L’inculture de Charlie : de la liberté d’expression à la liberté de provocation

je-suis-mohamed-600« L’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine, la haine mène vers la violence ». Ibn Richd

Depuis les années 80 du siècle passé, il est devenu certain que tout média, intellectuel ou institution en quête de notoriété affiche ouvertement sa haine de l’Islam et son prophète Mohamed, Paix et Salut sur Lui (PSL), sous un prétexte trompeur nommé « liberté d’expression », une valeur cardinale pour la démocratie que Charlie a travestie en une expression de provocation délibérée.

La « liberté d’expression » a de multiples sens

Peut-on parler de liberté d’expression sans limite dans les pays qui défendent la liberté d’expression ? NON, car la liberté absolue n’existe pas. Christophe Bigot, l’avocat des médias, affirme que « la vérité absolue n’est pas du tout une tradition française » (1).

La législation française prévoit-elle des limites ?

Tribunal de Nurenberg

Tribunal de Nurenberg

En Occident, comme l’avaient fait Fabius et Gayssot en France, la loi censure l’histoire, en interdisant aux chercheurs et aux historiens et autres de rouvrir les dossiers précis pour une révision historique de certains faits de la seconde guerre mondiale dans le seul but de rétablir la vérité historique. Ces dossiers sont clos depuis le procès de Nurenberg. Sous couvert de la liberté d’expression, les États Occidentaux incitent à un abus d’expression pour discréditer une nation ou un groupe d’individus qui ne partagent pas leurs valeurs ou qui n’appartiennent pas à leur civilisation. Comme la liberté d’expression implique une lourde responsabilité, les législateurs français l’ont bien limitée. En effet, la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse sanctionne:

. La diffamation : « l’imputation d’un fait précis portant atteinte à l’honneur ou à la considération d’autrui ». Porter atteinte à l’honneur de plus d’un milliard de musulmans, n’est-ce pas une diffamation ?

. L’injure : « toute expression outrageante en forme de mépris ou d’invective ». Les pourfendeurs de la liberté d’expression qui se cachent derrière celle-ci et encouragent les intellectuels et autres pour faire intentionnellement injure à l’ensemble des musulmans ne pensent-ils pas qu’ils commettent un outrage et une offense sous forme de mépris ? Le Larousse définit l’injure comme « action, procédé qui offense ».

. L’incitation à la haine et à la violence : « l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou appartenance à une ethnie, nation, race ou à une religion ». La publication de ces caricatures n’est-elle pas une apologie de la haine et une incitation à la violence contre une grande partie de la population mondiale ? Mettant en avant les articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 pour nous faire croire que la notion de blasphème a été supprimée du droit français, ils dissimulent que ces articles prévoient aussi que tout citoyen doive répondre de ses abus tels que définis par la loi. Deux remarques s’imposent :

1. Charlie Hebdo ne savait-il pas que ses caricatures sur Mohamed (PSL) ferait réagir les musulmans offensés ? Il est donc le principal commanditaire des troubles à l’ordre public. Il est donc punissable en vertu de la loi française.

2. N’y a-t-il pas un abus que l’on ne voudrait pas voir ? Les publications en question ne sont-elles pas assimilables au « fait de sortir d’une norme ou d’une règle » (2) ?

Siné, dessinateur "viré" de Charlie Hebdo pour avoir blagué sur les juifs

Siné, dessinateur « viré » de Charlie Hebdo pour avoir blagué sur les juifs

En France, la justice est ambivalente

La liberté d’expression est à géométrie variable chez Charlie Hebdo. En 2008, l’hebdomadaire licencie le dessinateur Siné sous prétexte d’antisémitisme, pour avoir ironisé sur « une éventuelle conversion au judaïsme de Jean Sarkozy » après ses fiançailles avec Jessica Darty (3). C. Bigot laisse entendre que le journal ne s’en est jamais pris au judaïsme. « Le journal satirique a été poursuivi davantage par des associations catholiques que musulmanes »(4).

L'affiche du film "Ave Maria"Par le passé, la justice française est intervenue pour défendre une religion et aujourd’hui, elle se considère non concernée au motif de ne pas brider l’expression. Évoquant l’article 1 de la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État, elle avait interdit en 1984 une affiche du film « Ave Maria«» sur laquelle on voit une jeune femme seins nus, pieds et mains liés sur une croix. Les juges ont estimé que « la représentation du symbole de la croix dans des conditions de publicité tapageuses et en des lieux de passage public forcé constitue un acte d’intrusion agressive et gratuite dans les tréfonds intimes des croyances » (5). Pourquoi la poitrine nue de l’actrice Isabelle Pasco trouble-t-elle la justice française, et pas la posture obscène dans laquelle le journal Charlie Hebdo représente le prophète Mohamed (PSL) ? La liberté d’expression en France est modulable en fonction de la cible. Elle est virulente pour une civilisation et apprivoisée pour une autre. Elle n’a pas seulement des limites, mais des lignes rouges.

N’en déplaise à Manuel Valls qui déclarait « jamais le blasphème ne sera dans notre droit » (6), le délit de blasphème existe bien dans le droit français, sinon, comment expliquer le dépôt d’une proposition de loi sur l’abrogation du délit de blasphème en Alsace-Moselle par le sénateur UMP François Grosdidier ? Il faut rappeler que le rattachement de l’Alsace et de la Moselle en 1918 a réintroduit la notion de blasphème dans le droit français via l’article 166 du code pénal allemand de 1871 qui punit le blasphème de trois ans de prison, et ce par le biais du concordat. Valls feint d’ignorer que Hollande et le parti socialiste avaient voulu intégrer le concordat dans la Constitution. Dans sa lettre du 13 février 2012, Hollande écrivait : « le maintien du concordat doit être abordé avec respect et compréhension de ce que fut ce territoire français » (7) et proposait la reformulation de l’article 1° de la constitution dans ce sens.

Il y aura toujours des fanatiques qui, par excès d’irresponsabilité, feront du zèle pour prétendre faire avancer la liberté d’expression, se donnant de fausses victoires en provoquant les musulmans. Ceci étant, il ne s’agit nullement de provoquer les assassins des journalistes de Charlie et des autres, leurs crimes doivent être rigoureusement sanctionnés. Il est manifeste que Charlie Hebdo ignore les positions de Mohamed (PSL) à l’égard des communautés juives et chrétiennes qui vivaient sous sa protection, pour le comparer ainsi aux terroristes que son État crée, en collaboration avec d’autres pays occidentaux, par des politiques d’exclusion et de marginalisation produisant les conditions les plus favorables au développement de la radicalisation.

La tolérance de Mohamed (PSL) envers les autres religions

silhouette-ecriture-arabeBeaucoup croient à tort que Mohamed ne tolère pas l’existence des autres religions. Je traite dans ce chapitre les fondements établis par le prophète pour traiter avec les gens d’autres confessions. Nous pouvons résumer la relation du prophète Mohamed (PSL) avec les autres religions par un seul verset: « A vous votre religion, à moi la mienne » (Coran 109,6).

La Sahfia ou la constitution de Mohamed (PSL)

Contraint de quitter La Mecque, le prophète s’installa à Yathrib (Médine) où il fut accueilli par de nombreux convertis à l’Islam. Comme dans cette ville vivaient des tribus hétéroclites, il fut vite reconnu comme le seul chef de la ville. Le prophète de l’Islam, une fois établi à Médine, a tenu à définir la relation des musulmans avec les non musulmans, les chrétiens, les juifs, les zoroastriens, les polythéistes, de même que les gens affiliés à aucune religion. Afin d’assurer une gestion juste de la communauté, Mohamed (PSL) mit en place en 623 un pacte, la Sahfia de Médine, l’équivalent d’une constitution (8).  Dans ce document signé par toutes les tribus, on trouve les valeurs universelles constitutives du système de gouvernance adopté par le prophète : l’unité, l’ordre, la solidarité, la fraternité, la justice, la tolérance et l’humilité.

Le premier acte de cette constitution stipulait que tous les habitants de Médine, musulmans, chrétiens, juifs et idolâtres qui avaient signé le pacte de paix « constituent une seule nation à l’exclusion de toutes les autres ». La notion de citoyenneté y était pleinement confirmée. Les non musulmans jouissaient de la même protection et de la même sécurité que les musulmans. Le prophète a dit : « quiconque tue une personne qui a signé une trêve avec les musulmans ne sentira pas l’odeur du paradis ». Comme les musulmans étaient en position d’avantage, il avait fait cette mise en garde contre les mauvais traitements dont les personnes d’autres confessions auraient pu avoir à souffrir.

Comme il y avait trois grandes tribus juives (les Beni Qaynuqa, les Banu Nadir et les Bani Qourayda), il était normal qu’un chapitre du pacte soit réservé à ces tribus. Il leur fut accordé des principes leur conférant un statut d’égalité et de partenariat avec les musulmans, ainsi qu’une totale liberté religieuse, culturelle, administrative et juridique. Voici quelques dispositions de cette constitution:

1. Les Juifs des Beni Awf constituent une communauté vivant avec les croyants. Aux juifs leur religion et aux croyants la leur. A chacune des deux communautés ses seigneurs et ses individus.

2. Aux juifs de s’occuper de leurs dépenses et aux musulmans des leurs. Juifs et musulmans doivent agir en commun accord contre quiconque s’attaque aux signataires du pacte.

3. Nul d’entre eux ne doit faire du mal à son allié et tout allié agressé doit être secouru.

4. L’intérieur de Yathrib est inviolable en vertu de ce pacte. Juifs et musulmans doivent se liguer pour repousser tout ennemi qui attaque Yathrib à l’improviste.

5. En cas de dissensions et de divergences susceptibles de mener à la perversion, les signataires de ce pacte d’en réfèrent à Dieu-Tout-Puissant et à Mohamed, messager de Dieu, la Paix soit sur Lui.

6. Les juifs, leur identité reconnue, disposent d’un gouvernement exécutif qui obéit au Chef d’État Mohamed et d’un pouvoir judiciaire propre.

Le prophète Mohamed et la tolérance religieuse

Dans toutes ses lettres envoyées à ses émissaires, le prophète Mohamed (PSL) mettait en évidence que les institutions religieuses ne doivent en aucun cas être attaquées. En 628, une délégation de religieux du plus vieux monastère au monde, Sainte-Catherine du Mont Sinaï en Egypte, se rendit auprès de Mohamed (PSL) pour lui demander sa protection. Le prophète lui octroya une charte, garantissant à cette délégation des droits :

« Ceci est un message de la part de Mohamed ibn Abdella, constituant une alliance avec ceux dont la religion est le christianisme ; que nous soyons proches ou éloignés, nous sommes avec eux. Moi-même, les auxiliaires de Médine et mes fidèles de Médine, nous nous portons à leur défense, car les citoyens sont mes citoyens. Et par Allah, je résisterai contre qui que ce soit qui les contrarie. Nulle contrainte sur eux à aucun moment. Leurs juges ne seront pas démis de leurs fonctions ni les moines expulsés de leurs monastères. Nul ne doit détruire un édifice religieux leur appartenant, ni l’endommager, ni ni voler qui que ce soit pour ensuite l’amener chez les musulmans. Quiconque en vole quoi que ce soit viole l’alliance d’Allah et désobéit à Son prophète. En vérité, les chrétiens sont mes alliés et sont assurés de mon soutien contre tout ce qui les indispose. Nul ne doit les forcer à voyager ou à se battre contre leur gré. Les musulmans doivent se battre pour eux si besoin est. Si une femme chrétienne est mariée à un musulman, ce mariage ne doit pas avoir lieu sans son consentement. Une fois mariée, nul ne doit l’empêcher d’aller prier à l’église. Leurs églises sont sous la protection des musulmans. Nul ne doit les empêcher de les rénover ou de les réparer, et le caractère sacré de leur alliance ne doit être violé en aucun cas » (9).

Cette déclaration des droits a été rédigée 14 siècles avant la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et celles de la France et des Nations Unies de 1948.

Le prophète Mohamed et la tolérance politique

Le prophète Mohamed (PSL) s’est également distingué par sa tolérance en matière politique. Il désigna un non musulman, Amr Ibn Oumaya Ad-Damri comme ambassadeur et l’envoya chez le Négus, roi d’Éthiopie.

coran-300Le prophète Mohamed et les prisonniers

 Quelques préceptes du prophète en temps de guerre:

1. Il est interdit aux musulmans de mutiler les morts et de recourir à la duperie.

2. On ne doit pas prendre à parti les prêtres, les fonctionnaires religieux et les chefs religieux.

3. Les vieillards et les invalides, les femmes et les enfants, ne doivent pas être tués. On doit toujours avoir présent à l’esprit la possibilité de la paix.

4. Lorsque les musulmans pénètrent en territoire ennemi, ils ne doivent pas semer la terreur parmi la population, ni lui infliger de mauvais traitements.

5. Une armée musulmane ne doit pas établir son camp en un lieu qui peut gêner le public. Quand elle se déplace, elle doit prendre soin de ne pas bloquer le chemin et de ne pas causer d’inconvénients aux autres voyageurs.

6. Lorsque les prisonniers sont placés sous surveillance, ceux qui sont proches parents doivent être mis ensemble. Ils doivent bénéficier d’un certain confort, les musulmans doivent prendre plus grand soin du confort des prisonniers que du leur.

7. Les émissaires ou délégués des autres pays doivent être respectés. Toute erreur ou manque de courtoisie de leur part doit être ignoré.

8. Quand un musulman prend en charge un prisonnier, il doit le nourrir et l’habiller de la même façon que lui.

Norman-Finkelstein-300

Norman Finkelstein

Les détracteurs de l’islam font l’amalgame entre une religion et le comportement condamnable de personnes se disant musulmanes, mais nuisant ostensiblement à cette religion. Si je m’applique le raisonnement de certains médias qui à travers les terroristes, un des pires ennemis de la religion musulmane, considèrent les musulmans comme des assassins et des sanguinaires, je dirais que la France, sous l’occupation, était entièrement collaboratrice. Ce qui est faux, car il y avait de la résistance. L’islam n’est pas violent. le Coran le confirme : « quiconque tue une personne sans raison agit comme s’il tuait toute l’humanité ». Enfin, comme le souligne parfaitement Norman Finkelstein, professeur de sciences politiques de renommée internationale : « Charlie Hebdo n’est pas satirique, il est sadique ». Il suffit de rappeler que le prophète Mohamed (PSL) a été classé par l’historien, mathématicien et astronome Américain Michael Hart en tête des 100 « plus influentes personnalités de l’histoire »  dans son livre publié en 1978, et que la cour suprême des États-Unis d’Amérique l’avait honoré en 1935. Les nains qui s’attaquent aux géants ne deviendront jamais des girafes !

A la lumière de ce qui précède, je m’adresse aux lecteurs animés par un esprit de discernement pour juger, et distinguer qui est véritablement haineux et violent.

Laid Seraghni

Alger, le 22 janvier 2015


(1) La tribune du 15 janvier 2015

(2) Dictionnaire Larousse

(3) Figaro.fr du 25 février 2009

(4) RTL, 14 janvier 2014

(5) L’Observateur du 20 janvier 2015

(6) Metro News du 13 janvier 2015

(7) Le Monde du 13 février 2012

(8) Akram Dhya Al Oulari, Madinan society at the time of the prophet, International Islamic Publishing House, 1995

(9) Ahmed Sakr, Muslim and no Muslim, face to face, Knowledge Lombard 10 – Arrêt sur image du 20 janvier 2015

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14 commentaires

  1. Aurelys dit :

    Merci Monsieur Seraghni ; puissiez-vous être publié à grande diffusion, votre article devrait devenir un outil d’éducation grand public….quand on sait comment ensuite le christianisme est allé pourfendre « les impies » déjà au moyen-âge pour soi-disant défendre le tombeau du Christ, on a « juste un peu » honte, à la suite de telles remarques …hélas les violences accumulées par l’Occident européen depuis des siècles n’a jamais fait que susciter la violence de « l’autre » en face, les gens de Charlie hebdo, paix à leurs âmes aussi, si possible, en se réclamant le droit de provoquer au nom de la liberté d’expression ne font que perpétuer le comportement arrogant d’un occident qui a toujours voulu se voir supérieur à toutes les autres civilisations rencontrées, ils ne sont donc en rien des rebelles mais des perpétuateurs d’un système qui est actuellement en train d emontrer où il a emmené le monde. Je ne fais pas l’apologie du terrorisme non plus en faisant ce commentaire, pas plus que de tout extémisme religieux, je suis française, mais j’ai cotoyé de très près un pays musulman une grande partie de ma vie, et tout ce que j’en ai tiré comme philosophie c’est : on ne peut pas brimer des peuples et des cultures de façon aussi répressive et, oui, violente, une autre violence, mais violence quand même, sans avoir un jour le retour de bâton ; l’Occident est en train de vivre ce retour de bâton, et hélas ses peuples ne le savent pas – ou ne veulent pas le savoir. et l’épisode Charlie en est un épisode navrant.
    Merci encore pour votre article extrêmement fin et mature. Au plaisir de vous lire encore sur le Cercle des Volontaires.

  2. Tutu dit :

    Bonjour,
    L’Islam, une religion de paix? Peut-être, mais voici quelques passages du Coran à propos des incroyants, c’est à dire des non-musulmans :
    -qu’ils meurent de rage (III;119)
    -saisissez-les et tuez les où que vous les trouviez (IV;89-91)
    -le seigneur détruit les villes quand les habitants restent païens (VI;131)
    -extermine ceux qui nient les signes (VII,72)
    -la Géhenne guette l’insolent, il n’y boira que du pus, qu’à grand peine il avalera (XIV;16,17)
    -quand vous rencontrez des incroyants,frappez leur la nuque jusqu’à les abattre et liez les bien fort (XLVII;4)

    etc, etc, le Coran, parole de Dieu en direct live, est truffé de ce genre d’imprécations.
    En tant qu’incroyant, j’ai du mal à ne pas me sentir agressé, même si l’on y trouve aussi des paroles apaisantes.
    Cela dit, la Bible et le Talmud n’ont pas grand chose à lui envié.Le Nouveau Testament est plus perfide, mais c’est une autre question.
    Libre à chacun de croire ce qu’il veut, et à moi de douter.

    http://democratisme.over-blog.com/page/2

    • Seraghni Laid dit :

      Bonjour monsieur Tutu,
      Ces versets sont souvent utilisés pour montrer la violence de l’Islam. pour prouver que le Coran appelle au meurtre des non musulmans. Ils coupent les versets des autres versets qui précédent ou succèdent et l’enlèvent de leur contexte..
      1 – « Qu’ils meurent de rage »Sourate 3 verset 119
      « Vous musulmans, vous les aimez alors qu’ils ne vous aiment pas, et vous avez foi dans le Livre tout entier. Et lorsqu’ils vous rencontrent, ils disent * Nous croyons, et une fois seuls, de rage contre vous. Ils se mordent les bouts du doigts. Dis : mourrez de votre rage ; en vérité Allah connait bien le contenu des cœurs ».
      Tandis que le prophète Mohamed, Salut et paix sur Lui, réfléchissait comment faire sortir son peuple du feu de l’enfer, les Koraïchites mécréants réfléchissaient comment il pourraient se débarrasser à jamais de lui et de l’Islam.
      2 – « Saisissez les et tuer les là que vous les trouvez » Sourate 4 versets 89-91.
      De plus d’une vingtaine d’expression vous ne retenez qu’une petite expression qui semble convenir à votre position de l’Islam. Pourtant vous faites référence à trois versets. Il ne fallait pas faire abstraction du verset 88 dans lequel Allah s’adresse aux hypocrites. En Islam, l’hypocrite est la personne qui fait semblant d’être musulmane en apparence mais ne l’est pas dans son cœur. Il ne s’agit donc que d’un groupe d’hypocrites. Ce verset est révélé avant la bataille d’Ouhoud suite à la trahison des hypocrites du prophète Mohamed, Salut et Paix sur Lui.
       VERSET 89 : Parlant toujours des hypocrites.
       VERSET 90 : « Excepté ceux qui rejoignent un clan avec lequel vous avez lequel vous avez conclu un pacte ou ceux qui viennent vers vous, le cœur meurtri, ne sachant pas s’ils doivent combattre contre vous ou contre leur propre clan. Or si Allah l’avait voulu, il les aurait contre vous ou vous aurez attaqué. Donc, si ces gens se tiennent à l’écart et au lieu de vous attaquer vous offrent la paix. Allah ne vous donne plus le droit de les inquiéter ».
       VERSET 91 : « vous en trouverez d’autres qui désirent avoir des rapports pacifiques aussi bien avec vous qu’avec les leurs, mais qui à chaque fois qu’ils sont invités à pratiquer l’idolâtrie, y retombent en masse. Si ces gens-là ne se mettent pas à l’écart, ne vous offrent pas la paix et ne s’abstiennent pas de vous agresser, alors saisissez les et tuer les où que vous les trouvez. Nous vous donnons sur eux plein pouvoir ».
      3 – Vous dites « Le Seigneur détruit les villes quand les habitants restent païens » (VI- 131).
      La traduction exacte de ce verset est « C’est que ton Seigneur n’anéantit point injustement des cités dont les gens ne sont pas encore avertis » ou encore une autre interprétation « C’est ainsi que ton Seigneur n’anéantit point des cités injustes dont les gens ne sont pas encore avertis ». C’est-à-dire des cités qui n’ont pas reçu un messager.
      Je me contente de cette réponse. Je comprends parfaitement, Monsieur, votre doute car le doute né le plus souvent de la méconnaissance de la chose qui vous est soumise.
      Volontairement Farid.

      • Tutu dit :

        Les citations sont forcément hors contexte, puisque ce sont des citations, et j’ai fait attention à parler de paroles apaisantes par ailleurs.
        Je pourrais répondre point par point à votre réplique (et je le ferai si vous me le demandez réellement), mais je pense que nous ne tomberons pas d’accord.
        Ce que je peux dire, c’est que ce Dieu, qu’on prétend miséricordieux, me semble bien guerrier et vengeur, et que personnellement, je n’en veux pas. La polémique pourrait continuer sur la biographie de son prophète, les divers razzia et massacres auxquels il s’est livré et qui me semble-t-il, ne sont pas contestés.
        Vous me répondrez sans doute par le contexte (une fois de plus) et l’époque.
        Notre époque aussi est très guerrière et meurtrière, pourtant, je refuse de tout mon être cette violence et je ne suis ni dieu, ni prophète.

      • Lulle dit :

        Mais ce prophète a bien fait égorger des centaines d’hommes à la fin de la Bataille de la Tranchée ? Il a aussi fait assassiner des poètes qui se moquaient légitimement de lui et de ses prétentions infondées. N’est ce pas ?

  3. Arnaud dit :

    Tous cela paraît bon et juste.

    Le problème c’est qu’on peut trouver dans le coran, les hadiths, la vie de Mahomet et la tradition des propos et des faits qui contredisent ces affirmations.

    Et même si on n’y connait rien, il suffit de regarder les lois et l’intolérance de pays qui se réclament de l’islam comme l’Arabie saoudite pour se poser des questions. Je ne parle même pas des djihadistes qui eux aussi se réclament des puristes de l’islam.

    • Seraghni Laid dit :

      Bonjour monsieur Arnaud,

      Les savants musulmans ont longuement vérifié authenticité des hadiths( dires du prophète Mohamed SPL, et ont récusé de nombreux hadiths imputés au prophète. De nombreux hadiths ont été introduits notamment par des juifs convertis à l’Islam. Ceux qui ont été reconnus comme authentiques ne contredisent jamais le Coran.? L’Arabie Saoudite ne représente nullement l’Islam.

      • Arnaud dit :

        Bonjour,

        je vous remercie de me répondre.

        Le problème c’est qu’il n’y a pas que des hadiths pour contredire votre exposé.

        Vous dites que « les » savants musulmans en ont récusé de nombreux. Est-ce tous les savants musulmans ? Ces hadiths sont-ils dument récusés par la communauté des musulmans ? Ne restent-il donc plus aucun hadith qui contredise votre exposé ? Vous voyez bien que cela est loin d’être clair et probant. L’Arabie saoudite est sans doute l’un des pays musulmans qui applique le plus strictement la charia, il est donc bien représentatif des lois édictées par le coran, les hadiths, la sunnah, Mahomet.

        Je pense qu’il faut oser critiquer en toute conscience les textes dit sacrés, car ils ne sont que la production d’hommes forcément imparfaits et prisonniers du contexte de la mentalité d’une époque. Et pour l’islam, il me semble par trop évident que c’est une religion qui a servi dès l’origine à asseoir l’hégémonie des puissants du moment.

        http://www.marianne.net/Lettre-ouverte-au-monde-musulman_a241765.html

  4. Glenn dit :

    Bon hé bien il est intéressant de voir qu’un site d’information alternative semble n’avoir d’alternatif que le nom. Mon commentaire n’est pas dans la ligne du parti ? c’est votre droit; mais SVP annoncez la couleur sur vos pages. Il n’y a rien de pire et de plus bas que ceux qui avancent masqués.
    Bonne continuation !
    Glenn

    • Votre commentaire n’avait rien d’alternatif. Il était très carricatural, et participait du Choc des Civilisations prôné par nos élites et nos médias main-stream. Je vous cite « Arrêtons de vouloir faire croire à un Islam de paix » ; « Il y a des musulmans qui jamais n’encourageront la violence, la haine et la mort d’autrui. Mais il y en a des millions qui tuent incendient détruisent […] ».

      Nos équipes de modérateurs bénévoles, en sous-effectif, ne nous permettent pas toujours d’enclencher le débat. Donc plutôt que de laisser passer un commentaire que nous estimons extrémiste sans avoir le temps d’y répondre de manière exhaustive, nous préférons parfois modérer négativement.

      Bien à vous,

  5. Bruno dit :

    Je pense que le sujet est bien plus complexe que présenté ici. C’est difficile d’interpréter les réelles intentions d’un auteur, surtout quand on se sent directement concerné, voire agressé, par le sujet abordé. Je n’ai, pour ma part, pas l’impression que Charlie s’attaquait aux musulmans, mais aux extrémistes qui utilise le prophète pour justifier leurs actes.

    Bien sûr, on peut leur reprocher d’avoir publié des dessins dont ils savaient qu’ils blesseraient des musulmans, surtout dans un contexte aussi délétère, qui peut mener à toutes sortes d’interprétation. Mais prétendre que l’attaque était intentionnelle et dirigé contre la communauté musulmane, je ne m’y risquerait pas.

    C’est aussi oublier la souffrance que peuvent causer les codes et les symboles — que ce soit d’une religion, ou de toute autre idéologie — à ceux qui tentent de s’en libérer, et à qui la désacralisation, par l’humour, de préférence, peut apporter un réel soulagement. Lutter contre ses propres croyances et son éducation est un processus particulièrement difficile.

    Concernant l’affaire Siné, c’est aller un peu vite que de suggérer qu’elle s’est résolue aussi simplement. Et ça entraine des interprétations erronées. Ils n’étaient absolument pas tous pour son licenciement et elle a créé de nombreuses dissensions et débats au sein du journal. Charlie Hebdo a d’ailleurs été condamné pour rupture abusive du contrat et a dû lui verser des dommages et intérêt d’un montant de 90 000 €.

    Quant à affirmer que les dessinateurs de Charlie Hebdo ne connaissait pas la tolérance de la religion musulmane à l’égard des autres croyances, je pense que c’est un flagrant manque de connaissances de ce qu’est Charlie. Cette attitude bienveillante des musulmans est même enseigné à l’école « de la République » en particulier concernant des conquêtes musulmanes en Espagne à propos desquelles j’ai toujours appris que les conquérants laissaient les populations pratiquer leur foi sans les contraindre.

    On peut leur reprocher d’avoir publié des dessins risquant d’être mal interprété et de blesser de nombreuses personnes, particulièrement dans un climat de tension qu’il faudrait plutôt travailler à résorber.
    En revanche, leur faire un procès d’intentions nécessiterait de s’être mieux renseigné sur eux, peut-être en lisant leurs publications, sans se contenter d’interpréter l’affiche tapageuse et qui a toujours été revendiqué comme ouvertement provocatrice.

  6. monde indien dit :

    Les religions , dont l ‘ Islam – avec respect – , s ‘ intéressent à une question incontournable : celle de l ‘ infini et du mystère .
    Leur mérite incontestable est justement de s ‘ y attacher quand les athéismes semblent le + souvent ( mais pas toujours ) les évincer –
    Le  » défaut  » , pourtant , de TOUTES les religions est , non-pas de vouloir ériger , chacune , ses idées , en vérités ( non , puisque convictions partagées peuvent bien avoir valeur de vérités ) , mais bien en  » vérités ABSOLUES  » – et ici , ce seraient des vérités qui nieraient possibles d ‘ autres vérités –
    Or , me semble-t-il , aucune vérité en ce monde n ‘ existe  » en-elle-même  » . Aucune vérité n ‘ existe , qu  » exprimée  » . Aucune vérité n ‘ existe que du POINT où l ‘ on l ‘ exprime .
    Si l ‘ univers est  » un  » , chaque vision en est différente selon le point d ‘ où l ‘ on se place – Le  » mystère  » des choses , je crois , n ‘ échappe pas à cela – Et mieux : il y échappe puisqu ‘ il est  » mystérieux  » et échappe donc à toute expression –
    Voilà où se situe l ‘ erreur , tant de la part des religieux des diverses confessions , que de la part des athées irrespectueux de l ‘ infini . Il y s ‘ agit d ‘ un non-respect d ‘ une  » autre  » vision de ce qui est mystérieux et , pire , d ‘ une volonté de  » destruction  » d ‘ une vision du  » mystère  » qui ne serait pas la nôtre –
    Voilà qui me semble bien peu respectueux du mystère absolu de toute chose !

    Pour autant : nous pouvons avoir le droit de rejeter des expressions – voire , de les condamner – des expressions du mystères quand elles nous paraîtraient contraires au vivant –
    Encore faudrait-il le faire avec respect de l ‘ interlocuteur-trice , faisant la part entre positions sur des parts particulières quant au vivant , et attitudes quant au  » mystère  » .
    Les positions quant aux attitudes ( morales ? ) quant au vivant peuvent être radicalement différentes , et doivent-elles sans doute être respectées .
    Ici , les réalités de  » territoires  » aideront peut-être à faire la part des choses , si on les respecte –
    Que ceci ne nous absolve pas de l ‘ économie de dire ce que nous acceptons , ou ne pouvons accepter , de la gestion du  » vivant  » qu ‘ a l ‘ autre .
    Quand nous saurons respecter les  » autres  » visions de l ‘ infini , que nous saurons accepter ou rejeter des visions du vivant qui nous sont acceptables ou pas , alors nous aurons l ‘ agréable de surprise de trouver des ami-e-s dans des confessions ou des athéismes qui ne sont pas nôtres , le discernement de voir nos vrai-e-s ennemi-e-s dans certaines confessions , certains athéismes .
    Il y faut juste le courage d ‘ ouvrir les yeux , de tendre la main à ceux-celles qu ‘ on aime .

  7. Lulle dit :

    Quelle désinformation. Une ligne suffit et tout est discrédité. Le verset qui proclame qu’il ne faut pas tuer est celui ci S5V32 :« C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu’en dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre. »

    Vous voyez bien que s’il est interdit de tuer en islam, c’est sous condition. Tous les autres versets qui l’interdisent sont du même genre. Ne vous en déplaise. S4V93, S6V151, S17V33, S25V68.

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