Laisser le pétrole dans le sol : la lutte pour Yasuni se poursuit (AlterEchos)

Âprement promue et discutée, y compris en France, l’initiative Yasuni est toujours portée par les organisations écologistes et indigènes qui en furent à l’origine, n’acceptant pas que le président équatorien ait annoncé vouloir y mettre fin. Mobilisées comme jamais, elles multiplient les actions de résistance et tentent de rassembler 600 000 signatures pour imposer un référendum d’initiative populaire. Alter-Echos revient sur l’histoire d’une proposition hors-norme et sur l’actualité des luttes en cours en Equateur.

Le 15 août 2013, le président équatorien, Rafael Correa, signait un décret annonçant mettre fin à ce qui était sans doute l’initiative écologique la plus originale de ces dernières années : laisser le pétrole du parc Yasuni dans le sol. Interdite par la nouvelle Constitution équatorienne de 2008, l’extraction des ressources non renouvelables dans une zone protégée comme le parc national Yasuni a été rendue possible par le Parlement qui l’a décrétée (1) « d’intérêt national » le 3 octobre dernier, levant ainsi le blocage constitutionnel.

Portée par la société civile comme alternative à l’exploitation pétrolière

La proposition visant à laisser le pétrole du parc Yasuni dans le sol a surgi des luttes et résistances des populations indigènes et non-indigènes, comme une alternative concrète aux désastres causés par l’exploitation pétrolière en Amazonie (2) depuis les années 1960. Il y a plus d’une dizaine d’années, des organisations écologistes et indigènes ont fait connaître internationalement leur exigence d’un moratoire général sur toute nouvelle exploitation pétrolière dans la zone centre sud de l’Amazonie équatorienne. Bien que ce soit un parc national classé par l’UNESCO en 1989, d’une superficie totale de 9823 kilomètres carrés, du pétrole est déjà exploité dans plusieurs zones (voir croquis (3)). Seule une poignée de gardes forestiers sillonnent le parc, dont la survie doit plus à sa difficulté d’accès et aux luttes indigènes qu’aux velléités de protection des gouvernements équatoriens successifs.

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A propos de l'auteur :

Je suis Webmaster depuis 1998, et producteur de musique reggae (Black Marianne Riddim). Je suis un grand curieux, je m’intéresse à beaucoup de sujets (politique, géopolitique, histoire des religions, origines de nos civilisations, …), ce qui m’amène à être plutôt inquiet vis-à-vis du Choc des Civilisations que nos dirigeants tentent de nous imposer.

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