Justice de Classe, par José Fort (LeGrandSoir)

air-france-2-600À quatre heures trente ce lundi matin, dans les commissariats de plusieurs départements proches de Paris, l’alerte était au rouge : rassemblement des policiers, dernier briefing sur la mission, vérification des armes et des gilets pare balles, répartition des personnels dans les véhicules. L’opération était programmée à six heures pétantes. Il fallait faire vite et éviter les témoins.

S’agissait-il de terroristes préparant un attentat ? De malfrats impliqués dans de sales affaires ? De voyous en col blancs spécialistes du détournement de biens publics, anciens membres des gouvernements d’hier et d’aujourd’hui, de la droite et son extrême ? D’assassins recherchés ? Vous n’y êtes pas.

La rafle de ce matin visait plusieurs salariés d’Air France suspectés d’avoir arraché leurs chemises à des membres de la direction venus annoncer des milliers de licenciements après s’être octroyés, eux et leur PDG, des augmentations de salaires allant de 30 à 70%.

L’ancien ministre « socialiste » Jules Moch s’était distingué en 1948 en faisant tirer sur les mineurs en grève. Il les qualifiait de « racailles ». Manuel Valls a vu des « voyous » parmi les salariés désespérés d’Air France et a fait donner la police. Les années passent, les méthodes des puissants (et de leurs supplétifs sociaux-traitres) ne changent pas pratiquant la même violente et méprisante justice de classe.

José Fort

Source : Le Grand Soir

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A propos de l'auteur :

Je suis Webmaster depuis 1998, et producteur de musique reggae (Black Marianne Riddim). Je suis un grand curieux, je m’intéresse à beaucoup de sujets (politique, géopolitique, histoire des religions, origines de nos civilisations, …), ce qui m’amène à être plutôt inquiet vis-à-vis du Choc des Civilisations que nos dirigeants tentent de nous imposer.

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1 commentaire

  1. Tutu dit :

    Quelques que soient les revendications, qu’elles soient satisfaites ou non, ces manifestations ne peuvent mener à une révolution que si les manifestants s’organisent en grève générale illimitée, la seule arme de destruction massive du capitalisme, la seule arme qui associe qualité et quantité. Le seul moyen de se réapproprier notre vie, ce sont les conseils ouvriers, salariés qui permettront d’abolir ce système où la concurrence, la compétition, le productivisme, le profit sont les seules valeurs reconnues.

    La grève générale illimitée n’est pas une revendication, elle est une affirmation de force, elle est la révolution, elle est la lutte finale, elle est le bouillonnement créatif de tous pour tous, elle est l’abolition du salariat, de l’argent, elle est la promesse d’un avenir radieux.

    http://democratisme.over-blog.com/page/2

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