Livre : « La Guerre des Monnaies – La Chine et le Nouvel Ordre Mondial », de Hongbing Song

la-guerre-des-monnaies-220Le monde entier semble en état de choc face aux attentats commis à Charlie Hebdo, de l’Allemagne, à l’Iran en passant par les États-Unis, tous ont adressé un message à la France. Sur internet et à la télévision, les informations circulent. Chacun amène ses hypothèses, prend position, interprète les faits et désigne des coupables. Il est de notre devoir de rester calme et lucide. Les tensions augmentent et la stratégie du « diviser pour mieux régner » ne s’est jamais aussi bien appliquée qu’en ce moment.

C’est dans ce contexte de troubles et de questions subsistantes, que je vous propose un livre, pour éteindre votre télévision et prendre du recul face aux événements, pour tenter de comprendre la cause des causes des problèmes économiques de notre monde, mais pas que…

Le livre de Hongbing Song « La Guerre des Monnaies : La Chine et le Nouvel Ordre Mondial ». En tant que professionnel de la finance aux Etats-Unis, Hongbing Song, d’origine chinoise, a repéré un certain nombre d’irrégularités et d’incohérences dans le système financier américain, ce qui l’a amené à se documenter à travers de nombreuses lectures. Toute son expérience et ses recherches sont condensées en seulement 400 pages, afin de retracer l’histoire de la finance du 19ème siècle jusqu’à nos jours. Vendu à des centaines de milliers d’exemplaires en Chine, il est aussi lu par ses hauts fonctionnaires, afin de comprendre au mieux les enjeux économiques de demain et surtout qui sont les plus grands criminels de ce monde.

Vous comprendrez à travers ce livre comment les grandes banques ont réussi à établir une aussi grande fortune, à court-circuiter les démocraties et même à s’asseoir dessus avec la célèbre phrase de Mayer Amschel Rothschild « Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font les lois », de quoi faire méditer ceux qui se disent révolutionnaires par leur vote…

C’est d’ailleurs avec la famille Rothschild que commence ce livre. Pendant la guerre de Waterloo, alors que tout le monde en Angleterre avait lu la presse qui annonçait la défaite du pays face à Napoléon, Nathan Rothschild envoya un « informateur » pour vérifier l’issu de la bataille. Surprise surprise, l’informateur revint aussi vite que possible pour annoncer la défaite de Napoléon, et Nathan Rothschild profita de cette information arrivée en avance pour répandre la fausse rumeur de la victoire de Napoléon, ce qui eut pour effet un effondrement des cours. Il put ainsi racheter une énorme quantité d’actions à vil prix… Des pans entier de l’économie anglaise passèrent ainsi sous son contrôle.

Depuis, c’est émissions de bons du trésor d’Angleterre (à l’époque, sorte de chèque indiquant la quantité d’or détenue par le propriétaire), avec l’or derrière qui n’est pas gentiment resté dans les coffres, mais qui est plutôt revendu ailleurs. C’est aussi la planche à billet qui marche de plus en plus au fur et à mesure que l’Angleterre impose sa couronne (monnaie du pays) dans les autres pays, jusque la fin de sa domination en tant que première puissance économique du monde, ou plutôt, jusqu’à son transfert de pouvoir…

On passe aux États-Unis, pays qui a subi une terrible lutte pour sa construction et son indépendance, que l’on résumera dans cet article, à une lutte contre les banques anglaises au travers des réseaux qu’elles ont établis dans le pays. Abraham Lincoln disait lui-même « J’ai deux grands ennemis : l’armée sudiste positionnée face à moi et la haute finance dans mon dos. Des deux, c’est la seconde qui est la plus dangereuse… ».

L’aboutissement de cette lutte, est une défaite pour le peuple américain, avec la création en 1913 de la FED. L’organisation de celle-ci, a été démocratiquement réfléchie et pensée pour l’intérêt général, à l’abri de tout regard indiscret, entre banquiers dans une réunion de plusieurs jours tenue secrète sur la « Jekyll Island » (vous avez dit ironie ?).

L’établissement de celle-ci se fera par un vote favorable au congrès l’avant veille de Noël (période de grande mobilisation… Pas vrai ?), après maintes corruptions de députés, journalistes et économistes (certainement des menteurs à la Lenglet) et dont le nom choisi n’a pas été « Banque Centrale » mais « Réserve Fédérale », parce que banque et centrale ça ne plaît pas aux oreilles des gens, ça sent trop le banquier qui veut accaparer tout l’argent du pays, surtout après la panique de 1907 qui a rendu l’opinion publique très hostile à la banque, alors que « réserve » et « fédérale », il y a une douce musique de stock et d’état gérant derrière. Rassurez-vous, le résultat est le même.

Par la suite, on connaît l’histoire, 1ère guerre mondiale, crise de 29, 2ème guerre mondiale, rêve américain, assassinat de Kennedy et donc fin du décret « 11 110 », fin de l’étalon or etc, mais pour comprendre le rôle des banquiers, il ne vous reste plus qu’à le commander !

Toutes les citations et les sources qui m’ont aidé à écrire cet article se trouvent dans le livre « La guerre des monnaies – La Chine et le nouvel ordre mondial » de Hongbing Song.

William Perroquet

Voici un sympathique dessin animé pour bien tout résumer

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A propos de l'auteur :

Tel un oiseau, je m'envole sur le net et m'évade dans les livres. J'en reviens volontaire après avoir médité et trouvé quelques graines. J'écris, j'assemble, je construis mon nid et l'expose sur la presse libre.

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4 commentaires

  1. Duquenne dit :

    Bonjour,
    j’aimerais pouvoir envoyer la référence de ce livre à des amis américains. Mais à ma grande surprise le livre ne semble pas traduit en anglais. Est-ce une mauvaise recherche de ma part ?
    Si tel était le cas, je trouve ça très dommage car j’aurais aimé savoir comment le public américain aurait reçu ce livre, et aussi avoir les arguments des contradicteurs. Je trouve ça même étrange, d’autant plus que le modèle économique actuel est dominé par les anglo-saxons, et qu’il pourrait éveiller les conscience outre-atlantique.

    Merci de votre réponse.

    Sincères salutations,
    Arnaud Duquenne

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