D’après le FBI, la moitié des américains sont des terroristes potentiels

Dans le cadre du programme « Communities Against Terrorism » (Communautés contre le terrorisme, NdT), le Ministère américain de la Justice a publié une note invitant les services de police locaux à considérer comme terroriste toute personne qui verrait une« théorie du complot » derrière les événements du 11 septembre 2001.

Les sceptiques de la version officielle s’ajoutent ainsi aux autres cibles potentielles décrites par les services d’ordre américains : les adeptes des « philosophies libertaires », de « l’autarcie », les partisans « du deuxième Amendement », ceux qui « craignent Big Brother ou le Big government », ou encore les auteurs de « déclarations portant sur les droits fondamentaux et libertés civiques ».

Un sondage récent mené à l’échelle nationale indique que 48% des Américains doutent de la version officielle, voire n’y croient pas du tout.

Intitulée « Potential Indicators of Terrorist Activities Related to Sleepers » (Indicateurs d’activité terroriste potentielle liée aux cellules dormantes, NdT), cette note du FBI invite également à suspecter quiconque revendique des opinions propres à alimenter les « Théories du complot contre les occidentaux », par exemple par des déclarations du type : « Le 11 septembre est un coup monté par la CIA pour justifier l’invasion de pays étrangers (sic) ».

Extrait de la circulaire « Potential Indicators of Terrorist Activities Related to Sleepers », publiée par le FBI à l’attention des polices locales
(Cliquez pour agrandir)

Traduction de la circulaire ci-dessus :

Comment reconnaître un comportement suspect ?
Les informations suivantes donnent une liste de caractéristiques propres aux « cellules dormantes », autrement dit aux personnes potentiellement impliquées dans des activités terroristes ou qui déguisent lesdites activités ou projets par des tentatives de socialisation.

Comment identifier des membres de cellules dormantes ?
. ils proviennent de pays dans lesquels où sévissent des groupes islamiques violents ;
. ils s’absentent longtemps et à des fins d’éducation religieuse, de bienfaisance ou de pèlerinage ;
. ils voyagent dans des pays où règne un Islam brutal ;
. ils achètent des produits chimiques ou du matériel à double emploi ;
. ils explorent les bases militaires, les bâtiments gouvernementaux et autres cibles potentielles.

Indicateurs de comportement potentiellement dangereux :
. soutien à des groupes islamistes militants ;
. justification de la violence contre les Américains au motif que ces derniers sont la source du problème ;
. haine de l’Occident pour diverses raisons variant de problèmes personnels à la politique américaine globale ;
. adhésion à des théories décrivant un complot contre l’Occident (par exemple, en attribuant à la CIA les attentats du 11 septembre dans le but de justifier l’invasion ultérieure de pays étrangers).

Dans le jargon du FBI, les « cellules dormantes » sont des groupes terroristes qui n’attendent plus qu’un ordre pour passer à l’acte.

En 1998, le secret fut levé sur un rapport du Pentagone révélant qu’en 1962, le Joint Chiefs of Staff (Comité des chefs d’États-majors interarmées, NdT) avait approuvé un projet d’attaques et d’assassinats de citoyens américains pour « justifier l’intervention militaire américaine à Cuba ». Voici la page de couverture de ce plan connu sous le nom de code « Operation Northwoods » :

Page de couverture de la note secrète « Operation Northwoods », aujourd’hui déclassifiée

Traduction de la note ci-dessus

Mémorandum à l’attention du secrétaire de la Défense

Objet : justification de l’intervention militaire américaine à Cuba

1. Le JCS a étudié le mémorandum en annexe adressé au Directeur des opérations du projet Cuba. Celui-ci répond à une requête de ce département visant à obtenir une description brève mais précise de prétextes pouvant justifier une intervention militaire américaine à Cuba.

2. Le Comité suggère de communiquer ce mémorandum en tant que proposition préliminaire pouvant déboucher sur un plan. Nous supposons que des propositions similaires émanant d’autres organismes vont suivre. Elles serviront de base à un plan chronologique. Chaque projet individuel sera étudié au cas par cas.

Le projet était signé par le général Lyman Lemnitzer, alors président du Comité. Il fut rejeté par le président John F. Kennedy, qui rétrograda l’officier.

Selon un sondage de la société YouGov, 38% des Américains doutent de la version officielle du 11 septembre, 10% n’y croient pas du tout et 12% se disent incertains.

La note du FBI émise par le « Bureau of Justice Assistance » (bureau d’assistance du ministère de la Justice, NdT), une division du ministère américain de la Justice, est notamment visible sur le site des services de police de la ville de Columbus, Ohio. On peut également en trouver une copie sur le site de l’organisme de défense des citoyens PublicIntelligence.net. Un autre indicateur potentiel serait la « Justification de la violence perpétrée à l’encontre des Américains au motif que ces derniers sont la source du problème ».

Il s’agit ici d’une référence évidente au principe du boomerang selon lequel les erreurs prétendument commises au nom de la politique étrangère américaine – parmi elles l’invasion de l’Irak – sont la véritable cause du terrorisme.

Le document évoque encore la « haine à l’égard de la politique globale américaine ».

Parmi les sceptiques avoués, on compte de nombreux officiers de l’armée, des agents des forces de l’ordre, des pompiers et des pilotes, et tout ce petit monde se regroupe en associations diverses. Ainsi, le major général Albert Stubblebine déclarait : « Les tours ne se sont pas effondrées à cause des avions qui les ont percutées. Elles sont tombées parce qu’on les a fait exploser de l’intérieur. J’appelle ça de la démolition ».

Dernièrement, l’ancien présentateur du journal de la chaîne Fox News, Ben Swann, a lui aussi remis en question la thèse officielle.

Le 11 septembre dernier, un groupe emmené par des familles de victimes et composé de citoyens, architectes et ingénieurs, a lancé une campagne publicitaire internationale remettant en question la version officielle des événements. Cette campagne repose sur une série d’affiches et de panneaux visibles dans le monde entier, et sur lesquels on peut lire la question suivante : « Saviez-vous qu’une troisième tour s’était effondrée le 11 septembre ? »

Panneau Rethink911.org à Dallas

Alors que la version officielle est activement débattue sur la Toile, les principaux médias font la sourde oreille, même si on relève que le magazine Time a évoqué la campagne parrainée par le groupe 2,000 Architects and Engineers for 9/1 Truth.

Blogueurs et citoyens réfutent depuis longtemps les explications officielles, et affirment au contraire que les trois tours ont été détruites sciemment. La note du FBI expose encore des théories selon lesquelles les événements du 11 septembre ont été le fait d’une faction clandestine relativement réduite, mais idéalement placée au sein du gouvernement, et ont servi à « justifier les invasions de pays étrangers », notamment l’Irak et le Moyen-Orient. En 2005, le général Wesley Clark, ancien candidat à la présidentielle, déclarait d’ailleurs avoir reçu d’un haut responsable de l’administration Bush, une copie d’un document révélant les projets de quelques bellicistes du Pentagone qui prévoyaient d’attaquer « sept pays en cinq ans », à commencer par l’Irak.

D’autres services furent critiqués pour avoir établi à la hâte une liste d’indicateurs qui diabolisèrent simultanément des activités protégées par la Constitution. En 2011, James Wesley Rawles, -18 ans de service dans les forces de l’ordre – affirmait que le ministère américain de l’Intérieur était notamment formé à reconnaître un terroriste potentiel chez le « philosophe libertaire », le « partisan du deuxième Amendement », la personne manifestant de l’intérêt pour « l’autarcie (accumulation de réserves de nourriture, de munitions, d’outils manuels, de fournitures médicales) », chez celle qui « craint l’effondrement économique » ou l’avènement d’un « Big Brother ou d’un Big government », ainsi que chez l’auteur de « déclarations portant sur les droits fondamentaux et libertés civiques ». Depuis le passage de l’ouragan Katrina, les spécialistes en entreposage de nourriture et ainsi que les commerçants enregistrent un regain d’activité et d’intérêt extraordinaires pour la constitution à long terme de réserves d’eau et de nourriture impérissable.

En 2009, le département de l’intérieur choqua l’opinion publique par la publication d’un rapport taxant les anciens d’Irak de terroristes potentiels. Le tollé fut tel que John Boehner, le président de la Chambre des représentants, se vit contraint de condamner cette « insulte ». L’année dernière, le site NetworkWorld.com recensait encore une série de circulaires émanant du BJA qui évoquaient à nouveau les « Communities Against Terrorism ».

Auteur : Ralph Lopez
Source : DigitalJournal
Traduction : Olivier Porignaux, pour le Cercle des Volontaires

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1 commentaire

  1. Lars dit :

    Voilà pourquoi il y a 600 camps de concentration dans le pays. Pour emprisonner et assassiner les dissidents.

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