Le Portugal s’empare de la caisse de retraite pour soulager son service de la dette (Express.be)
La semaine dernière, le gouvernement portugais a donné son feu vert pour permettre aux fonds de pension de pouvoir investir davantage dans les obligations d’État portugaises. Désormais, les fonds de pension pourront investir jusqu’à 90% de leurs actifs en obligations souveraines, alors qu’ils étaient limités à 55% jusqu’à présent. L’écart représente environ 4 milliards d’euros, une bénédiction pour le gouvernement qui veut réduire ses coûts de financement. Le Portugal n’a pas besoin de financement supplémentaire pour 2013, mais cette nouvelle mesure devrait lui permettre de couvrir un quart de ses besoins de financement pour 2014.
La technique employée par le Portugal n’est pas nouvelle, et les économistes lui ont même trouvé un nom, parlant de «répression financière». En poussant les investisseurs captifs à placer leurs avoirs dans les obligations gouvernementales, elle permet de réduire les coûts de service de la dette publique. Lorsque les taux d’intérêt passent en dessous du taux de croissance nominal (taux de croissance majoré de l’inflation), la dette exprimée en pourcentage du PIB tend à baisser. « Pourquoi voudriez-vous restructurer la dette alors que la répression financière est si élégante? », demande Joseph Di Censo, un ancien fonctionnaire du FMI devenu gérant de portefeuille chez BlackRock.
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Pour aller plus loin, voir le reportage d’Euronews sur l’impasse politique au Portugal et les manifestations des portugais à l’ Assemblée nationale.
Portugal crise sociale, impasse politique par zapataguevara
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