Rassemblement à Bruxelles en soutien à Bahar Kimyongür (1er mars 2014)

bahar-kimyongur-300Ce samedi 1er mars 2014, une centaine de personnes se sont rassemblées devant l’ambassade d’Italie afin de dénoncer la détention du ressortissant belge Bahar Kimyongür, cent jours déjà.

Alors qu’Interpol vient de retirer provisoirement le mandat d’arrêt à l’encontre de M. Kimyongür, le dossier est toujours en suspend et la justice italienne reste immobile. Le gouvernement belge, quant à lui, n’a pas l’air de faire des efforts afin d’aider ce citoyen belge.

Nous remarquerons aussi que les médias belges ont brillé par leur absence. Le Cercle des Volontaires était présent pour ce rassemblement afin couvrir l’événement.

Nous vous invitons à signer, et surtout à diffuser très largement la pétition en ligne pour demander la libération de Bahar Kimyongür.

www.freebahar.com

E.I. Anass

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A propos de l'auteur :

Fervente militante de toutes les causes qui méritent d’être défendues et éprise de justice, j’ai rejoints le cercle des volontaires il y a quelques mois suite à l’assassinat des trois femmes politiques Kurdes à Paris, ce qui fut une véritable prise de conscience pour moi. J’écris des articles sur le Kurdistan, un grand conflit en Turquie très méconnu du public. Je participe également à la plate-forme d’information www.rojbas.org (toute l’actualité turco-kurde en Français). Citoyenne française, je porte l’essence du Kurdistan…

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2 commentaires

  1. Nouveau coup de théâtre dans l’affaire Kimyongür : Interpol bloque le signalement de Bahar !

    Il aura fallu que Bahar soit arrêté en Belgique, aux Pays-Bas, en Espagne et en Italie, où il est toujours assigné à résidence, pour qu’INTERPOL stoppe l’ordre d’arrestation provisoire de Bahar KIMYONGÜR.

    Par un courrier daté du 21 février 2014, reçu ce vendredi 28 février 2014, la Commission de Contrôle des Fichiers INTERPOL a communiqué la décision du Secrétariat Général d’INTERPOL relatant « que les informations vous concernant [Bahar !] communiquées par la Turquie ne sont par conséquent plus accessibles par les pays membres de l’Organisation ».

    En clair cela signifie que le signalement INTERPOL est bloqué et que Bahar peut à nouveau voyager librement dans le cadre de ses activités politiques sans être arrêté et placé en prison sur la base du mandat d’arrêt turc.

    Il est très rare qu’INTERPOL prenne ce genre de décision et ceci démontre encore, si cela était nécessaire, que le mandat d’arrêt turc viole la liberté d’expression et a uniquement pour objet de tenter de museler un opposant politique qui dérange.

    Cette décision exceptionnelle doit mener le gouvernement italien, qui est pour le moment maître du destin de Bahar, à prendre immédiatement une décision de remise en liberté pure et simple.

    Il n’est pas tolérable que la liberté de Bahar dépende du bon vouloir d’un gouvernement et il appartient aux autorités belges d’alerter leurs homologues italiens quant à cette situation scandaleuse.

    Bruxelles, le 3 mars 2014
    Christophe Marchand
    Avocat de Bahar Kimyongür

  2. Après Bahar le boulet, voici Bahar la ballon

    Ce mercredi 5 mars à 11h, une délégation familiale composée de mon épouse Deniz et de nos deux enfants (3 et 5 ans) était accompagnée de notre avocat Federico Romoli pour une rencontre avec Maria Antonietta Ciriaco, directrice des affaires de justice à Rome afin de débloquer la situation kafkaïenne dans laquelle je me trouve et me permettre de rentrer chez moi en Belgique.

    Nous avions toutes les raisons pour espérer une fin rapide et heureuse dans le chapitre italien de mon odyssée judiciaire.

    D’abord parce que le dossier turc d’extradition est vide et obsolète.
    Ensuite parce que même Interpol a décidé de mettre fin à ma « notice rouge ».
    Enfin, parce que 105 jours de privation de liberté pour rien, c’était un peu trop cher payé.

    Comme nous l’avions annoncé dans nos précédents communiqué, le dossier turc d’extradition est parvenu au ministère italien de la justice le 31 décembre 2013, soit au 40e et ultime jour du délai légal dont disposait la Turquie pour faire parvenir sa demande.

    Le 7 février dernier, nous apprenions par le biais du juge de la Cour d’appel de Brescia en charge de l’affaire, M. Enzo Platé que la ministre italienne de la justice Annalisa Cancellieri avait décidé de gérer personnellement mon dossier d’extradition.

    Le juge Platé aurait reçu un courrier le 31 janvier 2014 établissant que la décision finale serait donnée par le ministère de la justice.

    En fait, depuis fin décembre, nous attendions inutilement les conclusions de la justice italienne étant donné que la décision serait politique.

    Mais devant le peu d’empressement de la justice italienne à trancher l’affaire, un mois et un gouvernement plus tard, ma famille décide de se rendre à Rome afin de rencontrer des responsables du ministère de la justice.

    Ce mercredi matin, ma femme et mes deux enfants apprennent que le dossier d’extradition a été renvoyé au juge Platé car « une décision judiciaire aurait plus de poids pour obtenir la radiation de M. Kimyongür de la liste d’Interpol ».

    M. Kimyongür n’étant plus signalé par Interpol, il semblerait que l’argument du ministère relève plus de la parade rhétorique.

    En clair, en donnant la décision finale, le gouvernement italien craint un incident diplomatique avec son puissant partenaire outre-Evros.

    En terme peu diplomatique, on peut appeler cela un foutage de gueule de la taille du Colisée.

    Et puisque nous parlons spectacle, en trois mois de vie en exil sur la côte toscane, j’ai pu mesurer, médusé, l’omniprésence du calcio, du football, et le ravage des paris sur les matchs, dans la vie quotidienne des Italiens.

    Aujourd’hui, mon sort paraît aussi improbable qu’un jeu de hasard du genre Fantacalcio.

    Je suis comme un ballon de football rebondissant à l’aveuglette entre le politique et le judiciaire.

    A quand le grand dégagement hors du stade italien qui mettra fin à ce match interminable, insipide et médiocre?

    Bahar Kimyongür

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