« Serais-je cette sorcière ? », par Judith Bernard (blog personnel)

judith-bernard-300Le mouvement « M6R » connaît actuellement de fortes turbulences. Des personnes estimables, des citoyens engagés en faveur de plus de Démocratie se font calomnier par quelques-uns, nous vous en parlé récemment.

Le Cercle des Volontaires tient à apporter afficher son soutien à Judith Bernard dans la controverse initiée récemment par Pascale Fautrier sur son blog. C’est pourquoi nous relayons ci-après la mise au point de Judith Bernard rendue nécessaire par les violentes attaques dont elle a fait l’objet.

Pour les internautes qui ne connaîtrait pas encore Judith Bernard (qui a co-fondé le l’excellent média Hors-Série), je préfère que vous découvriez cette grande dame par une vidéo où elle s’exprime sur un tout autre sujet, loin de cette polémique blessante qu’elle n’a vraiment pas méritée.

Judith Bernard, à propos de « l’angle alpha »

Raphaël Berland


Serais-je cette sorcière ?

par Judith Bernard

Les accusations calomnieuses que Pascale Fautrier a portées contre moi ont apparemment porté leurs fruits : le doute est semé, des inquiétudes quant à ma position politique s’expriment, et ce trouble nuit, bien sûr, au mouvement que nous nous efforçons de porter ensemble.

Pour l’accusation concernant un prétendu « fascisme » de la procédure du tirage au sort que je défends dans le M6R, comme celle concernant ce qu’elle appelle mon « soutien politique » à Etienne Chouard, j’ai répondu ici, en démontrant l’absurdité de la première, et en me démarquant très explicitement de l’indulgence coupable de Chouard à l’égard de Soral.

Mais je découvre que Pascale a ajouté au fur et à mesure d’autres chefs d’accusation, dont celui de « complaisance avec le négationnisme ». Cette nouvelle calomnie, outre qu’elle me porte un très grave préjudice personnel et public, constitue un acte de diffamation caractérisé, contre lequel j’ai entrepris de porter plainte.

Pascale a en effet cru pouvoir prendre prétexte de ce que Jean Bricmont avait été interrogé sur le site dont je suis directrice de publication, Hors-Série, par Maja Neskovic qui y anime l’émission Aux Sources, pour m’accuser de cette prétendue complaisance – ce qui suppose un nouveau raccourci calomnieux consistant à tenir Jean Bricmont pour un « négationniste », ce qu’il n’est pas ; il n’a bien évidemment jamais été condamné, ni même poursuivi, pour un tel chef d’accusation. Et pour cause : Jean Bricmont n’a jamais nié l’existence des chambres à gaz, la gravité des crimes nazis, l’horreur de la Shoah ; il milite pour la liberté d’expression et la liberté de la recherche historique, dans la lignée de Chomsky dont il est proche. C’est cette position qui lui a valu les calomnies dont il fait l’objet, et dont je fais l’objet à mon tour, puisque en tant que directrice de publication du site, j’ai été amenée à dénoncer les interprétations malveillantes qui avaient été faites de ses propos.

L’ensemble de ces accusations relève d’amalgames proprement délirants contre lesquels il convient de s’armer de beaucoup de sang-froid et d’un minimum de discernement. On jugera de leur vraisemblance en observant la liste des invités de Maja Neskovic depuis qu’elle travaille à Hors-Série : André Wilms, Jacques Bouveresse, Chris Esquerre, Jean Bricmont, Coralie Delaume, et Jean-Loup Amselle (ce dernier pour son livre Les Nouveaux rouges-bruns… ! C’est dire notre « ignorance » de ce problème). Quant aux personnalités que j’ai reçues, moi, dans mon émission (Dans le texte) : François Chevallier, Jacques Rancière, Clément Sénéchal, Chantal Jaquet, Albert Ogien, Nathalie Quintane. Chacune de ces émissions consistant dans un entretien d’environ 1H15, laissant amplement le temps d’explorer les lignes de force et les lignes de faille des positions exprimées. Il faut avoir perdu la raison pour considérer que le rigoureux travail de production d’une pensée critique qui se déploie à Hors-Série montrerait quelque complaisance que ce soit avec des idéologies fascisantes. Et je ne parle pas des années de travail pendant lesquelles j’ai réalisé pour Arrêt sur images des émissions évidemment elles aussi insoupçonnables des « sympathies » dont on m’accuse aujourd’hui.

Mais la calomnie a bon train et je découvre qu’elle se nourrit d’elle-même – on est coupable PUISQU’on est accusé, comme K chez Kafka, et me voici dénoncée comme « confusionniste », par des sites aux méthodes pour le moins… confuses : ainsi, sur le site confusionnisme.info on peut lire cette ahurissante liste d’amalgames et de mensonges : « Après avoir récemment invité Jean Bricmont dans son émission ‘Aux Sources’ sur @rrêt sur Images (mais aussi en 2012 Etienne Chouard ou Pierre Rabhi), Judith Bernard défend désormais sur Facebook Le Cercle des Volontaires : ‘Le Cercle des Volontaires, c’est plein de bons papiers et de gens très bien’ ». Soit cinq mensonges en une seule phrase : JE n’ai pas reçu Jean Bricmont dans MON émission (je ne l’ai jamais rencontré), c’est Maja Neskovic qui l’a rencontré, pour Hors-Série et non pas sur Arrêt sur images, je n’ai jamais interviewé Pierre Rabhi, que je n’ai jamais rencontré de ma vie (je ne sais même pas de quoi on l’accuse), et je n’ai pas « invité » Chouard non plus, ni à Arrêt sur images ni sur Hors-Série. Pour ce qui est de Chouard, j’ai filmé un bref entretien avec lui, notamment afin de lui faire clarifier ses positions par rapport aux thèses délirantes de Soral (à l’époque il ne l’avait pas qualifié de « résistant » ni d’homme de « gauche » – qualifications auxquelles je ne souscris nullement – mais les liens dont on l’accusait méritaient déjà des éclaircissements). C’est au cours de cet entretien que Chouard a dit, parce que je l’interpellais précisément à ce sujet : « Pour moi l’antisémitisme, c’est une saloperie. Pour moi les racismes et les systèmes de bouc émissaire qui consistent à reporter sur l’étranger, ou sur l’autre, nos misères, sont des catastrophes absolues qui nous conduisent à des massacres. Donc l’islamophobie, mais pas seulement l’islamophobie, toutes les phobies : à chaque fois que tu fais une généralité sur une population maudite, une population que tu rends bouc émissaire, c’est une catastrophe, et c’est une fausse solution à tous les coups ». La vidéo est ici.

Pour ce qui est du Cercle des Volontaires dont je vois qu’ils sont accusés aussi, j’ai découvert ce site parce que j’ai visionné et relayé l’interview de Jacques Généreux par Raphaël Berland, que j’ai rencontré dans la foulée – j’avais trouvé cet entretien remarquable, et je n’ai pas perçu chez Jacques Généreux (qui est lui aussi sympathisant de la procédure du tirage au sort), la moindre inclination fascisante ; Raphaël Berland m’a d’ailleurs fait part des accusations calomnieuses dont il avait lui-même l’objet, qui l’ont contraint lui aussi à porter plainte et à clarifier la position de son site ici.

Alors : de quoi suis-je coupable ? D’avoir toujours voulu, en toutes les matières, le plus de clarification possible. Ce qui suppose de parler aux gens dont on réclame des éclaircissements, oui ; de les filmer, de publier les entretiens, d’en restituer la teneur quand ils sont calomniés. C’est une exigence d’honnêteté intellectuelle, qui suppose davantage de travail que les raccourcis insensés auxquels se livrent mes accusateurs. Cette exigence, faut-il le préciser, me paraît aussi au principe du processus démocratique, lequel suppose le débat, l’écoute, l’argumentation, la délibération et l’exercice permanent de l’esprit critique – et non les anathèmes, les excommunions et les procès en sorcellerie qui en tiennent trop souvent lieu désormais.

Je ne voudrais pas que cette hystérie accusatoire, qui se propage dans les réseaux sociaux comme une peste, et qui met à la peine tant de bonnes volontés ahuries de se voir piégées dans cette polémique irrationnelle, mette en péril le M6R, qui porte de superbes promesses de renouvellement démocratique. Si les calomnies et la diffamation diffusées par Pascale Fautrier ont réussi à semer le doute dans les esprits et la discorde dans le mouvement, il me paraît possible, souhaitable, et peut-être même urgent, de se réunir autour d’une définition scrupuleuse du projet qui nous rassemble : une démocratie égalitaire et fraternelle, dans laquelle aucune discrimination, de quelque nature qu’elle soit, ne puisse être envisageable.

Judith Bernard, le 26 novembre 2014

Source : Le blog de Judith Bernard

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A propos de l'auteur :

Je suis Webmaster depuis 1998, et producteur de musique reggae (Black Marianne Riddim). Je suis un grand curieux, je m’intéresse à beaucoup de sujets (politique, géopolitique, histoire des religions, origines de nos civilisations, …), ce qui m’amène à être plutôt inquiet vis-à-vis du Choc des Civilisations que nos dirigeants tentent de nous imposer.

a écrit 860 articles sur ce site.


46 commentaires

  1. ignacio smofinga dit :

    Bonjour à tous !
    A se demander si je n’avais pas raison il y a 20 ans lorsque je chantais : » Penses-tu qu’internet soit en quête d’une sublimation de ton intellect ?  »
    Trop de temps passé à répondre à l’inutile , à se défendre d’avoir parlé avec untel , ou débattu avec celle-ci !
    Si une idée est bonne , elle n’en devient pas moins bonne en sortant d’un esprit divergeant .
    Les idées doivent rester plus fortes que les personnes qui les portent ou se les approprient .
    Leur partage est un élément-clé de la diffusion d’un vrai esprit démocratique voire libertaire dans nos sociétés .
    En parler sera toujours mieux que ces « clavardages » stériles dans un univers virtuel et spectaculaire .

    • Comme on dit, tu peux tuer le messager, mais tu ne peux pas tuer le message 😉

      • Bracam dit :

        Entre nous, Raphaël, tuer le messager devient de plus en plus courant, ce qui fait quand même beaucoup de victimes, et j’aimerais bien savoir qui sont les messagers les plus visés : de mauvaises gens, ou les meilleurs penseurs ?

        Pour ce qui est de tuer le message ou de n’y pas parvenir, la situation me semble relativement claire : première improbabilité, peut-on croire possible de faire ravaler la calomnie à son énonciateur ? Peut-on faire taire celui-ci ? Peut-on ramener à d’autres sentiments ceux qui se gavent de la méchanceté et de la bêtise ? En fait, peut-on vraiment réduire à néant le message calomniateur ?

  2. lantuti dit :

    Madame Judith Bernard,

    je m’étonne que dans ce grand et noble combat qui est le votre, dans cette lutte incessante pour l’éclaircissement, vous n’ayez jamais invité Soral pour qu’il puisse se défendre des accusations et calomnies qu’il doit subir si souvent.

    En effet, cracher sur Soral me parait être devenu la nouvelle condition pour pouvoir continuer à exister dans les médias et ne pas être catalogué « extrémiste d’extrême-droite radicale homophobe antisémite mangeur d’enfants » ou quelque chose comme ça. Ca ressemble fort au McCarthysme : le seul moyen de sauver sa peau c’est de prouver qu’on n’est pas communiste… en dénonçant quelqu’un d’autre, lui forcément communiste.

    Je soutiens quant à moi Etienne Chouard dans sa « coupable indulgence » car il refuse de se plier à ce tribunal inquisitoire. Si Soral ou si Chouard ou un autre a tort, qu’on le démontre plutôt que de proposer des raccourcis qui nous rappellent les ombres les plus sombres de la bête immonde encore féconde.

    Un dernier point, être « négationniste », c’est enfreindre la loi Gayssot, rien d’autre. Ce n’est pas nier la Shoah, ce n’est pas nier la gravité des crimes nazis, c’est très exactement remettre en question (d’aucuns diraient « blasphémer ») les Conclusions du Tribunal Militaire International de Nuremberg. Là dedans 4 mensonges : ce ne sont pas des conclusions mais des a priori pas forcément étayés de preuves (art.19 et art.21 dudit tribunal), pas un tribunal (une défense souvent sans avocats et sans traducteurs, des avoeux reçus sous la torture), pas militaire (on y trouvait des civils, souvent aux convictions farouches), et pas international (vae victis, seulement la « justice » des 4 vainqueurs sur les vaincus). Ces « conclusions », on y croit ou pas (vaut mieux y croire, sinon c’est prison, forte amende et diabolisation dans les médias même autoproclamés « libres ») mais appeler les choses par leur nom, c’est le début de la vérité.

    Encore une fois, s’ils ont tort, prouvez-le ou laissez parler, je ne sais pas si vous avez remarqué mais la machine à calomnier fonctionne de plus en plus mal ces derniers temps. Les étiquettes collent vraiment moins bien, au point même de se retourner parfois contre celui qui tient le tampon. Je dis ça, c’est pour votre propre crédibilité, sinon comment se plaindre de quelqu’un qui ne ferait finalement que ce que vous faites vous-même ?

    Donc non madame Judith Bernard, vous n’êtes pas une sorcière, la preuve en est que vous avez dénoncé une autre sorcière, et dénoncé aussi quelqu’un qui courageusement refuse de se plier à cette soumission idéologique et de dénoncer (comme vous le faites) les sorcières autour de lui, crime médiatiquement hérétique que vous appellerez si vous voulez « complaisance avec le sorciérisme ». En tout cas, bravo, vous êtes sauvée.

    • Judith Bernard n’a pas « craché sur Soral ». Elle a simplement expliqué sa très grande divergence et son opposition à Soral sur de nombreux points. Et elle est tout à fait fondée à le faire.

    • franz dit :

      Je suis parfaitement d’accord avec lantuti, tant sur Soral (qu’on a le droit de critiquer, mais qu’on a le DEVOIR de défendre quand il est calomnié et diabolisé comme il l’est) que sur le « négationnisme », terme inventé de toutes pièces par ceux qui veulent clouer au pilori toutes sortes de gens refusant d’avaler sans se poser de questions les conclusions d’un tribunal militaire d’exception… comme si ce genre de tribunal pouvait dire la justice de façon impartiale (un tribunal des vainqueurs pour humilier les vaincus), ou écrire l’Histoire de façon définitive !

      Il faudra un jour qu’on m’explique en quoi nier l’existence de chambres à gaz homicides (celles destinées à la désinfection des vêtements par le Zyklon B n’est niée par personne) ou contester le nombre de victimes des camps de concentration et de travail forcé serait un signe d’antisémitisme ou de complaisance envers le régime nazi ! C’est un non-sens complet, une parfaite imposture logique… Tout ce que font ou ont fait des gens comme Faurisson ou Garaudy c’est exiger l’application d’une méthode scientifique à l’histoire, et ne pas accepter comme vérités révélées, dogmes d’une nouvelle religion, des aveux obtenus après torture ou des chiffres avancés au doigt mouillé par une justice qui n’en était pas une.

      Je suis en colère quand je vois qu’on a fait passer Faurisson pour un sympathisant néo-nazi, alors qu’il est centriste, était farouchement anti-Allemand pendant la guerre (ses origines écossaises aidant sans doute) et s’était fait pincer au collège pour avoir gravé au couteau « Mort à Laval » sur son pupitre après le célèbre discours de celui-ci souhaitant la victoire de l’Allemagne.

      Je suis encore plus en colère après avoir lu « Les mythes fondateurs de la politique israélienne » de Garaudy, librement téléchargeable sur archive.org, qui démontre avec éclat la haute stature morale de ce grand homme de paix et de raison, combattant antifasciste de la première heure (un vrai, pas comme les faux d’aujourd’hui !), anti-impérialiste, anti-raciste, anti-intégriste et profondément universaliste. Comment a-t-on pu oser recouvrir de boue un tel homme, si profondément droit qu’il n’a même pas songé à rendre le dixième de ces calomnies aux salauds qui se sont acharnés sur lui ?

      « De même la critique du mythe de l’Holocauste n’est pas une comptabilité macabre du nombre de victimes. N’y eût-il qu’un seul homme persécuté pour sa foi ou son appartenance ethnique, il n’y aurait pas moins eu un crime contre l’humanité tout entière.

      Mais l’exploitation politique, par une nation qui n’existait pas lorsque furent commis les crimes, de chiffres arbitrairement exagérés pour tenter de prouver que la souffrance des uns était sans commune mesure avec celle de tous les autres, et la sacralisation (par le vocabulaire religieux lui-même — celui d' »Holocauste ») tend à faire oublier des génocides plus féroces.

      Les plus grands bénéficiaires en étaient les sionistes, se donnant pour les victimes exclusives, créant, dans la foulée, un Etat d’Israël, et, malgré les 50 millions de morts de cette guerre, en faisant la victime quasi unique de l’hitlérisme, et le plaçant, à partir de là, au-dessus de toute loi pour légaliser toutes ses exactions extérieures ou intérieures.

      […]

      Enfin, il s’agissait pour nous — en donnant, pour la plus minime information, la source et la preuve de ce que nous affirmions — de nous séparer radicalement de tous les faux destinés à jeter le discrédit sur une religion ou une communauté, et à appeler contre elle la haine et la persécution.

      Le modèle de ce genre d’infamie est le « Protocole des sages de Sion », dont j’ai, dans mon livre: Palestine, terre des messages divins, longuement démontré (p. 206 à 214), les procédés policiers de fabrication en m’inspirant de l’irréfutable démonstration que fit Henri Rollin, en 1939, dans L’Apocalypse de notre temps (Gallimard 1939) qu’Hitler fit détruire en 1940 parce qu’il anéantissait l’un des instruments favoris de la propagande antijuive des nazis (réédition, Allia 1991). »

      Roger Garaudy, conclusion des Mythes fondateurs de la politique israélienne

      • Sabine dit :

        Ne pas écouter les sirènes, mais se faire sa propre opinion en lisant et en écoutant ceux qui sont mis au pilori.
        Ça fait du bien de lire un point de vue pareil, réflexion si rare par les temps qui courent…
        Merci !!!

  3. lantuti dit :

    J’ai fait un peu long mais à force ça me fatigue de voir certains que je considère comme des opposants au système finalement baisser leur froc et accepter de hurler avec les loups bien-pensants. Si on accepte les présupposés d’un adversaire, comment le vaincre ?

    Concernant le M6R, le retour que j’ai des connaissances en faisant partie, c’est qu’elles sont privées de paroles, exclues des commentaires Facebook et parfois exclues du mouvement proprement dit, leur crime étant de vouloir un fonctionnement démocratique plutôt que des petits chefs !

    …affaire à suivre…

    • Ici, personne n’a « baissé son froc ». Il semblerait que certains supporters de Soral ne supportent pas la moindre critique publique vis-à-vis de Soral, et l’assimile tout de suite à « du crachat », de la connivence avec le système, etc.

      Pitié ! Pas de caricature s.v.p.

      On a encore le droit de critiquer (sans insulter) qui l’on souhaite, surtout ici.

      Judith Bernard a-t-elle utilisée un argumentaire fallacieux ? D’après moi, clairement, non.

      Donc arrêtez, s.v.p. de défendre hystériquement Soral dès qu’on émet la moindre critique à son égard…

      • lantuti dit :

        Peut-on s’étonner du deux poids deux mesures dont fait preuve Mme Bernard (tout en étant d’accord sur le reste d’ailleurs) sans être caricaturé en hystérique ?

      • Bracam dit :

        Le plus sidérant ? Le sentiment que Soral pourrait être entendu en l’une ou l’autre de ses idées, passée l’horreur que ses fanatiques suscitent.

      • lantuti dit :

        « Judith Bernard a-t-elle utilisée un argumentaire fallacieux » ?

        Je cite Judith Bernard dans le texte :

        « Alain Soral et son discours délirant »
        Est-ce une critique des idées, de la distanciation par rapport à sa pensée ou une attaque à la personne mettant en doute qu’il puisse être sain d’esprit ? Judith est-elle psychologue ? D’après le bon Docteur Bernard, faudrait-il enfermer Soral à l’asile pour pensées nauséabondes ? Avez-vous une liste des choses autorisées à penser à nous fournir afin d’éviter les faux-pas ? Qui va déterminer ce qui est acceptable de ce qui ne l’est pas si la liste n’existe pas encore ? Vous voyez où je veux en venir, malgré les bons sentiments originels, ça mène à la tyrannie des biens pensants, c’est du niveau fasciste anti-fasciste.

        « Soral produit un discours que j’exècre. Les relents antisémites, sexistes et homophobes qui émanent de ses allocutions suffisent à discréditer pour moi [Judith Bernard] sa position politique ».

        Pour moi ça ne suffit pas, mais si pour Judith, ses réactions physiques et émotionnelles sont suffisantes, je ne vois pas alors pourquoi elle n’accepte pas qu’une personne ait le droit de dire « les défenseurs du TAS me dégoûtent et leur discours délirant, aux relents antisémite et d’extrême-droite nous rappellent LHLPSDNH et discrédite a priori tout ce qui pourrait venir d’eux » ?

        Je vois mal la différence, peut-être pourriez-vous m’éclairer sur la différence fondamentale entre l' »argumentation » de Judith Bernard et celle de Pascale Truc ?

        Je précise que j’aime beaucoup votre travail et le Cercle des Volontaires en général, vous m’accorderez je l’espère le droit de ne pas être d’accord avec tout ce que vous relayez ou publiez (et de ne pas vraiment aimer le reggae).

        Merci en tout cas de publier les commentaires et d’y répondre, tout le monde ne le fait pas.

        Attention quand même, laisser les cerveaux malades parler des chambres à gaz sans protester vigoureusement ni les traiter d’antisémites, vous pourriez être condamné pour « complaisance envers un appel à la haine tribale » ou pour « crime contre l’Humanité » ou même pire encore.

      • lantuti dit :

        Puis-je prendre votre silence pour un « finalement ça mérite réflexion » ?

      • Non, mon silence signifie tout simplement « je n’ai pas le temps de répondre à tout le monde, de continuer à lire, à écrire, à publier de vidéos et à en regarder » 🙂

        En tout cas, pas autant que je ne le voudrais…

      • lantuti dit :

        Bonjour,

        l’actualité est riche en rebondissements.

        La toujours moins sorcière Judith Bernard rejette désormais Etienne Chouard, avec les mêmes arguments que ceux employés contre les vilains fachos (nauséabonds, pestilentiel, délirant,…, bref de l’odeur de toilettes et de la psychanalyse de comptoir).

        Pourrais-je avoir votre position sur ce nouvel article, vous qui « teniez à lui apporter votre soutien » pour le précédent, quasi identique à celui-ci, au mot prêt, à part le nom du nouvel hérétique désigné ?

        L’exclusion de quiconque au nom du principe de pureté idéologique ou de tolérance ne vous parait-il toujours pas être la première étape vers la chasse aux sorcières si justement condamnée et employée par Judith Bernard ?

        http://www.arretsurimages.net/articles/2014-12-02/Je-n-ai-pas-de-proximite-ideologique-avec-Etienne-Chouard-id7271

      • Mais dit :

        Ca fait vraiment plaisir ton bon sens!

        La vérité nous libérera….Merci Raph.

  4. bizon dit :

     » en me démarquant très explicitement de l’indulgence coupable de Chouard à l’égard de Soral »
    pourquoi Chouard n’ aurait-il pas le droit de dire que certaines positions de Soral sont intéressantes? Tout n’est peut-être pas bon à prendre chez Soral mais tout n’est certainement pas à jeter non plus. N’ a-t-on pas le droit d’ avoir un avis nuancé? Il me semble que la nuance serait la moindre des choses surtout venant de la part de quelqu’un proche du front de gauche qui n’ est autre qu’une arnaque. Je renvoie sur ce point aux excellentes conférences de François Asselineau. En ne proposant jamais de sortir de l’ euro et de l’ UE, le front de gauche cautionne ce projet anti-démocratique. Aussi que ceux qui exigent un positionnement par rapport à Soral aient l’ honnêteté intellectuelle d’exiger un positionnement par rapport à Mélenchon ou EELV ou tout autre individu ou officine politique oeuvrant à la destruction des états-nations.

    • Je crois que Judith a très bien pointé du doigt ce qui me semble, à moi aussi, un élément central (et une erreur d’appréciation de la part d’Etienne Chouard). D’après moi, Soral n’est pas « de gauche » (il ne suffit pas d’être « populaire » pour être de gauche). Et surtout, surtout, Soral n’est pas « un grand résistant » (faux pas pousser, quand-même…. Quand-même !!)

      • lantuti dit :

        Qui est de « gauche », qui est de « droite », qui est « in » qui est « out », et lui il est « hype » ou pas?…

        Pourquoi ne pas s’attacher aux idées plus qu’à ces concepts qui ont perdu leur sens depuis au moins 83 ? Cette division du monde en deux parties est clairement réductrice et effectivement empêche les nuances, donc la pensée (à mon avis). C’est un peu comme utiliser le terme « démocratie » pour critiquer notre système. Frank Lepage en parle super bien, même si lui aussi critique les liaisons dangereuses de Chouard. Je ne rejette pas ces spectacles parce que je ne suis pas d’accord sur un point avec lui. Imaginons qu’un jour on découvrait que Chouard était raciste, ou pire encore, antisémite, devrait-on rejeter tout le travail qu’il a accompli ?

        Ou alors, au moins définir précisément ce qu’on entend par Gauche et par Droite. Etienne Chouard l’a fait et je serais assez d’accord avec elle. J’aimerais bien avoir votre définition, on serait probablement d’accord sur pas mal de points.

        Sans définition claire, ça ressemble à la psychanalyse, de la cooptation sans fond, on est de gauche parce que quelqu’un de gauche a dit qu’on était de gauche.. ou pire, on est d’extrême-droite antisémite parce que quelqu’un de gauche l’a décrété, il va falloir vivre avec ça… Tout le monde a sa propre définition de G/D, qui se résume au final souvent à « gentil » contre « méchant ».

        Et c’est un peu ce qui se passe dans les médias, « on » doit se justifier de notre appartenance à la gauche comme un concept global et cohérent. Comment classer quelqu’un qui est pour le mariage gay et contre le droit de vote des étrangers? Difficile et surtout sans importance. Cette fracture imposée par les médias entre droite et gauche, homme/femme, Homo/Trans, musulman/catho empêche de voir la réalité,
        elle ne sert qu’à masquer la vraie différence qui est 99% / 1%.

      • bizon dit :

        Pourquoi ne demande-t-elle à Chouard de s’ expliquer quand il dit du bien de Mélenchon? Contrairement à Soral, ce dernier à oeuvrer à la destruction de la France, au chômage de masse. Aujourd’hui il y a 10 millions de français qui vivent sous le seuil de pauvreté et Mélenchon en porte une part de responsabilité, ce qui n’ est pas le cas de Soral, lequel n’ a jamais été aux affaires. Pourquoi cette indignation sélective?

      • Katharina dit :

        Il est de plus en plus étonnant comment des hypothèses dingues sont affichées par vous de « faits ». Et je m’étonne de plus en plus de si peu de tenue et de liberté. Judith Bernard? Oh mon dieu! Quelle référence… rien d’original … des « pensées » universitaires, des théories, aucunement « metteur en scène », aucunement « artiste » puisque manque total de créativité et de liberté et d’esprit, non? En tout cas pour moi. Normal qu’elle conteste et qu’elle conteste et qu’elle conteste. un numéro trop grand – il manque de classe chez elle.

      • faguolaowai dit :

        Raphaël, Soral ne serait pas résistant, alors il serait quoi ? Qui est résistant en France ?

  5. alain poueyto dit :

    Eh oui c’est dur de se faire traiter d’antisémite, de négationniste mais c’est le cas de tous les dissidents en France. Si elle réfléchissait un peu elle verrait qui e si Soral ou Dieudonné sont traités d’anti sémites alors elle saurait que c’est faux puisque dès qu’une personne veut sortir de l’euro, du mondialisme ou de l’antiracisme bidon eh bien il se fait traiter d’antisémite.
    Alors tant pis pour elle .

    • Elle réfléchit un peu, et même beaucoup. Mais vous n’avez peut-être pas beaucoup réfléchi vous-même : si, effectivement, n’importe qui se fait traiter d’antisémite aujourd’hui, une personne réellement antisémite peut tout-à-fait être qualifiée d’antisémite par d’autres. Donc le fait de se faire traiter d’antisémite ne démontre en rien que vous ne l’êtes pas (ni que vous l’êtes, d’ailleurs, mais ça vous l’aviez déjà compris).

      Et non, une personne injustement calomniée, ce n’est pas « tant pis pour elle ». Vous penseriez différemment si vous étiez la cible de calomnies.

      • alain poueyto dit :

        Lisez mon commentaire et après vous pourrez commenter car si je dis que c’est tant pis pour elle c’est qu’elle argumente sur les personnes dissidentes comme les autres le font sur elle. Quand elle critique les autres sur leur antisémitisme supposé elle reprend les mêmes termes que ceux qui sont affichés à son encontre.
        Et si vous critiquez une politique, un certain pays, l’euro, vous êtes antisémites. Alors de toute manière on s’en moque car tout ça c’est fini game over aux sbires du mondialisme.

      • franz dit :

        Je ne pense pas que alain ait dit « tant pis pour elle » gratuitement : en effet, si on ne défend la liberté et la dignité que pour les personnes qui pensent comme soi-même, on ne les mérite pas vraiment.

        Je n’ai pas besoin d’être royaliste pour ne pas accepter qu’on calomnie les royalistes. Je n’ai pas besoin d’être communiste pour me sentir blessé si on calomnie les communistes. Je n’ai pas besoin d’être « Soralien » pour me sentir insulté quant on traite d’antisémite un de ceux qui se préoccupent le plus du sort des « juifs du quotidien », qui toujours ont subi le contrecoup des exactions de leurs « élites » autoproclamées, aujourd’hui totalement irresponsables dans leurs mensonges et leurs incitations à la haine et à la vengeance.

  6. Raskolnokof dit :

    Nous sommes en plein dans la double pensée orwellienne et ceux qui se prétendent défenseur de valeurs soi-disant démocratiques sont les premiers à les flouer.

    Je ne connais pas le travail de Judith Bernard mais de crier aux loups avec les loups pour se faire une place n’est pas de bonne augure et ne me donne guère l’envie de la connaître plus.

    C’est ce que dit une personne qui importe et non la personne, aussi enfermer A SORAL ou tout autre dans une panoplie est tout simplement malhonnête et absurde.

    Alain Soral dit parfois des conneries comme quiconque Alain Soral ne dit pas que des conneries comme quiconque.

    Aussi, courber l’échine comme elle le fait pour avoir sa place au chaud dans les media alors qu’elle les conspue implicitement est tout simplement un aveu d’allégeance au système en place qui se maintient grâce à une opposition, à son opposition d’apparat.

  7. Lovyves dit :

    Bonsoir
    Je soutiens, complètement, Judith Bernard, elle est intelligente et sincère.
    Face à l’abject il est bon de faire front.
    Juste une remarque pour Judith Bernard :
    « … et en me démarquant très explicitement de l’indulgence coupable de Chouard à l’égard de Soral. »
    Là Judith vous avez manqué de discernement, un « reste » de BCBG, sans doute.
    Il n’y a que 2 camps, Edith, avec ou contre le système, lequel écrase toute dissidence.
    En espérant que cet épisode soit édifiant pour Edith et d’autres, peut être.

  8. Air One dit :

    Bonsoir,
    Ancien abonné à Arrêt sur Images et abonné à Hors-Série, je déplorais il y a peu suite à une émission sur les « rouges-bruns » qu’aucune personne victime d’accusation infamante en antisémitisme/révisionnisme/négationnisme ne porte plainte quand ces supputations s’avèrent gratuites, non fondées et basées sur une volonté manifeste de nuire. Pêle-mêle : Etienne Chouard, Jean Bricmont, Michel Collon, Eric Naulleau, Didier Porte, JC Lefort, Jean-Luc Mélenchon, Bruno Masure, Pierre Carles et l’équipe du Plan B, Julien Salingue d’ACRIMED, la liste n’est pas exhaustive mais ne cesse de s’allonger et personne n’a porté plainte en diffamation, jusqu’à ce que Judith Bernard – dont je suis le travail depuis plusieurs années – se décide, semble-t-il, à siffler la fin de la partie et rétablir son honneur et sa probité devant la justice.
    J’appuie cette démarche courageuse et espère qu’elle sera prise en exemple par ceusses qui pensent à tort car c’est contre-productif que cela ne vaut pas la peine de faire un procès et qu’une réponse du berger à la bergère suffit. On le voit bien, les blogs « antifa » anonymes fleurissent, lynchent, diffament et salissent dans une impunité coupable et les calomniés sont en partie responsables de ce laisser-aller.
    Quant à « l’affaire Judith Bernard » en particulier, si Mme Fautrier est convaincue que Judith Bernard est une « fasciste » comme elle a eu le front d’écrire sur son blog, alors l’occasion lui sera donnée devant un juge de prouver son accusation mais je lui souhaite bien du plaisir. Une condamnation et un casier judiciaire devraient lui permettre de retrouver la raison et le sens de la mesure. Je suis pour la liberté d’expression la plus large possible mais elle a forcément des limites quand le désird e nuire est manifeste, et c’est le cas.
    J’ajoute, puisque j’ai suivi « l’affaire Bricmont » sur Hors-Série et participé aux débats dans le fil de commentaires lié à l’émission où il était invité, que Daniel Schneidermann n’est pas tout à fait étranger à ce qui arrive à Judith Bernard puisque dans un édito lamentable publié sur le site d’Arrêt sur Images, il avait accusé Bricmont d’être antisémite, et pointé le rôle « coupable » des chroniqueuses du site Hors-Série en estimant qu’elles avaient manqué de professionnalisme.
    Je profite de cet article pour renouveler mon soutien à Hors-Série, et à Judith en particulier.
    Une question : le Cercle des Volontaires a-t-il effectivement porté plainte contre le même type de calomnie et si oui, quelle a été la décision rendue ?

  9. souria dit :

    M. Raphaël Berland, ce qui se passe actuellement avec les accusations de Mme FAUTRIER sur J. BERNARD sont très graves à la fois pour le M6R et la dignité bafouée de J. Bernard, qualifiée de fasciste et soumis par Mme Fautrier de démissionner du M6R alors que cette dame n’a aucun pouvoir au sein du M6R. Pour preuve, se sentant isolée, elle demande sur sa page facebook le soutien du M6R et du PG : « Je m’étonne une fois encore du peu de soutien reçu dans cette polémique qui tourne à l’aigre, de la part de la direction provisoire du m6r et des responsables du Parti de Gauche. ». En ce sens, il ne faut pas mélanger les positions sectaires de cette dame avec les sympathisants et militants du PG. Beaucoup qui sont pourtant contre le TAS ont trouvé la méthode de Mme Fautrier scandaleuse et totalitaire. Personnellement, sympathisante du PG et ouverte à des débats transpartisants (gauche et droite), je suis favorable au TAS. Ici, ce ne sont les partis qui sont en cause mais des intellectuels « bienpensants » qui discréditent à eux-seuls le travail de ce beau mouvement… C’est bien dommage !

  10. Lucien dit :

    Il y a de quoi être démoralisé lorsqu’on voit les attaques risibles de Fautrier à l’encontre de Judith Bernard. Avec des gens qui résonnent de manière si manichéenne nous ne sommes pas sortis de l’auberge.

  11. souria dit :

    Oui! Cette Mme Fautrier accuse maintenant la direction du PG : « …et je commence à en avoir assez des contorsions peu claires de la direction du PG à cet égard : le blog de Corine Morel-Darleux). On préfère m’isoler moi que les éléments pré-fascistes organisés qui ont investi m6r. Quel est le sens de cette politique?? »

  12. Air One dit :

    Et hop la troisième couche, le CDV accusé par Arrêt sur Images (lien payant mais forum lisible en accès libre) d’être un site complotiste : http://www.arretsurimages.net/articles/2014-11-29/M6R-Chouard-et-Soral-troublent-le-mouvement-de-Melenchon-id7265

  13. Carlet dit :

    Putain vous êtes graves tous… Faut pas déconner non plus quoi… Ce ne sont que des mots… Vous voulez faire la guerre ? pour des mots ? Soyez un peu indulgents avec vous et les autres. Judith Bernard quand elle dit quand elle dit : « en me démarquant très explicitement de l’indulgence coupable de Chouard à l’égard de Soral » il faut replacer dans le contexte ! Elle est sous le coup d’une espèce d’étiquetage médiatique (voir linchage publique) odieux pour elle qui est une grande penseuse et humaniste. Ne savez-vous pas que d’être exclue est dur ?

    Chouard a ses positions vis à vis des relations à entretenir avec les pires penseurs de l’humanité. Il considère que l’on doit tous parler les uns avec les autres et que c’est de cette façon que l’on évite la guerre des clans et que les hommes peuvent vivre ensemble. C’est un peu naïf peut être mais plein d’espoir. Judith Bernard ne partage pas cette position et l’exprime. Nous sommes beaucoup plus nombreux à ne pas vouloir discuter avec les pires !
    Merci à ces deux grands penseurs et passeurs de réflexions sur notre avenir politique que sont E. Chouard et J. Bernard.

    • franz dit :

      Vous pouvez enlever J. Bernard de la liste des « grands penseurs » : c’est juste une petite fille qui voudrait faire la révolution sans salir ses chaussures ni se décoiffer.

    • lantuti dit :

      Carlet, Judith Bernard vient de m’appeler :

      elle vous demande expressément de choisir un camp maintenant, c’est elle ou Chouard !

      Elle me dit que vous devriez être dans son camp et pas chez les vilains fascistes d’en face sinon vous êtes bon pour « complaisance avec une complaisance avec une complaisance (…) avec des pensées nauséabondes » et votre droit à la parole dans l’espace public sera renié.

      Votre choix ?

      • lantuti dit :

        Ah, elle me prie de rajouter « que d’être exclue c’est dur », mais seulement quand c’est elle l’exclue, sinon pas de problèmes de conscience, pour les autres c’est mérité.

        D’ailleurs, elle se tient prête avec un article calomnieux à votre endroit en attendant avec impatience votre choix.

        C’est comme ça, pour Judith Bernard, on prend tout ou on rejette tout, George W. Bush serait fier de savoir qu’on le cite dans les discussions dissidentes.

        Ou alors on fait comme Chouard, on accepte de prendre ce qu’il y a de bon chez l’autre et on prend sur soi d’encaisser leurs défauts horripilants, parce qu’on sait qu’on n’est pas soi-même parfait. Par contre on est traité de tous les noms par des Judith Bernard.

        Aie, je suis désolé Carlet, c’est trop tard pour vous, vous êtes condamné, le verdit est tombé.
        Sur médiapart l’article vient de sortir :
        « Carlet a attendu trop longtemps avant de faire son choix, il est donc à exclure. »

        Bienvenue chez les vilains ! Réjouissez-vous, vous verrez, on s’habitue vite, ça fait même rigoler toutes ces étiquettes à force.

  14. Serge ULESKI dit :

    harger Chouard pour préserver sa place dans un mouvement fantôme appelé m6r, c’est comme lâcher la proie pour l’ombre. Bon retour à l’oubli donc Judith ! Quant à votre
    déclaration « sur l’honneur » à propos de votre non-alignement sur Chouard et le tirage au sort, elle se lit comme ces confessions du temps du
    Maccarthysme. Mais attention ! Le système ne vous lâchera pas pour autant ! Il vous faudra
    dénoncer un ou deux acolytes supplémentaires. Allez ! Judith, vous y
    êtes presque ! Encore une dernière !

  15. Judith Bernard (CSOJ) Démocratie tirage au sort, révocation, comptes à rendre

    https://www.youtube.com/watch?v=cc3k6wPbhuY

  16. cyril dit :

    par rapport a la vidéo,c’est vrai que l’éboueur,le plâtrier,l’électricien ou la femme de ménage ( ou tous les boulots dégradés et dégradant ) ne rêvent que de s’épanouir par le travail.

    j’aime bien judith bernard,bourgeoise bohème naïve,rêveuse et humaniste.le problème n’est pas un quelconque angle alpha,mais le prisme par lequel elle regarde le monde. tout le monde,pour dire le moins,ne le voit pas comme elle. il y a des quantités de gens qui le 15 du mois n’ont plus que des pâtes a bouffer,qui ont une boule au ventre en allant au boulot parce qu’harcelés par un petit sous chef qui a perpétuellement un pet de travers,il y aussi des légions de gens qui pensent que la vie sociale ne s’arrête pas au simple fait d’avoir des collègues de travail,d’autres qui s’abrutissent a grand renfort de télé et d’émissions débiles pour penser a autre chose qu’a leur quotidien,ce qui ne demande pas d’effort intellectuel,etc……

    nous vivons dans une france a plusieurs vitesses. tout comme j’aime bien lordon judith,surtout quant pour dire que le ciel est bleu,il a besoin de faire une conférence avec une tonalité lexicale aristocratique. je suis de gauche,elle aussi,mais nous ne vivons pas les mêmes réalités et nous sommes pour beaucoup d’entres nous dans les difficultés a cause d’une certaine gauche bourgeoise qui rêve d’un monde fait de phrases grandiloquente et de concepts particulièrement creux mais qui dans le concret ne vaut absolument rien.

    il est quant même surprenant d’entendre lordon qui est un fonctionnaire parler de révolution,c’est comme si mac do parlait de nourriture saine. va plutôt du coté de francis cousin ma chère judith,ça a quant même plus d’épaisseur qu’un lordon au niveau analytique.

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