celui de l’homme, comme toutes les religions de ce bas-monde. Seulement, à l’instar des autres il l’a réduite dans sa fonction maternelle et comme jusqu’à nos jours les hommes (vilains, pas beaux ! Hurle notre féministe)  se sont hissés à la tête de la société qu’ils ont  vite endommagé par la suite, les femmes Juives se sont retrouvées piégées. En faisant de la femme une maîtresse de maison les premiers Rabbins ( Maîtres en Hébreu) ont cherché à définir une pseudo-complémentarité dont l’homme pouvait tirer avantage ( nous, les Hommes, nous sommes tous des salauds!). Selon les Eric Zemmour de l’époque, l’homme et la femme n’ayant pas les mêmes prédispositions biologiques, les rôles devaient être répartis de manière à ce que l’homme incarne le chef de la famille et que la femme soit une force tranquille pour les enfants à élever. Raisonnement à la con qui a fait que le féminisme classique comporte un bon nombre de penseuses d’origine juives (agnostiques et croyantes confondues), car faut se foutre dans le crâne qu’en plus de subir l’antisémitisme viscéral des sociétés où elles vivaient, elles devaient vivre en plus le calvaire d’être des êtres secondaires au sein de leurs communautés. A l’instar des musulmanes, elles peuvent postuler au titre de Rabbin, elles peuvent officier dans l’armée, divorcer, détenir des propriétés sans avoir de comptes à rendre au mari.

La Halakha (loi Juive) suggère aux époux qui veulent divorcer de suivre la Loi du pays où ils vivent, de respecter la procédure civile. Cependant, la Halakha exige la délivrance d’un Guett, un document rédigé de la main du mari qui suggère la dissolution du couple au regard de la Loi Juive. De même qu’à l’instar de ses petites frères, Christianisme et Islam, le Judaïsme n’a jamais interdit la sexualité, mais a cherché tout simplement à la codifier en privilégiant la procréation et en condamnant certaines positions ou pratiques jugées contre-nature. Il est même plus tolérant à l’égard de la masturbation féminine que son alter ego masculine (puisque la seconde concerne la semence divine). En revanche, les femmes orthodoxes sont astreintes à prendre des bains pour purifier leurs corps.

Néanmoins :

« Le viol d’une femme non mariée est sanctionné par l’obligation de la prendre pour épouse, à moins que son père  refuse de la donner, auquel cas l’auteur doit l’indemniser » (Chemoth 22, 15 et 16).

« Quant au viol d’une femme mariée ou fiancée, il est puni de mort » (Devarim 22, 22 et suivants).

« La femme violée, tout autant que le père, peut s’opposer à ce mariage » (‘Hizqouni ad Chemoth 22, 16). »

http://www.cheela.org/popread.php?id=57811

Hé, mais c’est quoi le délire de la perruque pour la femme ? Et pourquoi les mecs y z’en méttent pas ? Pérore encore notre féministe acharnée. En fait, c’est chez les Orthodoxes qui considèrent la chevelure féminine comme un atout de séduction.

http://judaisme.sdv.fr/histoire/rabbins/gugenh/gugenhe2.htm

Les préceptes Chrétiens vous disent d’aimer votre femme et de l’écouter quand elle a des choses à vous dire (aïe, que faire lorsqu’il s’agit d’une mégère, je vous le demande !).  Bon, ça n’a pas été exemplaire non plus. Réduite par les sociétés et les institutions chrétiennes à son rôle de mère, au Moyen-âge ou sous l’Espagne Inquisitrice la femme chrétienne pouvait passer très vite au statut de débauchée, d’impie, ou de sorcière si jamais elle ne se cantonnait pas à son rôle ingrat. Il y eut un vain espoir sous la Renaissance où elles pouvaient se prêter au libertinage, tout en allant à l’église pour prier. Puis le dix-neuvième siècle est passé, grosse période douloureuse en perspective. .  Aux dix-huit et dix-neuvième siècle lorsqu’elles exprimaient de simples désirs sexuels on les envoyait à l’asile en disant qu’elles étaient folles, et ajoutons les kilos de vêtements qu’elles devaient se coltiner.

Pourtant, Jésus n’a jamais déclaré que la femme était inférieure à l’homme. On lui prête une relation intime avec Marie-Madeleine, mais ça le Vatican n’est toujours pas prête de reconnaître qu’il fut avant tout un homme pourvu d’un pénis. Un grand point de discorde entre Catholiques et Protestants est justement la virginité de Marie, les seconds hurlant en gros Hé les gars vous êtes vraiment niais de croire qu’un enfant puisse naître après opération du Saint-Esprit. Sainte Thérèse d’Avila compte parmi les plus grands penseurs tels que Thomas d’Aquin ou Saint Augustin l’un des Quatre Père de l’Eglise originaire d’Algérie, et dans ses écrits mystiques il est question- quoiqu’on en dise- de sexualité via l’extase.

Le Christianisme n’a pas empêché une Catherine de Médicis, une Catherine II de Russie, ou une Isabelle d’Espagne a pouvoir régner. Dures, œuvrant de machiavélisme, elles se sont parfois comportées encore pire que les hommes.

Saint Paul va jusqu’à dire : « Vous tous baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ ; il n’y a ni juif ni grec, il n’y a ni esclave ni homme libre, il n’y a ni mâle ni femelle, car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus ». Le christianisme romain faisait l’apologie d’un certain égalitarisme. Ce christianisme primitif autorisait les femmes de prêcher ou de prophétiser. Mais le même Saint-Paul dit également : « Comme dans toutes les Eglises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de prendre la parole ; qu’elles se tiennent dans la soumission, ainsi que la Loi même le dit. Si elles veulent s’instruire sur quelque point, qu’elles interrogent leur mari à la maison ; car il est inconvenant pour une femme de parler dans une assemblée »(1ere Épître aux Corinthiens, 14 ; 34-36).

Il n’existe aucun texte chrétien faisant part d’hymen avant le mariage et dans l’enseignement de Jésus il n’a jamais été question de brûler une femme parce qu’elle pratiquerait des rites sataniques.  La notion catholique du célibat est ambigüe, car rien ne vous empêche de vivre seul et d’avoir des relations sexuelles ou des mioches par-ci par-là (Hé, tartuffe on t’as reconnu c’est bon!)

En cela, les Protestants (se séparant non sans heurts de l’autorité papale) sont vite retournés aux fondamentaux et ont très vite reconnus qu’une femme était autant capable de prêcher qu’un homme. Ce n’a pas été sans difficulté puisque les femmes pasteurs devaient au départ épouser le célibat. Le protestantisme tient à marquer sa différence avec son frère aîné sur le Travail. Dans son ouvrage intitulé L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme Max Weber explique le travail d’un point de vue protestant débouche sur le Salut de l’âme et que Dieu en est seul juge. Ce n’est donc pas étonnant si le féminisme actuel revendique des racines anglo-saxonnes ou scandinaves, ce sont des contrées à majorité protestantes (la France, ça reste pour les Belles Lettres).

Bref, on voit que ça a tourné au vinaigre pour les femmes. Que si l’intention de départ était d’assurer une certaine égalité entre sujets, très vite ça a tourné à l’avantage des hommes qui leur ont imposé des interprétations dégueulasses via des pseudos-répartitions douteuses.

 

2) Le monde d’aujourd’hui.

Avant l’heure Platon, sagement, découvrait qu’il existait des Hommes-Femmes, des Hommes-Hommes, des Femmes-Femmes, et que le tout consistait à trouver son autre moitié. Ce qui m’amène aussi à dire que les Grecs et les Romains se partageaient consciencieusement les tâches, et que sous l’Egypte Antique la femme était chef de famille.

Vu des idéologies politiques la femme n’a pas été non plus à son avantage. Sous le national-socialisme  hitlérien c’était Kinder Kirche Küche (Enfant Eglise Cuisine). Mussolini, Franco, Salazar, ou Pinochet, les considérait vraiment comme des vaches à lait. Théoriquement, le communisme ne fait pas la différence entre hommes et femmes. Cependant, la plupart des dirigeants du bloc de l’Est n’ont pas été vraiment les plus pro-féministes qu’il soit, et en particulier sous l’URSS où les salaires et tâches de travail étaient mal rétribuées.

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/receo_0338-0599_1984_num_15_4_2524

Sont-elles pour autant aujourd’hui mieux considérées. Oui et… Non. Enfin, rien n’est moins sûr dans notre ère moderne.

       

https://www.youtube.com/watch?v=GYfcF4oztsw

Les progrès sociaux, scientifiques, et économiques, ont amélioré leurs quotidiens et permettent de répandre une certaine prise de conscience. Divers études montrent qu’elles travaillent en moyenne deux fois plus que les hommes, que ce soit au taf comme chez elles. Il y a même plus de fumeuses que de fumeurs. Côté contraception on est à des années lumières de l’égalité, si les femmes doivent se coltiner pilules, stérilets, pochettes, et maintenant un préservatif conçu pour elles, les hommes ont le petit condom qui réduit à 98% les risques de transmission de maladie ou évite que les coïts débouchent sur des grossesses.

https://www.youtube.com/watch?v=EBMaYLrl3mU

https://www.youtube.com/watch?v=fSOeeXGMWwg

https://www.youtube.com/watch?v=Pkfjh4z61Oc

L’ère ultramoderne est un hologramme. Vient le cas du porno de masse, où le jeu des acteurs, les intrigues ficelées, et les dialogues magistraux ( Bonjour, je suis le plombier qui vient réparer la machine à laver), valent pour chacun une dizaine de nominations aux Oscars. Il ne faut pas avoir fait Saint-Cyr pour comprendre que ce porno de masse joue un rôle clé dans l’abrutissement global. A la différence de l’Érotisme où l’Amour est l’essence des relations entre protagonistes, le porno fausse les choses en attribuant à la sexualité un aspect mécanico-bestial et applique inconsciemment l’une des techniques prisées d’Hitler qui consiste à réduire le vocabulaire de ses concitoyens afin de faire en sorte qu’ils ne réfléchissent point et de les contrôler (idée reprise par le consumérisme). Dans un film X les femmes sont toutes des (…) et elles disent Oui à tout. Pour l’Homme non plus l’image n’est pas très glorieuse.

Un cas marrant est celui des élus qui nous font part de leur moraline progressiste, qui sont prêt à se lancer dans des croisades pour défendre notre sol de la Burka et du Voile, qui hurlent à l’indignation lorsque il est fait état des disparités de salaires entre hommes et femmes. 27 % de femmes élues, en gros, ça situe la France au niveau Européen à la huitième place et au niveau mondial entre l’Afghanistan et la Tunisie.

http://www.lavoixdunord.fr/pour-elles/nombre-de-femmes-a-l-assemblee-nationale-la-france-ia2251b0n523825

3) Rape and Revenge

Préparez-vous, elles arrivent ! En colère, menaçantes, leurs crocs déjà maculés de sang.

Selon la philosophe Julia Kristeva, citant Hannah Arendt, l’opinion reste la vraie opposition à toute forme de violence. En disant son opinion un individu fait part de son désaccord à quelqu’un ayant estimé que la vie de son prochain est superflue. Mais Hannah Arendt c’est bien trop modéré pour nos revanchardes qui veulent Bouffer de l’homme.

Disons-le clairement nos féministes nationales sont de plus en plus attirées par l’idée de marquer le coup plutôt que de passer à la télévision et de promouvoir par-exemple des idées lacanoïdes telles que la Féminisation des mots  prisée par les Chiennes de Garde ( qui n’ont pas hésité à s’acharner sur Marcela Iacub). En outre, certaines sont de plus en plus séduites par les activistes Suédoises à côté desquelles leurs consœurs anglo-saxonnes passent pour des modérées. Très simple, imaginez un équivalent féminin du Bloc Identitaire ou de Riposte Laïque avec à sa tête des Caroline Fourrest désireuses de détruire tout ce qui s’apparente à la masculinité. Leurs raisonnements repose sur une interprétation talibane de la Gender Theory. C’est là la dérive, l’ennemi ne devient plus l’inégalité mais l’homme. La femme est la victime perpétuelle de l’Homme, ce vulgaire animal qui ne sait rien faire d’autre qu’obéir à ses pulsions sexuelles. Il faut combattre la Bête par tous les moyens. Il faut conserver sa suprématie sur l’animal à castrer impérativement. Quelques revendications du féminisme suédois misandre sont claires comme de l’eau de roche:

(Fifi Brindacier est leur icône)

– Séparation des sexes dans les transports en commun, mesure hygiénique pour contrer les charmeurs et les violeurs mis dans le même sac.

– Féminisation de l’enfant mâle dès son plus jeune âge ( ex: interdiction pour lui de pisser debout). Comprenez que si l’enfant en bas-âge éveille ses  » pulsions masculines » c’est foutu pour lui. Dans ce pays où la féssée est interdite, où des parents qui haussent le ton sur des enfants passent pour des criminels, où le taux de suicide des adolescents est le premier d’Europe ( derrière vient la France), où le pourcentage d’alcoolisme est considérablement élevé malgré les prix dispendieux des consommations, on ne peut pas vraiment dire que ce genre de mesure tombe pour le mieux.

http://www.anti-lobbyfeministe.com/tag/suede/

– Criminalisation systématique des clients qui ont recours aux services d’une prostituée. Pour rappel sur la question il y a trois types de positions. Abolitionniste (criminalisation des clients, des personnes prostituées, et des proxénètes), Prohibitionniste (interdiction de l’activité en elle-même), et Règlementariste (acceptation de la prostitution sous réserve de normes).

http://cybersolidaires.typepad.com/ameriques/2011/04/le-mauvais-exemple-du-feminisme-autoritaire-suedois.html

http://www.slate.fr/story/56183/hen-pronom-neutre-genre-suede

Une autre forme de féminisme déglingué ne laisse pas indifférent. Il est en provenance cette fois-ci d’Ukraine. Aux antipodes de son alter-ego suédois d’inspiration Klaniste, il s’agit pour lui de provoquer via des manifestations où les protagonistes sont entièrement dénudées. Le mouvement à l’origine de ces spectacles se nomme FEMEN. Fondé par Anna Hutsol, militante féministe et sociologue, FEMEN entend promouvoir le droit des Femmes, de la Démocratie, de la Liberté d’Expression et torpille à la fois le Racisme, le Tourisme Sexuel, la Pornographie, la Corruption, ou la Prostitution. Du Sextremism, ou du Porn Feminism. Le truc consiste à dire, via des prestations scéniques proches de celles des Pussy Riot, que mon corps m’appartient et j’en fais ce que je veux. De l’Art Contemporain si on veut, mais hélas à force de choquer on finit par dériver de l’Appel à la Conscience- la preuve demandez aux milliers de pervers qui s’en rincent l’œil.

https://www.youtube.com/watch?v=pCVt31_9Aak

https://www.youtube.com/watch?v=PKDJxOm2RfY

Et puis il faudrait leur dire au FEMEN que d’autres femmes comme Lil Kim jouait sur le même registre et n’ont pas vraiment fonctionné commercialement parlant.

https://www.youtube.com/watch?v=wOBRDYOLa3g

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9 commentaires

  1. Da Man dit :

    Le féminisme est une idéologie certes dominante de manière quasi indiscutable, même si ce mouvement a tendance à perdre son importance dans un contexte d’individualisme accru… La féminité a-t-elle été sacrifié sous l’autel du féminisme? On n’a pas assez de recul pour répondre…

    Problème d’avenir: l’égalitarisme féministe va-t-il aboutir à une remise en cause du droit à l’avortement?
    http://www.divergenc.es/content/quand-l%E2%80%99avortement-recule-face-%C3%A0-l%E2%80%99%C3%A9galit%C3%A9-des-sexes%E2%80%A6

    • Florian dit :

      Non, le féminisme a caricaturé et rendu inintéressant la féminité. Au lieu de combattre les injustices, il s’est axé sur une détestation stupide de l’homme.

      Par contre, permettez-moi d’être un peu critique sur le contenu de votre blog. La majorité des enfants ressentent le besoin de savoir qui sont leurs pères ou leurs mères, et d’un côté la loi que vous évoquez se comprend. Toutefois, ce n’est pas par une loi qu’on peut résoudre le problème. Bon, c’est quand même la femme qui porte son enfant dans son ventre pendant neuf mois. C’est à peine si aujourd’hui certains lui reconnaissent le droit de ne pas en vouloir. Que disait-on aux femmes, avant, lorsqu’elles étaient violées. Ah ben c’est le Seigneur Dieu qui veut que tu traverses une épreuve. Sauf que pour les enfants fruits de viol le risque de rejet est amplifié. Je ne dis pas non plus que l’avortement doit être systématique, que peut-être aussi il faut assumer les conséquences de ses actes ( mais dans ce cas-là aussi bien chez l’homme que chez la femme!)

      • Da Man dit :

        Pour ce qui est du féminisme, je pense qu’il y a un courant assez radical qui est la forme la plus dominante sur le plan médiatique – mais pas forcément chez les femmes – qui veut faire disparaître la féminité, associée à un trait culturel de dominé, et la lutte pour l’égalité devient une lutte pour l’uniformisation des genres. Ce qui ne signifie pas que la lutte pour l’égalité de droits et les progrès de la condition féminine soient disqualifies, soyons clair. Il aurait été souhaitable que dans votre article, cet aspect soit clairement mis en évidence.

        Pour ce qui est de l’avortement, je maintiens qu’il n’est pas normal qu’une femme puisse décider de garder un enfant par une décision unilatérale et une homme ne peut faire pareil. L’homme se retrouve ainsi père sans le vouloir! Est-ce cela l’égalité?

  2. Morpheus dit :

    Cher Florian, une chose est sûre, nous ne voyons pas la question par la même grille de lecture 😉

    Tout d’abord, je trouve intéressant que l’essentiel de l’article prend comme référence l’une ou l’autre des trois religions monothéistes, en prenant de ci de là quelques passages de leurs mythes pour illustrer un prétendu égalitarisme hommes-femmes.

    Tous ceux et celles qui se sont penché sur ne fut-ce que sur l’un des trois livres de base du monothéisme (Thora, Ancien Testament, Coran) savent que l’on peut tirer de ces compilations de textes tout et son contraire, et de ce fait illustrer aussi bien une thèse défendant la femme, qu’une autre la soumettant à l’ordre des mâles.

    L’exercice, aujourd’hui éculé, n’est donc en aucune façon intellectuellement probant, et ne démontre rien, sinon peut-être que d’une époque à une autre, d’une région à une autre, d’une culture à une autre, d’un auteur à un autre, d’un exégète à un autre, les hommes se sont toujours demandé comment traiter leurs femmes, certains estimant être en droit de les soumettre (par la volonté de Dieu), d’autres considérant leur devoir tout de même quelques égards. Mais dans tous les cas, persuadés – tous – devoir décider de leur sort.

    Je ne sache pas qu’aucune femme n’ai écrit quoi que ce soit de ces textes, n’ai écrit une seule ligne de loi, n’ai participé à un gouvernement ou prononcé la justice : dans toutes circonstance, en tout lieu dominé par la théologie monothéiste, la femme fut exclue de la politique et de la magistrature.

    Soyons cependant juste : ce qui est vrai des zones et des époques dominées par le monothéisme l’est également de bon nombre de zones et d’époques d’influences païennes, et notamment, il est intéressant de le noter : la démocratie athénienne des Ve et IVe siècle avant JC …

    Cela démontre sans l’ombre d’un doute la domination évidente de l’homme sur la femme en (presque) tout lieu du globe, et en (presque) toute époque dite « civilisée », pendant plusieurs milliers d’années. L’évidence que les civilisations furent (presque) toutes le fruit d’un ordre phallocratique est faite : l’homme commande, la femme se soumet.

    Quoi d’étonnant, dès lors, que certaines s’emparent, de nos jours, d’un début d’émancipation, d’une faille dans le tissus idéologique dominant, d’une lueur de liberté, et expriment cette liberté sous forme extravagante et en apparence disproportionnée, exagérée, excessive ?

    Pour comprendre cela, il faut observer le tableau dans son ensemble, et y voir l’expression d’une bouilloire dont le couvercle est trop longtemps resté fermé, et dont la pression, lorsqu’on le soulève, s’échappe à gros jets de vapeur brûlante.

    Un peu comme le sale gamin – l’adolescent que vous et moi avons été un temps -, lorsque nous-mêmes avons décidé de prendre notre autonomie et nous sommes donné nos propres lois, indépendamment des règles parentales. L’excès est la caractéristique normale de l’adolescence, et le féminisme d’aujourd’hui, considérant l’échelle de temps de la civilisation, n’en est qu’à ses premiers « ébats ».

    La réalité est que l’égalité – du moins l’équité entre hommes et femmes – est loin, très loin d’être acquise, très loin d’être d’actualité, et très loin d’être la caractéristique de notre civilisation, toujours très fortement phallocrate, et même misogyne.

    La meilleure preuve est l’attitude des femmes en politique, dans les pays qui ont accepté leur présence dans les arcanes du pouvoir : elles se comportent comme des hommes, et sont souvent même pires qu’eux, devant en faire toujours plus pour prouver qu’elles sont bien intégrées dans … un monde d’hommes avec des lois d’hommes !

    Cordialement,
    Morpheus

    • Florian dit :

      Morpheus,

      Il y a eu des sociétés où les femmes ont régné. Je pense que même dans les sociétés phallocrates, certaines femmes de pouvoir étaient cent fois plus craintes que les brutes épaisses de soldats.

      Mon article est provocateur, mais entendons-nous bien que les injustices qui leur sont faîtes me touchent comme n’importe quel être humain. Nous savons vous comme moi que les comportements machistes sont dus au fait que notre niveau de testostérone est plus élevé que le leur, ce qui ne prouve en rien la prétendue supériorité du genre masculin sur le féminin. Le problème que j’invoque est que ce qui part d’un combat noble vire soit au mieux à la gaminerie extravagante ( Femen) ou à la misandrie suprématiste ( féministes suèdoises). C’est une critique.

      J’avoue être un peu masculiniste sur les bords, c’est-à-dire dans l’affirmation de ma masculinité. Par exemple, on pourrait aussi parler des Hommes battus, qui certes sont moins nombreux que leur alter égos féminins, mais ça suggère quand même que les violences conjugales ne sont pas toujours le fait d’un seul et même sexe.

      Les Femmes sont des Hommes comme les autres! ( citation intelligente d’une féministe américaine à propos du questionnement journalistique tournant autour des méfaits de Lydie England).

  3. Lisandro Dias dit :

    « Le Christianisme n’a pas empêché une Catherine de Médicis, une Catherine II de Russie, ou une Isabelle d’Espagne a pouvoir régner. Dures, œuvrant de machiavélisme, elles se sont parfois comportées encore pire que les hommes. »

    Certes ! Pour prendre cet exemple, n’oublions pas que Catherine de Médicis n’a régné que 3 ans en tant que régente en attendant la majorité royale de Charles IX, ce qui change tout !
    En France uniquement, la loi salique interdit aux femmes de monter sur le trône.
    Et comme tu dois peu-être le savoir, le gallicanisme français offre une certaine indépendance vis à vis de l’église à partir de la fin du Moyen Age, je dirais vers le XVeme siècle.

    Deuxièmement, tu fais référence – ou plutôt tu sous-entend – au rôle qu’aurait eu Catherine de Médicis dans les massacres des guerres de religion et notamment lors de la Saint-Barthélemy non?
    Sache que ce n’est pas si évident que ça. Les historiens ont beaucoup de mal à se mettre d’accord sur ce point. Certains pensent qu’elle est l’investigatrice de ce massacre, d’autres qu’elle n’y serait absolument pour rien !

    Je voulais juste apporter quelques précision historique, à part ça ton article est remarquable 🙂

    Quelques mots à propos de ce que tu dis sur le porno : Il formate -le porno additionné à de multiples autres vecteurs, comme les clips -shits- musicaux entre autre – la femme à devenir une consommatrice forcenée, impulsive, et la pousse à céder, charnellement, facilement aux hommes en lui faisant croire que c’est comme ça qu’elle obtiendra son amour et son respect. Or c’est tout l’inverse qui se produit et ça les femmes ont du mal à l’identifier ! Demander à n’importe quel mec ce qu’il pense de ce genre de nana. Il vous répondra que c’est une sal**e
    Dommage que tu n’ai pas parlé du nouveau rôle de la femme dans le travail, ça aurait pu être très enrichissant, mais difficile de t’en vouloir quand on voit le boulot que tu as fait 😉

    Chapeau bas !

    • Florian dit :

      Merci,

      Juste quelques points. D’abord je ne faisais pas forcément mention des massacres de la St Barthélémy, même si aujourd’hui faut reconnaître que les torts ne sont pas aussi définis qu’on voudrait nous le faire penser.

      Rectification: mon propos sur le porno de masse ( que je différencie de l’érotisme, ou du porno sadien qui lui est élitiste) faisait le constat qu’il se basait sur des standards machistes et diffuse une image erronée de la femme.

      Ensuite, sur le travail de la femme j’ai sans doute oublié de faire état des disparités salariales ( qui ne se justifient en rien). Je l’avoue.

  4. Annie dit :

    Je ne pense pas que considérer les hommes comme des ennemis soit une solution. Il faut faire valoir ses droits et ses points de vues sans tenir des compte des machos et vivre avec et non pas contre les hommes. Ne fait pas à autrui ce que tu ne voudrait pas qu’on te fit, pour une fois j’adhère sans restriction à un principe religieux.

    • Florian dit :

      Tout le monde n’est pas aussi sage que vous. C’est simple dans toutes les causes vous entendrez des militant(e)s dire  » On n’est pas allé assez loin, il faut marquer le coup » et à force ils ou elles s’enfoncent dans l’excès. Talleyrand disait:  » Tout ce qui est excessif est insignifiant ». Nous vivons une époque excessive.

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