Interview de François Asselineau à propos du referendum grec et des tractations entre Tsipras et l’Eurogroupe

fa 2V2François Asselineau est le président-fondateur de l’Union Populaire Républicaine (UPR), un parti politique qui vise à réunir les français pour faire sortir la France de l’Union Européenne, de l’euro et de l’OTAN. Il nous livre son analyse singulière sur le referendum grec, la démission du ministre des finances Yanis Varoufakis et les tractations en cours entre Alexis Tsipras et l’Eurogroupe.

Nous abordons ensuite des questions plus générales telles que la place des États-Unis sur l’échiquier mondial ainsi que le rôle et le fonctionnement de l’ONU. En dernier lieu François Asselineau nous entretient sur l’actualité de l’UPR et sa participation aux prochaines élections régionales.

Propos recueillis par Gérôme-mary Trébor et Baptiste Mannaia

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A propos de l'auteur :

Citoyen engagé, je m’intéresse particulièrement à l'économie et la géopolitique. Je suis convaincu qu'en se passant le mot nous finirons par réveiller les français qui hibernent depuis trop longtemps et à reprendre la main sur nos institutions. Parce que nous ne pouvons pas laisser une partie de l'humanité sur le bord de la route, parce qu'un citoyen informé en vaut dix, parce qu'unis nous sommes une force inarrêtable, plus que jamais la ré-information est un devoir.

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6 commentaires

  1. nedland dit :

    Quand FA nous dit que le FN n’évoque jamais l’article 50, il se trompe … Voir la proposition de résolution sur le rétablissement de la démocratie en Europe par la dissolution de l’Union déposé au PE et faisant explicitement allusion au fameux article 50. Européennehttp://www.frontnational.com/2015/06/proposition-de-resolution-sur-le-retablissement-de-la-democratie-en-europe-par-la-dissolution-de-lunion-europeenne/

  2. macno dit :

    J’aimais bien Asselineau et j’ai été parmi les premiers il y a 7/8 ans à visionner ses conférences qui à l’époque étaient interminables et assez difficiles à regarder, mais j’étais allé jusqu’au bout et je ne l’avais pas regretté…

    À vouloir impérativement ne prêcher que pour sa paroisse sans tenir compte de la situation sociale, politique et géopolitique, et en l’occurrence ici de celles de la Grèce, en dénigrant systématiquement tous ceux qui ne sont pas strictement sur sa ligne, Asselineau perd toute crédibilité politique, et c’est bien dommage.

    Dire qu’il faut sortir de l’euro, c’est comme dire un jour j’irai vivre en « Théorie » parce qu’en Théorie, tout se passe bien…
    En Théorie, il est vrai que sortir de l’Euro ce serait certainement la meilleure solution pour la Grèce, et là je suis d’accord sur beaucoup d’arguments de Asselineau, mais j’ajouterai…en Théorie seulement, le pays de « plus belle la vie »…

    J’aimerai qu’on m’explique comment, après si peu de temps au Pouvoir, des Partis comme Syriza qui n’ont jamais exercé aucune responsabilité politique et qui je pense ont été les premiers surpris d’avoir été élus, avec une administration fiscale en déliquescence et/ou inexistante, avec des banques au bord de la faillite, avec un marasme économique et des Pressions continuelles de l’UE [et ce ne sont là juste que quelques points pour résumer la situation], peuvent-ils du jour au lendemain organiser ce bouleversement qu’est déjà un changement de monnaie dans des conditions normales, et il faut donc imaginer ce « bouleversement » dans des conditions pour le moins anormales?

    Je ne sais plus qui a dit :
    « L’Euro est une autoroute sans sortie, on ne sait pas le défaire »

    De toute évidence la toute première chose dont Tsipras, son gouvernement et TOUTE la Grèce avaient le plus besoin, c’était de TEMPS…(en admettant même qu’ils auraient pour but futur de sortir de l’UE, il ne faut surtout pas l’annoncer trop longtemps à l’avance, mais avoir le temps de s’y préparer…)

    Le but premier des « Machiavels » de l’UE, était de l’en priver de TEMPS, et le plus vite possible en faisant sauter ce gouvernement honni.
    Ils ont manifestement perdu, mais pour l’instant seulement, à l’heure où j’écris…
    C’est en cela que Tsipras et Varoufakis ont très bien joué, et qu’on n’entend d’ailleurs plus trop Angela Merkel.
    Le problème de la Grèce n’est d’ailleurs pas celui de la Grèce, paradoxalement il est celui de l’Allemagne qui pourrait être potentiellement en faillite, si la Grèce faisait tâche d’huile, mais, là ce serait trop long à aborder dans un simple commentaire.

    Une bonne idée peut s’avérer des plus exécrables et même tout simplement catastrophique si elle est appliquée à un moment inopportun.
    Asselineau n’est pas le seul dans ce cas de « conseiller mais pas payeur », Sapir fait strictement la même chose.
    C’est bien gentil de lancer des invectives d’économistes planqués: « sortez de l’euro, mais sortez donc de l’euro! ». D’un côté il faut en avoir la possibilité et/ou la force, et ce n’est pas évident alors que derrière il y a la politique, celle toute simple de la vie des gens, et en embuscade la géopolitique qui elle se moque totalement de tout ce qui est sur son chemin…. D »un autre côté qui peut affirmer qu’un les buts ultimes des néoconservateurs américains, de la Finance Internationale, n’est-il pas justement la destruction de l’Euro et la balkanisation de l’UE? Qui peut en être vraiment certain?
    Et là ce n’est plus dans votre domaine, monsieur Asselineau…
    Quand un économiste parle de la Grèce, il y a pendant ce temps des milliers de gens qui font la queue devant les banques, et eux ils n’ont comme seule et unique possibilité celle de se jouer le film « et pour quelques euros de plus », et en version originale…
    L’économiste s’en fout, le Politique lui, il est obligé d’en tenir compte, enfin il devrait.
    À l’heure où je termine ce commentaire le Grexit est peut-être en route, et pour la 3ème fois en un siècle l’Allemagne va risquer de mettre le chaos en Europe.
    Dans l’absolu, ce n’est pas plus mal, mais dans l’absolu seulement. Il est à noter que « l’absolu » est un proche cousin de la « théorie »…
    Reste à espérer qu’il n’y aura pas trop de casse en Grèce et ailleurs (la contagion!), surtout pour tous ceux qui n’en n’ont pas les moyens, et ils sont des millions.
    À un moment vous dites: « Varoufakis est un ultra atlantiste »? Je me suis pincé pour être certain de ne pas avoir rêvé. Vous ne m’aviez pas habitué à raconter des salades…
    Monsieur Asselineau, qui n’avance pas recule, et en dénigrant tout le monde avec votre ego surdimensionné, c’est pire que de la reculade, c’est de la débandade. Il y a 8 ans vous étiez le seul ou presque à dire certaines choses, aujourd’hui ce n’est plus le cas, mais vous n’avez pas évolué, et même pire vous en arrivez à insulter tous ceux qui ont l’audace de n’être pas dans vos obsessions (obsessions qui sont fondées je le redis, mais qui ne sont pas les seules à répandre le chaos mondial actuel).
    J’ai trouvé un autre titre pour votre mouvement: ARTICLE 50

    • A qui vous adressez-vous lorsque vous dites « vous » ou « votre mouvement » à la fin de votre commentaire ?

      • macno dit :

        @ Raphaël Berland,
        Le « vous » ou « votre mouvement » s’adressait bien évidemment à Asselineau. C’était dans la continuité de ce qui précédait où je m’adressais directement à Asselineau.
        Je n’interviens pas souvent, mais vous êtes dans mes « consultations » régulières préférées
        Vous avez eu raison de passer cet interview, il met bien les pendules à l’heure: il ne faut surtout pas aborder le problème grec avec « de gros sabots ». À force de camper sans tenir compte des possibilités politiques, les « simplement réalisables », ou géopolitiques à long termes pertinentes, Monsieur Asselineau (notamment avec son article 50) finit par chausser « de gros sabots »…
        Je le redis, même si dans l’absolu la décision de « sortir de l’euro » est la panacée, n’est-ce pas très précisément ce que veulent les néoconservateurs, ceux d’un N.O.M. qui bien évidemment n’existe pas?
        Je n’ai pas de certitudes quant à la réponse, mais par contre, Monsieur Asselineau lui, il en a trop.

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