Le séparatisme catalan et ses alliés d’extrême droite

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Raül Romeva (à gauche), le « ministre catalan des Affaires étrangères », lors de sa dernière tournée américaine, aux côtés de « l’ambassadeur » de Catalogne aux États-Unis, Andrew Davis (à droite).


À propos de l’auteur : Né en 1988, Nicolas Klein est professeur agrégé d’espagnol. Il se consacre, dans le cadre de recherches universitaires, aux questions d’image de l’Espagne à l’étranger, et de relations internationales de l’Espagne. Il tient son propre blog, Actualité espagnole.


Que le séparatisme catalan révèle de plus en plus sa nature violente, intolérante et xénophobe est un fait désormais avéré. Comme nous l’avions déjà souligné sur Actualité espagnole, cette haine viscérale de l’Espagne n’est pas l’apanage de quelques militants illuminés mais se manifeste aussi au sein des appareils politiques des partis indépendantistes, de droite comme de gauche. Dorénavant, cependant, c’est le gouvernement régional catalan lui-même qui s’allie aux plus écœurantes des factions d’extrême droite partout dans le monde, notamment aux États-Unis d’Amérique (grand référent et protecteur du séparatisme en Europe).

C’est ainsi que lors de son dernier voyage outre-Atlantique, durant ce mois de septembre, le « ministre catalan des Affaires étrangères », Raül Romeva, s’est entretenu avec des représentants de l’aile droite du Parti républicain. Il a notamment rencontré Dana Rohrabacher, néo-conservatrice qui avait, en septembre 2015, soutenu le « droit à décider » du « peuple catalan » (sic) aux côtés de quatre autres représentants de cette frange du Parti républicain (Randy Weber, Mario Díaz-Balart, Ileana Ros et Carlos Curbelo) ainsi que d’un démocrate de Floride (Albio Sires). Ces hommes et femmes politiques soutiennent d’ailleurs les mouvements indépendantistes dans d’autres pays du monde, comme le séparatisme du Baloutchistan (Pakistan).

De son côté, le président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, est entré en contact avec le lobby cubain anti-castriste et ultra-capitaliste des États-Unis, notamment représenté à Washington et Miami par Mario Díaz-Balart. Rappelons que ce lobby, très proche de George W. Bush et de José María Aznar, prône des coupes drastiques dans le système de santé publique ou la diminution radicale des impôts pour les plus riches. Tout un programme déjà largement appliqué par le gouvernement de Puigdemont.

L’on passera évidemment sur les soutiens enflammés qu’Artur Mas avait déjà pu obtenir de la part de l’extrême-droite xénophobe flamande ou de la Ligue du Nord, qui n’est pas connue pour ses positions progressistes. La Candidature d’Unité populaire, qui appartient prétendument à la gauche « radicale », n’a pour le moment pas beaucoup protesté contre ces alliances internationales…

Nicolas Klein

Source : El independentismo catalán se entrega a los amigos de Bush y Aznar

Pour aller plus loin :

La violence croissante des séparatistes catalans : deux jeunes filles agressées à Barcelone

Les insultes xénophobes des séparatistes continuent

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2 commentaires

  1. andré dit :

    C’est tout a fait logique, le lobby d’Aznar entre en contact avec les independentistes. Prouesse journalistique, sans doute !

    • Nicolas dit :

      « Lobby proche d’Aznar » ne signifie pas « lobby d’Aznar » ou « lobby dirigé par Aznar ». Et les lobbies américains (voire les lobbies en général) jouent toujours sur plusieurs niveaux. Rien d’extraordinaire à cela.

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