Bonne année, ou Apocalypse Now ? Ça ne dépend que de nous

Terrorime : Emploi systématique de la violence pour atteindre un but politique (prise, conservation, exercice du pouvoir…). Ensemble des actes de violence, des attentats, des prises d’otages civils qu’une organisation politique commet pour impressionner un pays (le sien ou un autre). (Définition donnée par Le petit Robert)

Bon, où en sommes-nous dans cette mouise civilisationnelle ?

Ah ! Oui : Boum !

Et même badadoum !

Surboum !

À n’en plus finir.

Un perle à rebours (1).

Kif le missile qui a frappé le Pentagone que tous les miros prennent pour un Boeing.

Les tympans leur en saignent pires que des profs.

Apocalypse now and forever.

Ils n’en reviennent pas.

Moi aussi.

À la place de la cour, il y a un cratère.

À la place de la fête, il y a le silence d’après raid.

À la place de l’assemblée de famille, il y a des cadavres horriblement mutilés et noircis par le tatouage de la déflagration.

À la place des murs en torchis, il y a des gravas.

À la place des habitations, il y a des cavernes.

À la place de la vie, il y a la mort.

Ça hébète le temps de réaliser. Puis, jaillissent les premiers cris. Ça court tous azimuts, ça piétine les jonchements d’objets émiettés, ça hurle, ça geint, ça pleure, ça rampe, ça implore, ça fume, ça meurt, mais… la vie est belle pour l’Ange noir nobélisé. Vous parlez qu’il a gagné le prix Nobel de la paix, justement ce con qui a inventé la dynamite.

« Nous, le peuple, croyons encore qu’assurer notre sécurité et perpétuer la paix ne nécessite pas une guerre perpétuelle ! », qu’il évangélise le Messie noir ce 21 janvier 2013. Et comme le glandu en quémande plus, il passe au deuxième service : « Nous ferons preuve de courage à démontrer et résoudre nos divergences avec les autres nations de façon pacifique ».

Les masses mégères ont bu ces paroles. C’est du courant d’air lénifiant pour elles, mais une tornade de feu ailleurs. Ça a sa valeur qui soulève les braves gens. Chaque syllabe vaut son pesant d’or. Le Messie noir n’est pas sorti d’une étable, mais d’un coffre fort. C’est tout dire. Les masses ne tenaient plus d’euphorie, c’était le grand orchestre en délire ce jour d’assermentation de Scipion l’Américain. Même les médias avaient les yeux emplis de l’éblouissement de la robe Jason Wu carmin que portait Michelle Obama, tandis qu’en Orient la Kabbale se poursuivait et les Yéménites comptaient leurs morts laissés par les drones assassins. De quoi vous écœurer de la vie.

Encore heureux qu’elle leur ait épargné son slip. Mais un peu de sérieux. Cette rhétorique proclamée sur les marches du Capitole, découlait une abondance d’évidences dont présider un pays dans une guerre perpétuelle.

Au cours de l’année précédant cette assermentation, sa cellule antiterroriste avait mené à terme une liste d’élimination systématique d’individus « disposition Matrix (2) », incluant des citoyens américains. Ces opérations ont été confiées à la « Special Ops forces », opérant dans plus de 100 pays, sous le commandement de l’Amiral William McRaven, et ne répondant qu’au Président.

Après l’éviction du général David Patraeus suite à une affaire de cul (3) extraconjugale, le Président Obama désigna John Brennam pour le remplacer à la tête de la CIA.  Un délicieux personnage aguerri à mener un programme d’élimination d’individus. Ne manquant pas d’humour, ses collègues ont finir par le surnommr « le tsar assassin » pour ses rôles à mener les attaques de Drones, et autres opérations d’assassinats dans le monde bien que largement dénoncé par Amnesty International. Rien d’étonnant à ça lorsqu’Amnesty International embrasse les causes des pays brimés comme Juda embrassa le Christ. Durant son premier mandat, le Hamlet de la Maison-Blanche institutionnalisa la pratique d’assassinats ciblés sous couvert de guerre contre le terrorisme.

« Ce à quoi je m’oppose, c’est à une guerre stupide. Ce à quoi je m’oppose, c’est à une guerre irréfléchie. Ce à quoi je m’oppose, c’est à la tentative cynique des Richard Perle [le conseiller le plus influent du Pentagone à l’époque du discours], Paul Wolfowitz [alors adjoint au ministre de la Défense, Donald Rumsfeld] et autres combattants de salon, guerriers du dimanche de cette administration, de nous forcer à avaler leurs programmes idéologiques, quel qu’en soit le coût en termes de vies perdues et de souffrances subies.

Ce à quoi je m’oppose, c’est à la tentative de politicards comme Karl Rove [un conseiller très influent du président Bush] de détourner notre attention de l’augmentation du nombre des non-assurés, de la montée du pourcentage de pauvres, de la chute des revenus moyens – de détourner notre attention des scandales dans le monde des affaires et d’une bourse qui vient de connaître son pire mois depuis la grande dépression ».

Ces belles paroles sorties de la bouche (4) du jeune sénateur de l’Illinois, marquaient l’opposition de ce dernier à Bush qui se préparait à attaquer l’Irak sur l’allégation de mensonges notoires aujourd’hui qui en fait constitué le coup d’envoi du PNAC (5) (Project for a New American Century) soutenu par le secteur privé pour mener à terme le plan de domination total (full-spectrum dominance) balisaient la doctrine Obama assise sur la stratégie de guerres multiples de basse intensité appelées aussi guerres propres, que la traque à Ben Laden et la guerre contre le terrorisme justifié.

Ce que les Américains ignoraient dans leur euphorie à encenser cette colombe, c’est que les guerres de basse intensité, fut une stratégie établie lors du mandat de Ronald Reagan, par ces mêmes Wolfowitz, Perle, Rumsfeld (6) et autres sémillants personnages, stratégie qui inclue le développement de nouvelles armes au laser (Drone), et à la militarisation de l’Amérique en vue de la course à la suprématie du monde au XXIème siècle. Ce discours prononcé en octobre 2002 servit de rampe de lancement pour sa carrière présidentielle. Ce qui n’empêcha pas la nouvelle figure de l’espoir américain de voter pour cette guerre.

 

Lors de son premier mandat Obama parvint à convaincre les Américains de sa politique était meilleur que son prédécesseur en tenant sa promesse de retirer les troupes U.S. d’Irak. Poudre aux yeux. Les forces américaines se sont bien retirées en effet pour être remplacées par les troupes mercenaires de l’armée privée « Blackwater ». Cette fulgurante ascension qui à l’époque lui valut de lucratif contrat par l’Administration américaine à plus d’un milliard de dollars, hissa Blackwater, parmi plus de 170 sociétés de mercenaires actives en Irak, au rang de l’armée privée la plus puissante au monde directement dépendant de la Maison Blanche. Cet honneur lui fut assuré par Dick Cheney et Donald Rumsfeld, mais aussi au fait d’arme de ses assassins comme le tristement célèbre massacre de la place Nisour à Bagdad. Comme chaque aspect de la vie est privatisé, éducation, santé, prisons, sécurité intérieure, renseignements à son tour la guerre entre dans le giron. Blackwater comme toute entreprise privée n’a pas de rendre de compte devant la justice américaine pour des actes commis offshore. Et puis, faut pas pousser mémé dans les ornières ! Si le gouvernement commençait à punir les sociétés mercenaires qu’il a embauché et payé à même les fonds des contribuables américains avec des mises en accusation pour crimes de guerre, de meurtre ou violation des droits de l’homme, le risque pour les sociétés serait considérable et ferait chuter le cours de leurs actions en Bourse ! Cela rendrait les guerres comme celle d’Irak très compliqué à mener, voir même impossible !

À l’aube de sa deuxième décade, la guerre contre le terrorisme prend un nouveau look, celui de la guerre propre ; l’utilisation accrue de Drones.

Les boys au bercail, les Américains sont heureux de savoir qu’ils sont proprement protégés. En 2012, 83% des Américains supportaient Obama dans sa stratégie militaire d’utiliser l’usage des drones.

« Je voudrais m’assurer que la population assimile que l’utilisation des drones n’a pas causé de grosses perte dans les populations civiles… dans la plupart des cas, les tirs visaient précisément les membres d’Al-Qaïda ou leurs complices. Et nous sommes très méticuleux quant à leur utilisation » expliqua le Black président.  On croirait du Lamartine.

En somme la guerre continue, Obama la fait désormais sans risques, sans armes ni bagages. Et pourquoi se gênerait-il ? Il aurait bien tort ! Le monde entier est consentant. Et pour cause !

C’est la mode d’accabler en tout les Arabes, ces puants, galeux, infects, charognards d’Allah, ostracisés à mort ! Sans pardon possible ! Ne pas savoir atterrir un avion, c’est bien plus grave que l’inceste. La guerre contre le terrorisme tout de suite devenu un alibi, un bœuf magique pour les maîtres du monde.

Parlons en un peu du terrorisme.

Zbigniew Brzezinski (1977)

Le réveil de la bête immonde islamique remonte à la fin du XIXème siècle (7). Mais retournons aux  proches passés des années 1980, époque de la création par la CIA de la pire organisation terroriste : Al-Qaïda. Une instigation du conseiller à la sécurité nationale Zbigniew Brzezinski soutenu par William Casey, directeur de la CIA, et le vice-président George Bush père (8) L’enjeu consistait à inciter les fondamentalismes sunnites, qui détestaient aussi bien les Américains que les Soviétiques, à la rupture avec le régime afghan existant. On connaît la suite.

Depuis, un enchevêtrement de complicité entre les États-Unis, la Grande-Bretagne, Israël, la famille Bush et Ben Laden chapeautés par l’Arabie saoudite dont l’agent de liaison financier pour toutes les ramifications terroristes islamistes fut la BCCI, s’est établi pour déstabiliser les régimes arabes laïques pour d’une part annihiler toute forme d’entente étatique et de l’autre établir un barrage contre l’Union Soviétique. C’est ainsi qu’une multitude d’organisations islamistes ont vu le jour. À titre d’exemple, Israël favorisa l’émergence du Hamas (9) pour contrer les revendications de l’OLP laïque.

Depuis, l’invasion soviétique de l’Afghanistan, la dynamique diabolique visant à tirer les peuples arabes au fond de l’abîme s’est déclenchée de manière irréversible. Parlant du 9/11, la théorie du monstre se retournant contre son créateur Frankenstein, ne tient pas la route lorsque la longue alliance entre  Al-Qaïda et les services secrets américains, israéliens, britanniques, pakistanais et saoudiens pour ne nommer que ceux-là, tous étroitement imbriqués, ne pouvaient ne pas être informé d’une opération de l’envergure du 9/11.

Certes, le poison est répandu, nous sommes dans de sales draps. L’empoisonnement islamiste des masses arabo-musulmanes semble irrémédiable. Seuls l’Amérique et ses vassaux occidentaux prétendent avoir l’antidote : la guerre.

Tous les humiliés, bafoués, brimés, survivants de la mort qui tombe du ciel, n’ayant plus rien à perdre après avoir tout perdu, se revendiquent d’Al-Qaïda prêt à toutes les conneries pour assouvir leur vengeance. Ce qui revient à dire qu’Al-Qaïda n’existe pas. C’est un substantif abstrait qui à l’origine fut le nom de code établi par la CIA pour identifier dans leur grille de déstabilisation les Arabes fondamentalistes combattants en Afghanistan. Aujourd’hui, n’importe qui peut se revendiquer d’Al-Qaïda et commettre un attentat partout dans le monde. Quelle sera la réponse ? Bombarder son pays d’origine ?

L’utilisation des drones, des missiles de croisière, et les raids des forces spéciales U.S sont la détermination des États-Unis à atteindre la victoire par le meurtre. Mais quelle victoire ? L’objectif établi par Bush est atteint : éliminer Ben Laden. Qu’est-ce qui explique la poursuite de ces attaques sinon l’objectif de ramener le monde arabo-musulman à l’âge de la pierre ?

En s’arrogeant l’établissement en secret d’une liste d’individus à tuer sans preuve de leur culpabilité, et en intensifiant les attaques aux drones en toutes impunités contre des pays qui ne sont pas officiellement déclarés en guerre contre les États-Unis, Barack Obama agit en mafieux, plus minable encore que les prédicateurs musulmans qui lance des fatwas.

Dans cette foire d’empoigne, la politique américaine dictée par Tel-Aviv aura pour conséquences d’engendrer de nouvelles générations d’ennemies à travers le monde musulman et probablement ailleurs. Ceux qui aiment tuer en jouant du Joystick seront heureux de canarder ces terroristes made in USA.

Les États-Unis et leurs vassaux ont largement outrepassé les valeurs démocratiques dont ils se revendiquent.

La question que je me pose est : lorsqu’Obama quittera la Maison Blanche, qu’est-ce qui empêchera son successeur de lancer à son tour pour toute sorte de controverses, ses propres attaques au drone contre un pays quelconque, soumis aux seuls impératifs de survie de la seule industrie existant aux États-Unis : l’armement ; assoiffé de pétrole, marionnette entre les mains sionistes, et pour peu qu’il soit fumier dès la naissance, traînant moralité de poubelle à l’instar de tous ses prédécesseurs depuis la création de ce pays de merde ?

« Nous le peuple, croyons toujours que préserver notre sécurité et perpétuer la paix ne requiert pas une guerre perpétuelle (10) ». La vérité est un mensonge inversé ! Tout ce qui ne ment pas est honni traqué, chassé, vomis de haut, haï à mort. C’est le grand secret de nos démocraties qu’elles cachent comme l’on pourrit jour par jour, de plus en plus ingénieusement.

Prenez-moi au mot mes frères : le monde périt par les crapules américano-israélo-saoudien, les trois pôles (théocratique) du monde libre ; États-Unis, Israël, Arabie saoudite. S’abritant derrière l’immoralité de la foi et son entité factice d’un être inexistant ; Dieu, qui inspire et encourage tous les dénis et mensonges, le monde qu’ils revendiquent est un monde sans respect d’autrui, un monde de terreur, de soumission et de guerres éternelles.

Vous allez voir cette corrida ! Avec ses armées privées, ses jouets meurtriers, le FMI pour répandre la Faim, la Misère et l’Ignorance, la Banque Mondiale pour appauvrir les peuples, l’ONU pour légitimer leur extermination, Monsanto pour les empoisonner… un monde protégé par les États unis commandés par le lobby sioniste et financés par l’Arabie saoudite, à trop garder la tronche plongée dans les fesses à bêler : « mais qu’est ce qu’on peut fèèèèèère ?» on n’en reviendra pas !

 

 

Fayez Chergui


(1) Pearl Harbour.

(2) La disposition Matrix est une base de données continuellement mise à jour sur des personnes dites suspectées de terrorisme, car il pourrait s’agir tout bonnement de journalistes dénonçant les ambitions US- après coup personne n’est présent pour constater- et préconisant les actions susceptibles d’être opérées contre elles.

(3) Ah cul cul quand tu nous tiens. On a beau être grandiose, on reste minable.

(4) http://www.monde-diplomatique.fr/2008/04/OBAMA/15768

(5) http://questionscritiques.free.fr/empire_americain/PNAC.pdf

L’objectif du PNAC, bras armé du FMI et de la Banque Mondial, est un engagement militaire US en vue d’une suprématie américaine mondial. Dans cet objectif et comme dit l’adage de Henri Kissinger : “Contrôlez le pétrole et vous contrôlerez les nations, contrôlez la nourriture et vous contrôlez le peuple, contrôlez la monnaie et vous contrôlerez le monde”, l’agression de l’Irak s’explique. Parmi les membres du PNAC, on retrouve le fondateur Dick Cheney, William Kristol, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, Jeb Bush, Richard Perle, Richard Armitage, Lewis Libby, William J. Bennett, Zalmay Khalilzad, et Ellen Bork.

(6) America, God, and the Bomb, par Fred H. Knelman

(7) Devil’s game. How the united states helped unleash fundamentalism islam, par Robert Dreyfuss.

(8) 50 ans d’ambitions des Etats-Unis, par Peter Dale Scott. p 167.

(9) Devil’s game, p.191-195.

(10) Extrait du second discours inaugural de Barack Obama.

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