Les chrétiens aussi prient dans la rue : reportage à Sainte-Rita après l’expulsion


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Quand des fidèles (à Sainte-Rita ou ailleurs) se retrouvent à prier dans la rue, c’est qu’un lieu de culte manque ou que ce lieu de culte leur est refusé ou retiré (1). À l’évidence la religion doit s’exercer dans un cadre privé. La privatisation d’un espace public (2) pour une pratique religieuse, quelle qu’elle soit, ne devrait donc jamais se produire. C’est par contre, pour ceux qui y sont réduits, un moyen d’interpeller la société, de la questionner.

Dimanche 7 août 2016 a été célébrée la première Messe post-expulsion de Sainte-Rita, par l’Abbé Guillaume de Tanoüarn, à même la rue François Bonvin à Paris, en présence de nombreux fidèles venus prier devant l’Église menacée de démolition.

Quelques deux cents chrétiens ont pu assister à l’office religieux, en pleine rue, avec le soutien de Frigide Barjot, militante chrétienne, venue protester contre la destruction de ce haut lieu spirituel du quartier.

Le Cercle des Volontaires a voulu être présent, quatre jours après l’évacuation, afin d’informer sur le devenir de ce Lieu Saint, désormais muré et gardé par une équipe de vigiles, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et encadré par les forces de l’ordre…

Reportage réalisé par Abass Basma


(1) L’église Sainte-Rita est menacée de destruction après avoir été revendue par son propriétaire. C’est par contre une perte pour les fidèles, les riverains, et le patrimoine parisien (même si sa destruction a été validée par la « commission du vieux Paris » un comité consultatif présidé par la Maire de Paris).

(2) La messe en public de dimanche avait fait l’objet d’un demande de manifestation (acceptée) en préfecture.

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