L’Argentine en défaut de paiement faute d’accord avec les fonds « vautours » (Les Echos)

Comme le révèle cet article de LaVoixDeLaRussie, le ministre argentin de l’Économie Axel Kicillof a déclaré cependant que la situation ne pouvait pas être qualifiée de « faillite ». Nous relayons ici un extrait de l’article des Echos sur le sujet.


Axel-Kicillof-300Touchée par une crise moins sévère qu’en 2001, la troisième économie d’Amérique latine entre dans une période d’incertitudes.

Le défaut de paiement n’a pas été évité. Douchant les espoirs d’un accord in extremis, le ministre de l’Economie Axel Kicillof a annoncé l’échec, cette nuit à New-York, des négociations avec les fonds « vautours ». Treize ans après sa faillite retentissante, l’Argentine a donc été déclarée en « défaut de paiement partiel » sur sa dette par Standard and Poor’s. La note de la dette argentine, qui était de CCC -, dans la catégorie spéculative considérée comme très risquée pour les investisseurs, est portée à SD (selective default, soit « défaut sélectif »), a indiqué l’agence de notation.

Contrairement à 2001, le défaut porte sur un petit montant. Il s’agit de 539 millions de dollars, soit 400 millions d’euros, qui restent toujours bloqués – faute d’accord avec les fonds spéculatifs, par la justice américaine sur le compte de la Banque centrale argentine à la Bank of New York. Cette somme devait servir à payer les intérêts de créanciers ayant accepté la restructuration de la dette argentine, en 2005 et 2010. Depuis ces deux offres acceptées par 93% de ses créanciers, Buenos Aires avait toujours payé en temps et en heure.

Trouver un nom inédit à un défaut qui n’en est pas un…

« C’est une situation inédite, insolite, injuste », s’est agacé le ministre de l’Economie Axel Kicillof, dans une conférence de presse improvisée au consulat argentin situé à New-York. Conformément aux instructions données par la présidente Cristina Kirchner, le ministre de l’Economie a nié que l’Argentine soit en défaut. « Ce n’est pas un défaut. Un jugement controversé ne nous laisse pas payer nos créanciers comme nous l’avons toujours fait. Il faudrait lui trouver un autre nom, peut-être ’Griefaut’ », a-t-il lancé, ironique, en référence au juge fédéral américain Thomas Griesa. « L’Argentine veut remplir ses obligations vis-à-vis de 100% de ses créanciers, mais pas dans des conditions que nous estimons illégales et qui peuvent nuire au peuple argentin », a-t-il ajouté.

Les fonds spéculatifs Elliott et Aurelius ont refusé plusieurs offres argentines. Le gouvernement leur a proposé de les payer aux mêmes conditions que les créanciers qui ont accepté la restructuration, soit avec un rabais de 65% sur leurs titres. Quant aux banques privées argentines, elles ont proposé en parallèle une garantie d’environ 250 millions de dollars en échange d’un nouveau moratoire pour négocier, voire même un rachat de toutes les obligations en défaut de paiement détenues par les fonds.

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A propos de l'auteur :

Je suis Webmaster depuis 1998, et producteur de musique reggae (Black Marianne Riddim). Je suis un grand curieux, je m’intéresse à beaucoup de sujets (politique, géopolitique, histoire des religions, origines de nos civilisations, …), ce qui m’amène à être plutôt inquiet vis-à-vis du Choc des Civilisations que nos dirigeants tentent de nous imposer.

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