Appelez ça coloscopie, tarte à la crème, soupe d’asperges, mais ne l’appelez pas intervention humanitaire !

Quelle nouvelle entourloupe nous prépare Washington en décidant d’abandonner le projet d’évincer Bachar Al-Assad et de faire copain copain avec l’Iran ? Que peut-on espérer d’une nation qui, depuis la livraison de dégénérés européens par le Myflower en 1620, friands de pêche aux esclaves et de viandes rouges, a envahi plus de 70 pays (dont plus 50 pays depuis 1945), causant la mort direct ou suite aux conséquences de ses actions militaires de 82 millions d’individus jusqu’en 2005 (1) ; un bled qui a assujetti sous son contrôle plus de 191 gouvernements membres de l’antre maçonnique des Nations Unies ; dont l’économie repose sur l’industrie de l’armement et ses dérivés, armées et milices privées, fomentateur de génocides en tout genre pour justifier des guerres ; toujours friand de conquêtes jamais assouvies, et, est elle même soumise aux volontés sans appel du Lobby sioniste américain (2), ne peut être que funeste. Partant de ce postulat, si vous ne croyez pas que les futés du gland qui dirigent cette république de banane sont un contre sens au bon sens, des pudibonds une main sur la détente du bombardier atomique et l’autre pour se signer, des garants du bonheur, du bien-être et de la liberté de chacun de ses patrons, est que … mais non ! Mais non ! Ça ne se peut pas ! Et pourtant, regardons un peu ce qui s’est passé ! Leurs actions ! Leurs argumentations !

John Kerry, après sa boutade du 9 septembre à Londres, rattrapé habilement par le ministre des Affaires étrangères russes, Sergey Lavrov, sur le démantèlement des armes chimiques syriennes qui a fait chuter le soufflet de la rayer de la carte, a déclaré : «Bien sûr, il pourrait remettre chaque élément de son arsenal chimique à la communauté internationale dans la semaine à venir – le remettre, tout cela sans retard et autoriser une vérification totale, mais il n’en a pas l’intention et c’est impossible à faire ». Il a repassé le plat ce 20 novembre 2013 lors de la 28ème session du conseil consultatif pour la sécurité outremer en déclarant : « Ce vendeur de fruits de Tunis, qui s’est immolé et a commencé une révolution – il n’y avait pas de religion, rien, pas d’extrémisme et ni d’idéologie derrière lui -. Et il s’est fait gifler par un agent de police, il était fatigué de la corruption, et il voulait une occasion de mener sa vie en vendant ses marchandises. Et ces enfants de la place Tahrir, ils n’étaient pas motivés par une religion, ni une idéologie. Ils étaient motivés par ce qu’ils avaient vu dans ce monde interconnecté, et ils voulaient leur part d’occasion et la chance de recevoir une éducation, d’avoir un emploi, d’avoir un avenir, et ne pas avoir un gouvernement corrompu qui les en prive et pire. Et ils ont tweeté leurs idées et se sont parlé l’un à l’autre, et c’est ce qui a conduit cette révolution. Et puis, elle a été volée par l’entité la plus organisée du pays, c’est-à-dire les Frères musulmans ». Que doit on comprendre ? Que les amerloques se démarquent  des frères musulmans ?  Les frères musulmans : la création anglo-saxonne (3) la plus funeste !? Autant croire au Père Noël !

Et miracle, ce 24 novembre, John et Mohammad Javad Zarif (ministre des affaires étrangères iraniennes) se la topent sous le regard ému de la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Chine et la Russie.

Certes, on ne peut pas prendre John Kerry pour Einstein, qu’à Dieu ne plaise, ni pour un #*X§㉿, ce qui serait offenser les #*X§㉿, n’empêche que ces deux déclarations du secrétaire d’État US, sont une double baffe à l’Arabie saoudite. Ce bras d’honneur ricain marque-t-il une rupture entre Washington et Riad, cul et chemise depuis plus de cinquante ans ? Que nenni. Ne me demandez pas qui des deux est la chemise. Ce qui est certain ; les États-Unis inaugurent une nouvelle voie pour commettre leurs crimes en formant avec ses vassaux occidentaux l’internationale barbare, bien imbriquée, bien inflexible, sauvagement humanitaire, racleuse d’humanité, toujours en conquête, jamais repue, toujours à l’affût…

Jamais les Américains n’ont eu l’intention d’attaquer l’Iran. Ce fut un effronté mensonge, un credo pour #*X§㉿ terrorisé qu’est l’opinion publique. Cette mascarade du nucléaire iranien n’avait pour cause que d’éradiquer le monde arabe, dont la Syrie et le Hezbollah sont les derniers bastions à araser. L’Algérie ne perd rien pour attendre. Le Sayanim BHL qui se soucie de la France comme de sa première branlette a dit qu’il souhaite voir la liberté se concrétiser en Algérie où il a beaucoup d’amis. « Le régime de Bouteflika empêche la liberté d’expression » rajoutait-il. Parce qu’en France, dénoncer les crimes d’Israël est permis…

De son côté l’Arabie saoudite est furax, mais n’est pas en reste, le Pakistan non plus, Israël aboie et la France trépigne. Ils s’agitent comme un pou dans la culotte de Lady Gaga lorsqu’elle en a une, et tous, de concert (sans lien avec ceux de Lady Gaga) poursuivent en sourdine (4) leur agression contre la Syrie grâce aux djihadistes venus des bourrelets d’infections que sont les banlieues de Paris, de Bruxelles et d’ailleurs, à l’appel des prédicateurs wahhabites, qui soit dit en passant sont les descendants directs des juifs de khaibar (5), pour bâtir la Oumma islamia de #*X§㉿ et libérer la Palestine. Ça paraît burlesque, mais ne riez pas ! À chacun sa folie des grandeurs. Jadis l’Occident chrétien christianisait les peuples barbares, aujourd’hui les barbares islamisent le Moyen-Orient à coup de sabre et demain lorsque l’humanité se sera disloquée d’humanitaire, Israël raflera la mise ! Et vogue la galère !

Je m’égare. Revenons aux djihadistes.

Ce n’est qu’une vieille recette éprouvée. Il n’y a qu’à se remémorer les Contras nicaraguayens si chéris et adulés par Ronald Reagan. Sans parler du Salvador, de la Colombie, du Guatemala qu’ils voulaient palestiniser. Bref, la liste est longue. C’est de l’histoire ancienne me direz-vous.

Mais le printemps arabe qui a tout l’air d’un hiver infernal, c’est de l’histoire récente, bien que ses origines remontent à l’époque où le Pakistan, l’Arabie saoudite et la CIA soutenaient les rebelles afghans contre l’armée soviétique en Afghanistan :  un pari lancé et gagné par Zbigniew Brzezinsky et son pote Samuel Huntington plus soucieux de contrôler les richesses pétrolifères de la mer Caspienne, et diaboliser les peuples de la région et ses environs, que de laisser un pays basculer dans le communisme dont ils n’avaient rien à craindre. Cette manœuvre eut deux conséquences (6). La première, réorienter le militarisme de Washington durement éprouvée par la débâcle du Viêt Nam ; la deuxième,  faire sortir le génie de la lampe ; les musulmans agités qui serviront de terreau à Al Qaeda. Cette dernière réalisera le vœu  de S. Huntington en perpétrant en toute quiétude ce tristement célèbre 9/11, provoquant une crise cataclysmique et imposant au peuple américain les sacrifices nécessaires afin de permettre au gouvernement (américain) de faire face aux problèmes de politique étrangère (7). Le 9/11 ; la sinistre farce la plus dégueulasse de ce début de siècle.

Après l’Irak, l’Égypte, la Tunisie et la Libye, au tour de la Syrie. Un conseil ; si vous avez un placement à faire, oubliez la Syrie. Vous risquerez une déconvenue, car ce n’est pas fini.

Lâchée, pour les besoins du scénario, par le grand frère américain, l’Arabie saoudite forme une armée de 40 à 50 000 hommes d’idéologie sunnite déterminée à en découdre avec les impies alaouites, druzes, chrétiens et tous ceux qui ne considèrent pas le Prophète comme le seul envoyé d’Allah. Bien sûr, les Saoudiens ne sont pas seuls et peuvent compter sur les copains d’abord ; le Pakistan, la Jordanie, Israël, les Émirats arabes unis et… oui surtout la France ! La France, pays des droits de l’homme. C’est quoi ce vocable ? Une expression pour réunion mondaine ? Une entourloupe dans la foire du monde ? Ou une Bernardhenrileviskie fantastique. Ah la France ! Hétaïre de petite vertu depuis Napoléon, qui l’a complètement perdu par l’affaire Dreyfus et brade ses reliquats au plus offrant ; la racaille wahhabito-sioniste. Souvenez-vous de Sarko qui pipait Kadhafi pour empocher l’oseille de sa campagne. Quelle ignoble évolution dans la chiasse ! Quelle honte ! Bon, les Arabes sont des #*X§㉿, bien qu’ils ne le soient ni plus ni moins que les autres ; je suis bien placé pour le dire. Mais la France ? Il n’y a rien de plus humainement odieux, de plus humiliant que de regarder l’élite politique française dite lettrée (ne riez pas) à l’hypocrisie puante et servile, dépiauter les droits de l’homme. Regardez-les avec leur brosse à reluire, à se jeter à genoux, sans craindre s’user le pantalon, éperdus de reconnaissance d’être considérés dans la cour des grands, pleine d’entrains humanitaires, de justice, à se bousculer au portillon, mignards qui contorsionnent du cul surbouché de frivolité piquante devant leurs maîtres. C’en est chialant. Les voir si pitoyable, avec leurs hochets, dignités, morales, présidences, humanismes, décorations, me fend le cœur un peu plus chaque jour. J’en ai l’âme qui se lézarde de ce trop-plein d’ingénuité. Pourquoi ils ne s’achètent pas des ballons au lieu de guigner les sauveurs en suçant des bites circoncises ? Un bilboquet, ça leur ferait du bien ! Pendant ce temps des gens comme vous et moi qui ne demandent qu’à vivre, sont décapités et bouffés par les mercenaires du monde civilisé ; Djihad Inc., pour instaurer le règne de la justice de Dieu, d’Allah, de Yahvé, et du Marché. Voilà où nous en sommes ; une civilisation rabougrie, imbécile de technologies qui comprend tout : la patrie, la vertu, Dieu, la justice, l’holocauste, les droits de l’homme, la malice du crime abjecte, mon #*X§㉿, et les finesses d’un forfait élégamment présenté.

Bien sûr, tout ça n’empêche personne de terminer sa tasse de café. Nous admettons moins facilement la raison que la fable. C’est humain, hélas.

M’est avis que l’avenir ne sera pas très présentable. Le facteur humain commandé par l’intérêt, étant une inconnue pleine de surprises et de rebondissements, nous sommes en droit de nous interroger ; que fera le Pakistan déjà empêtré avec l’Inde, l’Afghanistan et ses relations avec son voisin iranien qu’elle a intérêt à maintenir au beau fixe, si l’armée syrienne a l’outrecuidance de tenir le coup ?

Et la Jordanie, envahie de cohortes barbares qui guignent la couronne du roitelet qui n’en a plus pour longtemps, car pour s’étendre du Nil à l’Euphrate, il n’est pas question de pont sur la Jordanie. Et puis les Hachémites sont les seuls survivants du massacre des populations de Médine et de la Mecque par les wahhabites alliés des Britanniques, au XVIIIème siècle ?

Les Israéliens, ces éternelles victimes, démocrates à faire pâlir Platon de jalousie, qui ne demandent qu’à vivre en paix poursuivent leurs déprédations contre les palestiniens qu’ils veulent mordicus exterminer ! La table est mise ! Ils peuvent attaquer en toute impunité bombarder le pays de leur choix, sous prétexte d’avoir souffert, que ses voisins arabes représentent un menace qui les empêche de dormir. Un gag ! À ce train là, ils feront d’Hitler un saint. Ne l’oubliez pas ; ils sont une nation à part, c’est Biblique ! Du Nil à l’Euphrate c’est à eux ! Ils peuvent tout se permettre ! Tout ! Dieu a dit ! Si ce n’est pas du fanatisme et du racisme, je ne m’y connais pas.

Quant aux mercenaires accumulés en Syrie (l’armée de l’Islam) déjà fragmentés, entre-tuent et offrent ainsi une victoire certaine aux forces syriennes. Mais jusqu’à quand la Syrie teindra cet état de pourrissement ?

Et enfin, parce que tout a une fin, que ce passera-t-il en matière de sécurité intérieure, lorsque ces jeunes européens, désœuvrés, illettrés, marginaux, frustrés, fortement islamisés, aguerris au meurtre, rentreront de leur tourisme de guerre dans leur pays respectif ?

Bien malin qui pourrait répondre à celles-là aussi. Je prédis une sorte de Saint Barthélémy avec dans le rôle de Charles IX Bernard Henri Lévy ; celui de Catherine de Médicis la croustillante Marine Le Pen et les huguenots joués par les arabo-musulmans vivants en France. Marrant, non ?

Et un beau matin, à quoi peut-on s’attendre, lorsque les Arabes ne seront plus que quelques clowns, que la magnanimité israélienne aura épargnée, parqués dans leurs réserves à sautiller lors d’un Pow-wow pour le bon plaisir des touristes ; qu’une Amérique qui ne peut survivre que comme elle est née ; par le sang ; Israël qui ne peut survivre que par ce qui l’a engendré ; le sang ; et une Europe barbare qui s’est civilisée que par le sang ? La #*X§㉿ mes amis, la #*X§㉿ ! Et pas du tout succulente. Ce sera du jamais vu, la rouste infernale, rien qu’à y penser j’en ris jaune, car faut être vraiment #*X§㉿ pour en arriver à ça.

En attendant, foutons-nous la tronche dans le #*X§㉿ et prions mes frères, prions pour qu’ils retrouvent le Nord, pour nous débarrasser de Dieu, car ce n’est que comme ça que l’on pourra entreprendre quelque chose :

Notre roi des cons qui êtes nulle part, que votre nom de Dieu, d’Allah, de Yahvé et du con de votre mère soit honni comme il se devait depuis lurette, que votre règne factice et funeste soit ébranlé, votre volonté nulle sur les imbéciles qui disent vous représenter ; fichez nous la paix de vivre que votre saloperie nous a ôté ; que soient maudits les requins qui parlent en votre nom, pris en pitié les crétins qui vous adulent, et que soient accueillis dans la grande famille des hommes ceux qui vous désertent.

Ainsi soit-il.

Fayez Chergui


(1) From Wounded Knee to Libya, a century of U.S military interventions. Dr. Zoltan Grossmann. http://academic.evergreen.edu/g/grossmaz/interventions.html ; Les guerres scélérates, William Blum, éditions Parangon, Paris 2004 ;

(2) History of US-Israel relationship, part 1. http://www.informationclearinghouse.info/article31706.htm ; The Israel Lobby and foreign US policy, John J. Mearsheimer and Stephen M. Walt, éditions Penguin group, Toronto, 2007.

(3) Devil’s game. How the united state helped unleash fundamentalist islam, Robert Drefus, Metropolitan books, 2005

(4) Je dis en sourdine, car bien que la situation demeure toujours aussi désastreuse en Syrie, pour les médias c’est silence radio.

(5) L’Angleterre coloniale a très bien fait les choses. Pour justifier un État exclusivement juif, il en fallait un exclusivement et farouchement islamique. De ce fait les britanniques ont soutenus la tribus la plus sauvage de la péninsule Arabique, qui après avoir massacré les habitants de Médine et de la Mecque ont partagés le pouvoir avec la famille des Saoud. Dans son ouvrage « Devil’s games » Richard Dreyfus aborde le sujet. Sinon les références sont en arabe par Nasser Saïd, opposant saoudien, enlevé en 1979, par les services saoudiens avec l’aide de groupements palestiniens à la faveur de l’anarchie ambiante régnant dans la capitale libanaise en pleine guerre civile, embarqué de force à bord d’un avion militaire saoudien et jeté par-dessus bord au-dessus du désert saoudien.

(6) La route vers le nouveau désordre mondial. Par Peter Dale Scott, éditions Demi Lune, Paris 2010.

(7) Crisis in democracy, New York University Press, 1975.

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3 commentaires

  1. Byblos dit :

    Bravo! Sous le couvert de l’ironie, de la matière pour une oeuvre à plusieurs volumes.
    J’en ai juste contre la conclusion : la destruction de l’idée de Dieu/Allah/Yahvé -et même d’Allah par Dieu et réciproquement sous le regard satisfait de Yahvé- tout cela fait partie des projets de #*X§㉿.

    • Fayez Chergui dit :

      Ah Byblos, quel joli nom !
      Encens de poésie, fils d’Orient né aux vents des civilisations, refuge des peuples cénobites, menacé des vents barbares ! Rien qu’à l’évoquer, mon cœur palpite comme un poisson sorti de l’eau.
      Je pourrais en tartiner comme ça comme pour tout un pensionnat, sur ce cher Orient. Mais trêve de débilités. J’aurai préféré un autre adjectif, mais bon, faut être correct.
      Oui il y a matière à plusieurs volumes, il en existe et j’y œuvre. Pour la conclusion je suis d’accord et j’aurai pu le faire sauf que je me corrige toujours après coup. Écrire me prend comme une rage envie de pisser. Faut absolument que ça sorte. Ce n’est qu’après que je m’aperçois que j’ai fait la moitié en dehors de la cuvette. La prochaine fois je viserai mieux. Promis !
      Salut bien Byblos !

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