Loi Macron : petites et grosses arnaques entre amis

macron-300Nous vous avions déjà parlé du parcours d’Emmanuel Macron, ce jeune politicien aux dents qui raient le parquet, et qui n’a de socialiste que le nom. C’est lui qui déclarait récemment aux Echos : « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires », et de creuser ainsi un peu plus encore le niveau encensé des inégalités ? Ne soyons pas trop dur avec lui : M. Macron n’a certainement pas eu le temps de regarder le documentaire « Sweatshop. Deadly Fashion »…

Voici qu’il vient de pondre une de ses premières loi, son premier forfait pourrait-on dire… Bien sûr, cette loi porte son nom, il s’agit donc de la « Loi Macron ». Journalistes indépendants et lanceurs d’alerte, vous avez du soucis à vous faire. Car comme le résume très judicieusement la vidéo qui suit, de très nombreuses affaires, portées récemment à la connaissance du grand public, ne pourraient sortir après cette loi Macron sans faire encourir de très gros risques judiciaires aux « fuiteurs »…

Raphaël Berland

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A propos de l'auteur :

Je suis Webmaster depuis 1998, et producteur de musique reggae (Black Marianne Riddim). Je suis un grand curieux, je m’intéresse à beaucoup de sujets (politique, géopolitique, histoire des religions, origines de nos civilisations, …), ce qui m’amène à être plutôt inquiet vis-à-vis du Choc des Civilisations que nos dirigeants tentent de nous imposer.

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1 commentaire

  1. Gilles Gomel dit :

    Merci pour cette vidéo, mais il y a d’autres horreurs dans le projet de loi Macron =:

    http://blogs.mediapart.fr/blog/richard-abauzit/181214/projet-macron-en-route-pour-lesclavage

    « Le projet déposé à l’Assemblée nationale prévoit rien de moins que de supprimer le droit du travail : il s’agit de la modification discrète de l’article 2064 du CODE CIVIL et de l’abrogation de l’article 24 de la loi n° 95-125 du 8 février 1995 relative à l’organisation des juridictions et à la procédure civile, pénale et administrative.

    Au vu de la place de ces modifications dans le projet déposé à l’Assemblée nationale (Chapitre II DROIT DU TRAVAIL section I Justice prud’homale – article 83), l’interprétation de l’intention est peu douteuse : le « volontariat » des salariés pourrait désormais permettre à l’employeur de s’exonérer de la loi et des accords collectifs, du moment qu’avec le salarié ils règlent leurs litiges par convention entre eux !, les prud’hommes étant alors dessaisis.

    C’est un retour à 1804.

    Le droit du travail repose sur la réalité de l’exploitation des travailleurs qui, en langage juridique est nommée « subordination ». Le salarié est aux ordres, soumis à son employeur pour son embauche, son contrat, l’exécution de son contrat et son licenciement. L’exact contraire du droit civil dans lequel les deux parties sont à égalité. Il a donc été ajouté dans le code civil actuel que les contrats de travail étaient exclus de ce droit entre égaux, le code du travail servant précisément à limiter pour partie l’arbitraire patronal.
    Le projet MACRON, sans qu’aucun média ne le soulève, abroge l’alinéa qui, dans le code civil, exclut les contrats de travail. Ce n’est ni plus ni moins que la suppression du droit du travail. Un retour au code Napoléon, et à la loi Le Chapelier : plus aucune entrave à la liberté d’exploiter. Il suffira au patron, pour chaque litige, d’obtenir « l’accord » du salarié et aucun juge, prud’homal ou non, ne pourra venir troubler cet « accord » au nom d’un quelconque droit du travail. Travailler le dimanche, la nuit, 12h par jour, 60h par semaine, pour un demi-SMIC…du moment que le salarié est « d’accord ». »

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