Une délégation de la honte à Washington (ISM)

La Ligue arabe était déjà un modèle d’impuissance. Elle atteint désormais, sous la domination des monarchies du Golfe, des niveaux inégalés « d’aplaventrisme » aux Américains. Une délégation de ministres des Affaires arabes conduite par le Premier ministre du Qatar, Hamad ben Jassem al-Thani, est allée à Washington rencontrer le secrétaire d’Etat US, John Kerry, dans le but proclamé de faire bouger le « processus de paix ».

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le Premier ministre du Qatar Cheikh Hamad bin Jassim al Thani (au centre), en compagnie de responsables des principaux pays arabes du Proche-Orient et de la Ligue arabe, à l’issue d’une réunion lundi 29 avril à Washington. (Photo/REUTERS/Jason Reed (c) Reuters)

Officiellement, la Ligue arabe s’en tenait au plan de paix proposé au sommet de Beyrouth en 2002. C’était une offre de paix et de reconnaissance en bonne et due forme contre un retour aux lignes d’avant juin 1967. Or, au nom de la nécessité de « faire bouger » un processus qui n’existe pas, les ministres arabes en « délégation de la honte » à Washington ont transigé en acceptant l’idée d’un « échange de territoires ». Formellement, c’est un échange « égal », dans la réalité, c’est une acceptation de la « réalité » de la colonisation qui a déjà transformé le territoire, présumé revenir aux Palestiniens, en petits bantoustans encerclés et déliés les uns des autres. C’est un scandale. La concession est si « fondamentale » qu’elle a soutirée un soupir de plaisir au secrétaire d’Etat américain, John Kerry, qui a parlé d’un « très grand pas en avant ». Ce n’est pas une « inflexion », comme aiment à le rapporter les agences de presse occidentale, c’est un abandon, un largage !

 

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