Quand France Inter secoue la gameosphère…

nagui-300Voici une réussite de division pour régner par le chaos. Ici tout spectateur qui prend un quelconque partie est piégé. Si Nagui introduit correctement la première question (« est-ce que les jeux vidéo vont un jour débarquer aux jeux olympiques ? » ), la chroniqueuse Leïla Kaddour part en hors sujet d’entrée.

Dans un langage que nous n’utilisons guère plus de nos jours, nous entendons l’opposition radicale entre ce qui est perçu comme bon, (tel le divin) et mauvais (comme étant diabolique). Le langage symbolique par exemple est d’essence divine puisqu’il associe. Ainsi l’association divine s’oppose à la division du diable. Mais n’oublions pas que la division divine est la répartition et l’association diabolique est l’amalgame…

Dès lors que Leïla Kaddour commence son exposé par le fait d’avancer un propos comme « jouer aux jeux vidéos […] ça peut rapporter de l’argent… », on se trouve en présence d’un amalgame entre le jeu et le sport ; e face à un contexte propice à semer la discorde, avec la présence de la sportive Laure Manaudou, en confrontant l’E-Sport avec le Sport traditionnel.

L’étymologie du jeu est caractérisé par six grands points qui sont : le simulacre, le temps suspendu, l’égalité de départ, l’absence de transmission de privilèges, l’exploitation du paradoxe et l’aléatoire. Donc il faut bien faire la différence entre un jeu qui simule un sport ou du commerce, avec un sport et/ou l’usure (financière) qui instrumentalise le jeu. Car tout est une question de hiérarchie. Pour qu’un jeu soit un jeu, rien ne doit l’instrumentaliser. Or ce que nous appelons à tort « jeu » en faisant référence à League Of Legends (alias LOL) n’en a rien.

Pour qu’un jeu demeure un simulacre, il ne doit pas être ouvert à la possibilité d’en vivre des deux côtés de l’écran. Ralph Baer dépeint comme le père des jeux vidéos a contribué à démocratiser des deux côtés de l’interface l’interactivité. Le jeu vidéo est donc un film inachevé où toute la technique consiste à le faire compléter par le(s) spectateur(s). Du coup, s’il devient possible d’interagir et donc de développer du côté utilisateur de l’interface, il devient possible également d’en créer un métier rémunéré.

Nous sortons donc du simulacre, puisque la simulation consiste à s’exercer pour s’éduquer/s’améliorer en se soustrayant des causes à effets dans notre vie réelle. Nous devons alors reproduire dans le réel ce que nous avons expérimenté dans le simulacre pour qu’il ait un impact. En aucun cas nous ne sommes en présence d’un jeu si ce que nous faisons dedans a un impact sur notre vie réelle par le fait qu’il enjambe cette action de reproduction.

lol-lineup-300League Of Legends souffre aussi (du point de vu du joueur, pas du développeur) du phénomène de dématérialisation qui en fait un service qui est constamment mis à jour. A l’instant où j’écris cet article, LOL est en version 4.18.14_10_07_13_39. C’est comme si nous jouions sur League Of Legendes IV. Ceci pose le problème suivant : nous ne sommes pas propriétaire d’une boite de jeu qui est un produit fini. Nous passons donc par l’Internet pour avoir non pas accès à un jeu mais à un service en ligne. Il faut créer un compte pour y avoir accès. Ceci nous expose à une servitude de passage où nous devons créer des identifiants, ainsi que valider les conditions générale d’utilisation.

Ainsi pour « jouer » nous devons donner notre consentement à cette servitude moderne. La perfidie est que LOL est un service en ligne classifié dans ce que nous appelons les Free To Play (jeux gratuits). Décidément nous avons le chic pour rater nos nominations et nos catégories. Piqûre de rappel, les consoles de jeux qui détenaient jadis la pôle position en rentrées d’argents se sont faites détrôner par l’ordinateur individuel depuis l’arrivée des Free To Play. Nous sommes donc face à une instrumentalisation du gratuit par l’usure bancaire. Effectivement, la création monétaire étant privatisée, sa répartition ne se fait ni de manière morale ni de manière démocratique. Du coup, ce type de services épousent parfaitement ces disparités et asymétries monétaires. Ainsi, s’il n’était pas possible auparavant de soutirer plus d’argent à un client riche et qu’il était difficile d’appâter les pauvres sans qu’ils puissent y goûter gratuitement, cela est désormais possible.

Cerise sur le gâteau, avec LOL, une fois que nous accédons au service, ce dernier est incomplet. Le contenu n’est pas accessible. Il n’y a même presque rien de disponible puisque LOL est fondé sur un socle de jeu de carte. Chaque carte correspond à un champion pilotable et, comme dans toute partie de cartes, il faut plusieurs cartes. La mise en réseau des clients permet de constituer des équipes : les parties se jouent à trois joueurs contre trois, ou cinq contre cinq (3vs3 ou 5vs5). Mais individuellement, il faudra se fabriquer un paquet de cartes. Nous nous éloignons de plus en plus du jeu puisque, ne possédant au début aucune carte de champion, le service instrumentalise l’aléatoire afin de rendre chaque semaine accessible une variétés de cartes.

Enfonçons-nous encore système de LOL. A l’intérieur d’une partie, les champions gagnent en expérience, en argents, en niveaux et reviennent à zéro à la prochaine partie. En revanche, c’est le compte qui permet l’accès à la partie « jeu » qui lui permet de gagner en niveaux. Cette jauge d’expérience doit être amenée à terme car elle débloque des arbres de talents utile pour personnaliser l’orientation des champions et des Runes/Quintessences. Le fait de cumuler des parties engrange des gains de la monnaie spécifique du service afin de débloquer ces derniers. Le temps de déblocage est assez laborieux pour ne pas dire chronophage. Un jeu ne peut pas être chronophage puisqu’il est censé par son étymologie être pratiqué en temps suspendu. Temps qui aurait été perdu quoi qu’il arrive et qu’il vaut mieux rentabiliser par l’apprentissage et l’exercice du simulacre. Un joueur n’est pas un sportif. Un sportif tend vers la compétition, il est en recherche de spécialisation et vise l’aliénation qui renvoie à la maîtrise de toutes les facteurs afin d’assurer la victoire. Quand un joueur lui tend vers l’expérimentation, il est friand de déblocage continu de contenu supplémentaire. Du coup le joueur sera fortement sollicité pour enjamber les phases aliénantes de « jouer » de la carte bleu, en utilisant la monnaie réelle cette fois.

N’oublions pas que la dématérialisation – contrairement à des jeux physiques dans une chambre où des livres dans une bibliothèque – permet avec ces nouvelles interfaces de vous suggérer tout ce qui fait défaut à votre collection en les affichant de manière éthérée avec option d’achat. Histoire de transformer la qualité de collectionneur en défaut en instrumentalisant le besoin des gens d’amener à terme toute choses tel un travail achevé. Chose que ne savait pas faire nos anciennes étagères. Les utilisateurs seront aussi fortement séduits par les possibilités qu’offre le service de se différencier d’un autre champion du même type en achetant des thèmes visuels. Dans un monde de quasi illimité, les achats à durée limitée dans le temps et toute type de technique de vente sont exploités.

Il est requis dans le jeu par équipe d’endosser un rôle. Le jeu de rôle reste un jeu uniquement si les rôles sont définit aléatoirement après que la partie ait débuté sinon se retrouve brisée l’égalité de départ, caractéristique du jeu. Dans LOL c’est possible mais peu utilisé. Les compétitions se déroulent sur un type d’arènes qui même si il le permet, l’aléatoire pour le choix du champion n’est pas utilisé, par crainte de pénurie ou de doublon d’un certain type de rôle. La compétition, c’est l’art de coatcher un cumule de spécialisations et de laisser certains profils sur le banc de touche quand le jeu, lui, est ouvert à tous et fait avec ce qu’il a, voir doit être capable de tordre les règles pour pouvoir faire jouer tout le monde, ce que ne permettent pas les rigidités des univers programmés. Ainsi un joueur préférera faire de l’arène dans les « ARAM » (All Random All Mid) qui n’est forcément pas utilisée en E-SPORT qui exploite les « Classiques ».

Si LOL a l’aspect d’un jeu, le son d’un jeu, une communauté de joueurs, c’est pour une bonne raison. Le E-SPORT reste une discipline de niche, les événementiels calqués sur les jeux olympiques se financent au détriment de cette communauté de joueurs. Les communautés de compétiteurs et de spéculateurs ne pourraient pas vivre sans cette spoliation. L’instrumentalisation du jeu est problématique surtout chez les mineurs puisque dès leur plus jeune âge ils se retrouvent acclimatés à la sélection sportive et à l’usure. La corruption de mineur est réprimandée par la loi en France et, s’l n’est pas question d’interdire des services comme LOL, en revanche les empêcher d’utiliser le terme « JEU » devrait être une priorité. Il n’y a pas que la violence et le sexe pour compartimenter les productions de l’industrie vidéo-ludique par répartition d’âge via PEGI. LOL est estampillé PEGI 12. Pas du tout assez pour certain, beaucoup trop pour qui ne perçoit rien.

Peu importe si vous avez fait des études, utilisé des méthodes d’historiens en citant des sources, vous risquez des erreurs chroniques si vous traitez d’un sujet toujours d’actualité sans avoir mis les mains dans le cambouis. Leïla Kaddour ne fait pas que partir hors-sujet (puisque LOL n’est pas un jeu), elle va aussi chercher au USA ce qui existe en France. Il aurait suffit d’aller faire un tour sur cette nouvelle école ouverte depuis la rentrée 2014 qu’est la ROG School. Je rappelle qu’en terme de sport, la France n’a pas besoin d’aller chercher ailleurs quoi que ce soit. Le premier champion mondial a été français. La personne tout sexe confondu la plus titrée au monde est une femme cycliste française. Le premier journaliste E-Sportif est français. Donc il serait souhaitable que Paris communique avec le reste de la francophonie.

Pour ce qui est de Nagui, je ne pense pas qu’il soit dans le déni de réalité mais il n’a rien à opposer d’autre qu’une mécanique de défense classique qu’est le recours à l’ironie, bien que par moment, je devine que ça lui pèse. L’humour aura malheureusement le même effet auprès des auditeurs (qui, pour beaucoup, sont eux-même des joueurs) réagissant par excès de passion qui est de minimiser l’envergure des phénomènes liés à la jonction du réseau, du sport, du sexy et du fric. Ceci créant une raréfaction des vrais jeux dans l’univers du numérique alors même que le jeu pour enfant est devenue un droit depuis 1989 !

Pour répondre à la question première de Nagui, la jonction entre les sportifs traditionnels (qui se numérisent avec des caméras de type GOPRO) et les E-Sportifs -qui, dans l’avenir, utiliseront la révolution de l’ergonomie par la démocratisation de la capture de mouvement -Kinect, Mocap, Omni, Oculus..-, permettant d’abandonner les vieux périphériques -pads, joystick, claviers, souris…-), aura bien lieu progressivement. Il y a plus de chance que ce soit le E-Sport qui absorbe des sportifs traditionnels, ou convertissent des E-sportif en intégrant la pénibilité physique à ce qui en était auparavant dépourvu. Avec les méfaits qui vont avec, tel le dopage et l’addiction.

Ce phénomène a pour nom l’Exergaming. Le jeu d’exercice qui, à peine démocratisé, se retrouve déjà instrumentalisé par des flux financiers aux États-Unis afin d’enrailler l’obésité. Parfait pour continuer de vendre de la FastFood et du Soda le plus longtemps possible.

Entre les journalistes en conflit d’intérêt, les professionnels du sport qui se sont dépouillés des valeurs véhiculées par le jeu, les éditeurs et studios de développement qui recrutent tout sauf des gens avec une vraie culture de joueurs, et les passionnés qui deviennent des complices de l’instrumentalisation de l’interactivité, par la magie de distraction du cirque (le ludique), je finis par penser qu’il nous faut une révolution des joueurs pour la santé physique et mentale de nos prochains, afin d’éviter la corruption qui les transforme en bête de foire (GEEK) !

Quant à Leïla Kaddour et ses protecteurs mâles en quête de féminisation : profitez bien de cette liberté en sursis de pouvoir jouir de récompenses rapides et sans effort par ces services… Puisque la future révolution, numérisant le sens du touché, faisant des requêtes sur notre système nerveux par le retour de force, va se généraliser, il faudra se tourner vers le RetroGaming afin d’exercer son fétichisme tactile d’une ergonomie obsolète dépourvue de transpiration.

Eddy Evangelos Yannakis


Pour aller plus loin :

Virtuix Omni

ExerGaming

Origines du terme GEEK

Quelques précisions sur PEGI

ASUS Rog School

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14 commentaires

    • Eddy Evanghelos Yannakis dit :

      De mon point du vue il n’a pas à le faire. Ce qui est désobligeant est qu’il lui est reproché de faire de la publicité pour Nintendo, alors que c’est justement un des rares éditeurs qui fait des jeux que l’on peut encore appeler des jeux.

  1. bizon dit :

    Je ne vois rien de choquant dans ce passage. On a plus le droit de rigoler sur les jeux vidéos? C’est absurde, on s’ enfonce chaque jour un peu plus dans un politiquement correct stupide. Quant au fait de rappeler qu’il faut mieux prendre l’ air et pratiquer des activités en plein air plutôt que de rester devant un écran relève du bon sens. Je ne savais pas qu’il y avait un lobby des gamers en France!

  2. Pierre dit :

    Oh… éh… Ici la Terre ! Ça va la haut les zombies ? Z’auriez pas bientôt fini de vous masturber le seul neurone qui vous reste pour vos théories à la con sur des sujets destinés aux casoces intellectuels ?
    On en a rien à branler de vos théories fumeuses

  3. Eddy Evanghelos Yannakis dit :

    @Mr Pierre,

    Merci pour votre contribution, effectivement je n’avais pas perçu le sujet sous cet angle, j’éviterais de tacher mon slip dans le futur puisque le simulacre n’a strictement aucune importance comme par exemple les répliques des salles de controles à l’intérieur des centrales nucléaires. Je tacherais dans le futur de m’exercer au balayage de sujets par le revert de main en invoquant la déité toute puissante des cons omniscient.
    Vous pourriez m’indiquer un très bon service en ligne pratiquand l’usure et la compétition que je puisse m’entrainer ?

  4. Raphaël dit :

    J’ai lu et relu votre article, je ne comprends pas bien le rapport avec l’usure. Pourriez-vous détailler?

  5. Eddy Evanghelos Yannakis dit :

    Merci pour votre question, Raphaël.

    (je m’excuse par avance je n’ai pas les droits d’éditions pour corriger mes commentaires une fois publié. Je tenais à vous répondre rapidement. En espérant rester compréhensible malgré le manque de ponctuation et les fautes de code).

    Effectivement il y a de nombreux raccourcis dans cet article qui a été écrit et corrigé rapidement et dont des fautes persistes.

    Les dieux jumeaux Chronos et Thanatos, le temps et la mort, liés à l’astre Saturne sont des entités liés a ce qui est interdit dans trois grands monothéismes par exemple. L’usure était interdite puisqu’elle change le prêt et le dons en crédit qui consiste à faire de l’argent avec de l’argent. La création monétaire dominante actuelle est basé sur l’argent dette. Entre dieu et l’argent il faut choisir son camp et dans le rêgne de Satan est devenue un modèle de réussite toute personne ayant beaucoup d’argent. Nous voyons apparaître des nouveaux types de cultivateurs, de récolteurs et de paysans. Ces traders qui par la spéculation finissent par dicter aux exploitants agricole ce qu’il faut faire pousser. En rupture total avec la tradition qui consistait a lire la nature afin de l’accompagner dans ce qu’elle peut offrir de plus viable sur tel où tel parcelle à échelle humaine.
    Nous pouvons même quantifier à quel point les croyants/pratiquants de cette religion du commerce sont pieu par le nombres d’unités de monnaie présente sur le compte en banque. Et c’est ainsi que le pauvre devient un mécréant…

    Dans la matérialité si nous empruntons un objet qui s’use via l’utilisation il est normal de le rendre avec une compensation qui va permettre à son propriétaire de le faire entretenir afin que l’objet ne perde pas sa fonction d’outil. La location d’objets qui ne sont pas à épreuve du temps ne font pas partie de l’interdiction de l’usure.
    (il est intéressant de voir que dans de nombreux produits vidéo-ludique qui permettent de gérer des inventaires les objets sont souvent décliné en deux catégories sur ce point précis. Soit il se dégrade et vous devez les entretenir ce qui désengorge une certaine quantité de monnaie générée par votre travail de récolte soit ils sont indestructible).

    L’usure dans ces mondes numérique peut prendre plusieurs formes.
    Le jeu est caractérisé par le temps suspendu comme expliqué dans l’article. Pour rester dans du temps suspendu il faut que le joueur et ses partenaires est la maîtrise du temps qui passe. Pour rester fidèle à l’étymologie du jeu il faut être en mesure à tout moment de suspendre le jeu voir d’y mettre un terme pour des impératifs de vie. Dans le cas contraire ce n’est plus le simulacre qui est en temps suspendu mais c’est une partie de la réalité que nous mettons en suspend.
    Ainsi dès qu’il y a pratique d’un simulacre en réseau distant, avec absence local des participants pour se synchronisé afin de savoir si il est possible ou non de poursuivre le jeu, il y a problème. Donc les jeux de type temps réel ne sont plus des jeux dès lors qu’ils se pratiques à des échelles qui ne sont plus des échelles humaines. (étant donné que les événements qui peuvent mettre fin à un simulacre sont majoritairement des contraintes d’ordre environnemental, par exemple: lieux et fuseaux horaires qui sont différents d’un participants à l’autre). Par exemple dans League Of Légendes si vous quittez à tout moment une partie vous serez pénalisé par un temps d’attente (punissions temporelle cumulable) avant de pouvoir participer de nouveau à une partie. Il y a même un tribunal qui peu finir par sanctionner ou suspendre des comptes clients qui ouvrent des possibilités à la délations.
    Donc dès que nous sommes en présence d’un produit de type MMOG : Massive Multiplayer Online Game. Même si certain ne sont pas en temps réel, comme par exemple en tours par tour s’exerce une prise d’otage du réseau par le différentiel de contrainte environnemental. Là c’est au développeur de permettre (quelque-soit le type de produit) d’intégrer des possibilités de gestions des joueurs différente afin que le tour par tour où même le temps réel n’incapacite pas la suspension pouvant être sollicité à tout moment par des joueurs. Sinon ce n’est plus des joueurs mais des clients.

    Du coup dans un autre type radical de service en ligne comme le sont les mondes persistant. Apparaît avec eux le terme de No-Life qui s’oppose au terme de Casual dont la présence de ces derniers n’est pas toujours plaisante sur ces plate-formes. Forcément puisque la charge de temps requis pour évoluer dans ces mondes est calqué sur la vie réel. Il faudra donc en suspendre un au détriment de l’autre. On remarque d’ailleurs les lacunes gigantesque des formations force de vente qui fait que l’on vent ce services pour des jeux à des gens qui n’ont pas le profil. De quoi créer des problèmes dans les familles où certaine relation humaine seront mises en suspension…

    Avant de revenir à League Of Légendes bien que votre question n’est pas précisément sur ce service.
    Pour expliquer une autre forme d’usure lié au temps, le service (à se demander si ce genre de produit nous rend vraiment service) World Of Warcraft excelle sur plusieurs domaines simultanément.

    Premièrement il exploite l’usure par l’apport de mises à jour majeur et/ou d’extension du produit de départ. Ainsi le produit n’ayant pas été pensé dans sa totalité avec un soucis de cohérence. Dès que le développeur relance la durée de vie de son service par l’ajout de nouveau contenu il produit une obsolescence de l’ancien. Ceci est particulièrement néfaste puisqu’il oblige par la prise d’otage du réseau à passer sur l’extension payante (ou de stopper totalement l’accès) sous réserve de se retrouver seul et dans l’incapacité de continuer d’exploiter les anciens acquis. Du coup il y a une usure lié à la marche forcé de la fuite en avant (marche ou meurt). Ceci a pour répercutions d’être soumis a un stress lié au temps limité pour les différentes communautés pour arpenter le contenue du produit. Mais aussi là où normalement un jeu en boite acheté et fini est soumis comme toute œuvres d’auteurs comme les films ou la musique aux droit d’épuisement. Ici le produit s’y soustrait. Plus fort encore dans ces mondes persistant la partie du contenue à moyen et haut tôt d’intérêt se trouvent sur des serveurs différents qui permettent les instances. (Permet de soustraire temporairement un groupe d’utilisateurs au monde persistant les plongeant dans un espace temps les isolants du reste des communautés pour éviter d’être parasité en ayant pour but de produire autant de copies de l’endroit que les communautés en requièrent) Ces dernières limitent par heure, par jour ou pas semaine le nombre de fois qu’il est possible de les arpenter. Est alors utilisé le Tag, équivalent au tatouage qu’il existe dans l’informatique pour verrouiller un composant à un ordinateur ou système d’exploitation unique.
    Dans ce cas précis le tatouage est une version allégée de l’esclavage (servitude) et son marquage au fer. Petit rappel World Of Warcraft est un service qui requière l’achat du jeu, de ces extensions et de s’affranchir d’un abonnement mensuel. Pour synthétisé nous sommes en présence d’un produit qui instrumentalise la forme classique de possession par l’achat d’un jeu. Il pratique une servitude de passage par l’utilisation de l’abonnement. Mais encore il falsifie la durée de vie de son contenue en dilatant les possibilités d’arpenter des espaces géographiques requis pour mener à terme le scénario. Ce qui implique que vous devrez y rester abonné bien plus longtemps que prévu si vous aviez été maître de votre temps de jeu. Il y a une instrumentalisation de cette dilatation en avançant comme argument le fait de casualiser les clients en diminuant l’impopularité des comportements à risque des no-life par le journalier. Sont récompensés les utilisateurs qui se connectent tous les jours et le service structure des étapes par des quêtes journalières. Qu’est-il le plus dangereux? Jouer beaucoup de temps en temps comme aux périodes scolaires par exemple. Ou bien tous les jours ce qui provoque l’apparition de rituels? La dangerosité est hors sujet. La dilatation sur la durée du contenu permet des rentrer d’argent bien plus massive par l’usure lié aux abonnements.
    (et je fais court)

    Pour en revenir à League of Légendes, comme ce dernier n’est pas achetable, n’a pas d’abonnement et n’est pas ouvert à de la spéculation les développeurs se privent donc de certaine communautés friande de ces possibilités. Du coup LOL est obligé de s’axer lourdement sur le E-sport. Exploite le commerce sur les joueurs en utilisant l’usure lié au temps requis pour débloquer les possibilité du contenu qui n’est pas accessible. L’usure ici est lié au fait que la vitesse de déblocage du contenu n’est pas forcément alignée sur les besoins de l’apport continuel de nouveau contenu des joueurs mais sur la focalisation/spécialisation des compétiteurs.

    Un autre exemple historiquement très intéressant car unique pour le moment à ma connaissance est Diablo III. Ce dernier dans sa version première était réellement un service en ligne privilégiant la spéculation. Avec une franchise brutale de la salle des ventes commutable en un clique de souris monnaie du jeu/argent réelle. Avec l’arrivé de l’extension du produit le développeur a planifié la liquidation du système complet de la salle des ventes. Par ce changement le développeur a flanqué à la porte la communauté des spéculateurs. Ainsi Diablo III qui était une plate-forme de spéculation c’est rapprocher de ce que l’on a le droit d’attendre en terme de jeu. Mais peu après la commercialisation de l’extension une mise à jour majeur est arrivée intégrant de nouvelle fonctionnalités ouvrant le jeu à une nouvelle communauté pour remplacer la perte des spéculateurs que sont les compétiteurs. Bref c’est tactiquement très bien jouer. Les spéculateur pourrissant le produit, le développeur liquide cette communauté pour se racheter une étique en se remplissant les poches au passage par les commissions accéléré par le stress de la liquidation des objets virtuel avec valeur réelle. Par ce lifting il se met la communauté des joueurs dans la poche qui achète l’extension. Puis quelques mois après il les enfle en intégrant un système de Ladder/Chrono/Campagne etc… pour appâter les E-sportifs. Du grand art !

    L’usure prend encore bien d’autre forme dans les détails par le théorie craft. L’instrumentalisation de l’aléatoire. Les rendements décroissant. Le fait de collectionner du dématérialisé dont nous n’avons pas la propriété etc…

    Je prépare une grosse vidéo qui debunk le jeu vidéo. Où j’explique toute ma grille de lecture et sa légitimité.

    Je finirais sur ça : Dans la religion l’interdiction de l’usure est lié a la communauté qui craint/aime se code. Ainsi même si on la retrouve dans de nombreuses traditions, l’interdiction a pour limite la limite même de sa communauté. Du coup la pratique de l’usure est utilisé tel une arme pour réduire en esclavage des adversaires idéologiques et finalement sa contrainte est plutôt respecter en interne afin d’éviter le coup de poignard dans le dos.

    La bonne question serait – je vous laisse méditer là dessus – de savoir si la communauté des développeurs pratique consciemment l’usure sur la communauté des joueurs?

  6. Raphaël dit :

    Je vois, donc en m’appuyant sur ce raisonnement j’entrevois d’autre formes d’usure:

    -je vais au marché acheter des tomates, vu qu’elles sont périssable si on ne me vend pas le pied qui va avec m’assurer un apport pérenne de tomates c’est de l’usure.

    -tous les sports utilisant des accessoires qui s’usent (tous donc, sauf si vous courrez tout nu et pieds nu) et qui demande donc d’être racheté régulièrement sont de l’usure. Sans parler de l’exploitation médiatique éventuel de ces sports.

    On pourrait multiplier les exemples à l’infini. Si on en revient à la définition faire de l’argent avec de l’argent, excusez moi mais je ne vois pas bien l’usure dans le jeu vidéo. Oh j’ai bien compris le jeu vidéo n’a pas les caractéristiques d’un jeu mais ce n’est pas la question. Même virtuel tout ces « jeux » font payer (par des moyens parfois tout à fait ignoble certes) un accès à des serveurs qui ont un aspect virtuel en effet mais qui on également une réalité physique quelque part et qui nécessite un entretien par des personnes physiques également.

    Si les buissness plan de certains « jeux » sont tout à fait critiquable (je pense à la boutique en argent réel de diablo III en particulier), le développement de ces jeux et l’entretien des serveur est bien le fruit d’un travail de personnes tout a fait réelles, ce qui n’a rien a voir avec un banquier qui regarde juste son tas d’or grossir. De plus dans la mesure ou les jeux vidéos ne sont pas des biens de première nécessité je suis un peu plus indulgent avec eux.

    Si vous voulez élargir le concept d’usure comme vous le faites, alors en ce bas monde ou les biens matériels et nous y compris ne sont pas éternels, tout est usure. Je vous laisse méditer la dessus.

    • Eddy Evanghelos Yannakis dit :

      Je vous renvois aux travaux des historiens sur la révolte des farines et la police des grains avant la révolution Française. Si vous vous interessez autant que moi à ce que nous mangeons.
      Mais aussi de l’utilité du Roi à qui appartient le Royaume de France incapacitant la spéculation immobilière.
      L’interdiction des jeux du cirque et des areines de gladiateur starifiés jusqu’aux joutes à cheval par le christianisme afin d’enrayer la propagation de la colère chez les spectateurs parieur.

      Je vous renvois à la création des licences, de la propriété intellectuel, de la privatisation…

      Je vous renvois au paradoxe sécurité/liberté de l’informatique avec la variable dématérialisation. L’apport du réseau distant requière la délocalisation de la partie critique de jeu de nos PC individuels afin de la protèger du piratage et de la triche. L’excès du coup de cette mutualisation est largement compensé par la vente direct enjambant les circuits classique de la grande distribution physique.

      L’usure n’est pas facile a appréhender car son interdiction remonte à une époque révolu puisque nous sommes dans le règne du commerce où par la destruction du sacral se créer des sanctuaires sacrés rétrécissant sous la pression de l’élargissement du profane qui touche même les ventres des mamans.
      C’est tentant de tourner ce que je dis en ridicule mais faire de l’argent avec l’argent sur le temps qui cour permet par les intérêts d’exercer une dilatation de la masse monétaire au delà de la croissante humaine ce qui opère un glissement qui est la privatisation de l’objet d’échange commun qui obère les ressources de 99% des gens. De quoi hypotèquer le futur.

      Je n’étant pas la définition de l’usure mais je comprend qu’elle soit déroutante dans un monde numérique alors même qu’elle est devenue une normale dont la transgression est en fuite en avant. (dogme de la croissance)

      • Raphaël dit :

        Je ne dit pas que les jeux dont vous parler soit une bonne chose, je dis que vous mélangez tout et cela ne sert pas votre cause de le présenter de cette manière. Je connais très bien le sujet de la guerre des farines et une police des farines remise au gout du jour est plus que souhaitable, mais sérieusement quel rapport avec LOL? LOL affame les gens? Lol spécule sur leur nourriture? N’y a t-il donc rien de plus nocif dans le monde actuel?

        Vous prenez les gens de haut en les supposant ignorant de tels ou tel sujet qui n’ont qu’un vague rapport avec la question que j’avais posé humblement à la base. Question à laquelle vous avez répondu d’une manière la plus absconse qui soit, à grand renfort de détail mytholigico-histoirique-sans-rapport-avec-la-question-pour-faire-trop-trop-cultivé. Et en petit bonus Vous vous posez en donneur de leçons en finissant par des « je vous laisse méditer », bah oui c’est vrai moi j’ai pas atteint la grace encore…

        Petit exemple vous avez dit: « L’usure n’est pas facile a appréhender car son interdiction remonte à une époque révolu puisque nous sommes dans le règne du commerce où par la destruction du sacral se créer des sanctuaires sacrés rétrécissant sous la pression de l’élargissement du profane qui touche même les ventres des mamans.
        C’est tentant de tourner ce que je dis en ridicule mais faire de l’argent avec l’argent sur le temps qui cour permet par les intérêts d’exercer une dilatation de la masse monétaire au delà de la croissante humaine ce qui opère un glissement qui est la privatisation de l’objet d’échange commun qui obère les ressources de 99% des gens. De quoi hypotèquer le futur. »

        -AUCUN RAPPORT AVEC LE SCHMILBLIK-

        LOL ne fait pas d’argent avec l’argnet sur le temps qui court, LOL ne marchandise pas le ventre des mamans.

        Ceci dit étant dit je partage complètement le sentiment général que vous essayer de faire passer. Mais vous racontez tout et n’importe quoi et dans le désordre. Si c’est votre dada, faite un article sur l’idéologie mondialo-libéraliste ça aura presque un semblant de cohérence.

        Encore un fois, je suis moi aussi contre l’usure, mais sérieusement vous mélangez tout, vous répondez avec arrogance, vous n’avez aucune cohérence de raisonnement, sincèrement vous ne servez pas votre cause en la défendant de cette manière.

  7. Raphaël dit :

    Un petit dernier « Je n’étant pas la définition de l’usure mais je comprend qu’elle soit déroutante dans un monde numérique alors même qu’elle est devenue une normale dont la transgression est en fuite en avant. (dogme de la croissance) »

    OOOOOOOOOOOOOh vous faites preuve de compréhension quelle grandeur d’âme! En attendant comme je le disait vous n’avez en rien (et sur des centaines de lignes) expliqué le rapport avec l’usure. A peine avez-vous cité quelque banalités de l’idéologie mondialo-libertaire dominante. Et au fait, c’est de se plier a l’usure qui est une fuite en avant, pas sa transgression.

    Vous êtes un repoussoir pour les gens qui essaye de comprendre ce que vous tentez de dénoncer.

    • Eddy Evanghelos Yannakis dit :

      La manière dont je présente les choses me regarde, je vois au delà de l’interface, je perce-vois, ce que vous appelé du mélange est de l’esprit de synthèse qui exploite le vécu et des travaux d’historiens afin de mettre en lumière des constantes, des similitudes, des variables avec de l’abstraction de la forme, du temps, des lieux, des noms… en intégrant la fractale du changement d’échelle de la croissante technologique qui fait varier la forme sans toucher aux fonts puisqu’il y a finalement très peu de manière différente de procéder chez l’homme.
      J’utilise la mythologie car ne pas le faire serait une insulte a sa surexploitation par l’industrie vidéo ludique et à la culture générale acquise des utilisateurs et pour d’autre raisons qui seront évoqué en entrevue ultérieurement.

      Pour ce qui est du jeu vidéo je ne vous prend pas de haut mais j’ai un niveau d’amplitude par des années de pratique des deux côtés de l’interface et de méditation qui fait que vous aurez encore pendant un moment un point de vue du dessous. Je me lance dans une succession de travaux afin de faire partager cette avance. C’est sur le temps que l’on juge si quelque chose ou quelqu’un tien la route.

      Je répond avec arrogance ? C’est mal connaître la faiblesse des supports. Je ne suis pas responsable de l’état psychologique dans lequel vous lisez mes écrits. On n’a pas inventé les smileys pour rien =)

      Vous dites : Je connais très bien le sujet de la guerre des farines et une police des farines remise au gout du jour est plus que souhaitable, mais sérieusement quel rapport avec LOL? LOL affame les gens? Lol spécule sur leur nourriture? N’y a t-il donc rien de plus nocif dans le monde actuel?

      Qu’elle est le rapport entre la révolte des farines que vous connaissez très bien ?
      Avec votre exemple avec les tomates ?
      Avec un service vidéo-ludique en ligne ?
      Et avec l’usure ?
      Vous n’êtes pas un joueur en faites vous êtes un compétiteur qui essai de jouer (instrumentalisation du jeu) au plus con.

      Bien sur que si LOL fait de l’argent avec de l’argent sur le temps qui court. Mais vous me répondez bien rapidement, certainement trop à chaud pour comprendre le poids du temps et son usure.

      Effectivement il y a présentement de la spéculation sur les denrées de première nécessité, on marchande le corps de femmes par sa désacralisation etc etc etc… Seulement il y a déjà des gens très calés sur ces sujets. Après moi je ne me permettrait pas de dire qu’ils sont plus prioritaire qu’un autre. Ce que je remarque c’est qu’il n’y a personne qui se charge de faire le ménage dans l’industrie du jeu vidéo-ludique sur plate-forme technique. Ce que je vois aussi c’est qu’effectivement les adultes font plus de dégâts que des enfants mais ces derniers ont été enfant avant. Si vous vous permettez de dire que ce qui corrompt l’éducation par le simulacre (le jeu) est secondaire voir tertiaire c’est nier les causes à effets lié à l’éducation et nié la chronologie des événements et finalement c’est une manière de me reprocher ce que vous pratiquer, le n’importe quoi. C’est minimisé l’utilité de prendre les problèmes à leurs sources. J’ai bien écrit sources au plusieurs je ne pratique pas le mono-déterminisme.

      Vous dites : Vous êtes un repoussoir pour les gens qui essaye de comprendre ce que vous tentez de dénoncer.

      Vous n’avez encore rien vu, je vais me mettre toutes les communautés qui ne sont pas des joueurs radicaux à dos.

      Les commentaires vont être bloqué je ne souhaites pas faire perdre plus de temps à l’administrateur du site avec les validations des commentaires, ni le votre ni le mien c’est usant… ^^

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