La « démocratie » vue par le Parlement Européen : entretien avec Jean-Bernard Simian

Peut être que, comme des milliers de français, vous avez reçu l’an dernier un message sur votre messagerie vous annonçant que « pour une fois », l’Union Européenne vous demandait votre avis et lançait une consultation intitulée : « De l’agriculteur au consommateur, quelle politique agricole et alimentaire commune ? ».

Près de 40 000 citoyens français concernés par la condition paysanne, la santé des sols et leur propre santé ont alors répondu, mais bien peu de gens savent ce qu’était réellement ce questionnaire, et surtout ce à quoi il a abouti.

Un citoyen français, Jean-Bernard Simian, ne s’est alors pas contenté de considérer superficiellement ce document et d’y répondre en choisissant naïvement de croire que l’UE s’intéressait en vérité au point de vue des citoyens des pays enchaînés dans cette construction politique.

Outré par la formulation même du questionnaire, il a choisit d’approfondir le sujet, et son acharnement citoyen exemplaire a révélé la place faite aux citoyens au sein de l’Union Européenne, dans la prise de décisions impliquant l’avenir de nos sociétés et du Vivant.

Cette affaire édifiante n’a malheureusement pas eu la couverture médiatique qu’elle mérite (elle fut publiée brièvement sur Agoravox) ; l’Agora du Parlement de l’UE continue à gaspiller l’argent de nos populations soumises à l’austérité, et ce afin de parer la dictature européiste d’un faux nez de démocratie participative.

C’est la raison pour laquelle, le Cercle des Volontaire à été interroger Jean Bernard Simian, afin qu’il nous présente ce que sa veille de conscience a permit de dévoiler au sujet de la place laissée aux citoyens des pays d’Europe dans la prise de décision politique.

Afin de bien comprendre ce que cette affaire révèle, il est indispensable, en plus de l’entretien de Jean-Bernard Simian, de prendre connaissance des documents suivants :

Advertance.eu
Transcription intégrale de la conversation téléphonique du 8 octobre 2012 entre Dimitri Lemaire et Jean-Bernard Simian

European Parliament / Agora
A Citizens’ Agora to combat youth unemployment

Agoravox.fr
Questionnaires sur la PAC, les OGM et l’Agriculture biologique : « les frites participatives de Bruxelles sont réchauffées à l’huile d’arnaque ! »

Lionel Périchon

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6 commentaires

  1. lionel dit :

    Lire la transcription de la conversation téléphonique jusqu’au bout est essentiel. Si Monsieur Asselineau prend connaissance de cet entretien il en sera ravit.

  2. sam enerv dit :

    vous pourriez acheter un deuxieme micro…

  3. lionel dit :

    Sam’irait!

    Sinon’Sam, un commentaire sur le fond?

  4. cyril dit :

    intéressant,mais on sait déjà tout ça. de plus,pas franchement judicieux de faire parler quelqu’un qui aime bien un physicien atypique comme petit et un politicien anti UE comme asselineau,car même si je les aime bien,ce n’est pas le cas de tout le monde et des mauvaises langues pourraient dire que l’interviewer a été choisi et que l’entretien est orienté. un type plus neutre n’aurait pu avoir que plus d’effet sur des gens pas encore informés des mœurs bruxelloises. pour finir @sam,si ça t’emmerde qu’il n’y ait qu’un micro et qu’il fasse des allés retour,personne ne t’empêche d’en acheter un et de l’envoyer au cercle,je suis sur qu’ils te remercieraient. 😉

  5. lionel dit :

    Cyril,

    Donc, si j’ai bien compris, il ne faudrait interroger que des personnes « neutres » (pouvez vous m’expliquer ce qu’est une personne neutre?) et n’appréciant que des scientifiques dans la norme ainsi que des politiciens pro UE.

    Il se trouve que se sont les personnes qui ont déjà acquis un esprit critique, avec une méthodologie d’analyse intellectuelle sérieuse( comme JJP ou FA), qui peuvent, comme l’a fait JB Simian, ne pas se contenter de regarder vaguement un questionnaire reçut sur leur boite à courrielsmais l’analyser et s’impliquer vis à vis de leurs auteurs. Il s’agit d’une démarche citoyenne active que nous souhaiterions tous voir plus souvent.

    D’ailleurs, Jacques Testar de Science Citoyenne (un scientifique « normal ») ne s’y était pas trompé et avait relayé l’information. Il souhaite d’ailleurs continuer à le faire.

    Quand aux mauvaises langues… Si vous pensez pouvoir les rendre bonnes, bon courage.

    Respect

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