Révélation : les USA ont mené une guerre secrète contre la Syrie dès 2011, selon l’ancien premier ministre Qatari

Hamad Bin Jassem Al Thani

L’ancien premier ministre qatari Hamad Bin Jassem Al Thani

Hamad Bin Jassem Al Thani, ancien Premier ministre du Qatar, confirme que les États-Unis, l’Arabie Saoudite, la Turquie et le Qatar ont comploté en vue d’armer des groupes rebelles et de mener ainsi une guerre secrète contre la Syrie ; une guerre « par proxy », comme disent pudiquement certains spécialistes, mais surtout une guerre illégale au regard du droit international.

Voici l’extrait accablant de l’interview que cet ancien Premier ministre a accordé récemment à la BBC. Ce montage-vidéo et cette traduction ont été réalisés par la journaliste Adeline Chenon Ramlat.

Raphaël Berland


Verbatim

« Dès que les événements ont commencé en Syrie, je suis allé en Arabie Saoudite rencontrer le roi Abdallah. Cela fait suite aux consignes de son altesse le prince Père (le père de l’actuel prince du Qatar). Je lui ai dit : ça se passe comme ça [en Syrie], il m’a répondu : « Nous sommes avec vous. Continuez ! Occupez-vous de cette affaire et nous nous coordonnons avec vous. Mais vous prenez l’affaire en main ».

Et nous l’avons prise en main, je ne veux pas donner de détails, nous avons des tas de documents et preuves sur ce sujet. Tout ce qui partait [en Syrie], allait en Turquie en coordination avec les forces spéciales américaines. Toute distribution se faisait par les forces américaines. Les turcs, nous mêmes et nos frères syriens et tous les militaires étaient présents.

Il y a eu, peut-être, une erreur quand on a soutenu un groupe. Mais pas DAECH. Ils exagèrent, là ! Y aurait-il eu une relation avec Al Nosra ? Peut-être, au nom de Dieu, je ne sais pas. Mais je dirais : même s’il y a eu, lorsque nous avons reçu [l’ordre] qu’il faut arrêter de soutenir Al Nosra, nous avons arrêté de le soutenir. Et on s’est concentré sur la libération de la Syrie.

Nous nous sommes disputé le butin… Et le butin s’en est allé ! Et nous continuons notre dispute. Maintenant, Bachar [Al Assad] est là, en Syrie. Bon, maintenant vous dites : « Que Bachar reste ». OK, nous n’avons pas d’objection, nous n’avons pas de revanche à prendre sur lui. Il était notre ami… Nous menions le même combat avec vous, mais vous avez changé ! Dites nous, nous changeons ! »

Sources : TraductionOriginale

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A propos de l'auteur :

Je suis Webmaster depuis 1998, et producteur de musique reggae (Black Marianne Riddim). Je suis un grand curieux, je m’intéresse à beaucoup de sujets (politique, géopolitique, histoire des religions, origines de nos civilisations, …), ce qui m’amène à être plutôt inquiet vis-à-vis du Choc des Civilisations que nos dirigeants tentent de nous imposer.

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2 commentaires

  1. Léa dit :

    Sauf que Bachar depuis, n’est plus leur ami.

  2. Bouddha Vert dit :

    Cela manque quand même cruellement de matière pour pouvoir commenter ces petits morceaux choisis.

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