Grèce : ainsi se termine le mythe de la restructuration de la dette

Grèce VouliDurant les élections de janvier, Syriza avait conquis le pouvoir en promettant entre autres choses, l’allègement de la dette d’au moins 50 %. Durant les élections de septembre, selon Tsipras [NDLR : premier ministre grec], une restructuration de la dette grecque dans des proportions historiques était imminente. Cette restructuration était supposée être assurée grâce aux négociations agressives que le gouvernement grec avait menées.

Mais aujourd’hui, Christine Lagarde a lâché une véritable bombe qui a fait voler en éclats le mythe de la restructuration de la dette.

Je crois qu’un allègement de la dette grecque n’est pas nécessaire, a déclaré Christine Lagarde lors d’une interview type après l’Eurogroupe. Ce dont nous avons besoin, a-t-elle noté, c’est d’un retour en arrière par différents mécanismes. Nous sommes tous d’accord sur le fait que la viabilité de la dette grecque repose sur l’application du programme, a insisté C. Lagarde. Celle-ci a souligné que le but du FMI est que la Grèce soit capable de se refinancer de nouveau sur les marchés et cet objectif guidera les décisions. Lorsque l’on calcule la viabilité de la dette grecque, nous devons avoir pour objectif le retour de la Grèce sur le marché, a ajouté Mme Lagarde.

La question de la viabilité de la dette a fait verser beaucoup d’encre. Cependant, aucun de ceux qui ont parlé du sujet ne s’est donné la peine de nous dire quand une dette était viable ou ne l’était pas. La raison en est simple.

Parce que la définition de la viabilité de la dette trahit des critères politiques et des positions sociales sur la base desquelles personne ne s’accorde.

Si on la juge du point de vue des intérêts des créanciers, alors toute dette est viable à partir du moment ou le créancier peut obtenir ses règlements en argent ou en nature.

Si on la juge point de vue du débiteur, ce n’est pas du tout ainsi, parce que la vie même du débiteur entre en ligne de compte lorsqu’il s’agit de considérer sa capacité de remboursement.

Et encore plus s’il s’agit de tout un peuple.

Texte original publié sur Lógios Ermís et traduit du grec par Laurent Antoniou http://www.logiosermis.net/2016/04/blog-post_487.html

 

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