L’instrumentalisation de l’antifascisme

Le premier juin, j’apprenais, stupéfait, l’annulation des projections en salle du film documentaire militant Dédale, un fil vers la démocratie. Cet événement, suite logique de toute une série d’autres faits similaires, était l’événement de trop : il me fallait enquêter sur cette mouvance antifasciste. Je voulais comprendre qui étaient ces (prétendus) antifascistes et pourquoi ils s’en prenaient systématiquement à des personnalités qui combattent l’oligarchie, l’impérialisme, les guerres néo-coloniales et qui, de façon générale, luttent courageusement pour un monde plus juste. Ces atteintes violentes à la liberté d’expression et à l’honneur de ces personnalités était tellement incohérentes qu’il me fallait enquêter pour comprendre et trouver un sens à cette sombre cabale. Le 6 juin, dans une étrange synchronicité, l’actualité me rattrapait avec la mort tragique du jeune Clément Méric, militant antifasciste, tué durant une bagarre de rue contre des skinheads. J’ai donc poursuivi de plus belle mes recherches dont voici le dossier.

Histoire de l’antifascisme

L’antifascisme est un mouvement qui apparaît en regard du fascisme qu’il combat dès les années vingt et qui se développe fortement dans les années trente face aux régimes d’Hitler en Allemagne et de Mussolini en Italie, ainsi que dans la Guerre d’Espagne, notamment contre Franco et les phalangistes. En France, le Comité de Vigilance des Intellectuels Antifascistes (CVIA) est fondé en 1934 par le philosophe Alain (radical), l’ethnologue Paul Rivet (socialiste) et le physicien Paul Langevin (proche du communisme). La même année voit naître, sous l’impulsion de la lutte contre la montée de l’idéologie fasciste en France, la coalition politique du Front Populaire, composée de la SFIO (qui deviendra en 1969 le PS), du Parti Radical Socialiste (ancêtre des partis de la droite dite « classique »)  et du PCF (communiste). Durant la seconde guerre mondiale, les antifascistes ont joué un rôle important dans la Résistance.

Selon le comité de vigilance contre l’infiltration policière dans le mouvement antifasciste  (CVIPMA) « l’antifascisme est né sous le signe de l’équivoque » dans la mesure où, dès la rupture du pacte germano-soviétique en 1941, l’URSS totalitaire de Staline s’allie au bloc occidental contre les régimes fascistes Allemand et Italien, et c’est cette « union sacrée » qui va altérer la définition de l’antifascisme. Ils expliquent « À partir de 1941, être antifasciste, c’est d’abord être communiste. Et être anticommuniste devient alors suspect de sympathies pro-capitalistes, donc pro-fascistes. C’est pour cela que l’antifascisme est né dans l’ambiguïté sémantique ».

Les choses se compliquent juste après la victoire contre l’Axe, dès le début de la Guerre Froide en 1947. En URSS, le terme « fasciste » va être utilisé abusivement pour désigner toute contestation du régime stalinien au sein même de l’union, ainsi que l’ensemble du monde non communiste. En occident, sous l’impulsion de l’Amérique, ressort la notion de «totalitarisme» qui permet de désigner l’ennemi soviétique et ses sympathisants. Le CVIPMA écrit :

« L’antifascisme était utile avant 1945 au forces occidentales, mais il devient ensuite gênant. Le camp du « monde libre » a besoin des anciens nazis, et le combat se focalise sur l’anticommunisme ». Étant donné l’appropriation du terme antifascisme par les soviétiques, toute référence à l’antifascisme en occident devient suspect d’accointance avec les communistes.  Le CVIPMA conclut : « L’antifascisme, au cours de la Guerre Froide, est vidé de toute substance ».

Dans les deux blocs (capitaliste et communiste), les mouvements antifascistes et antitotalitaires, mais également les groupuscules néonazis, vont être instrumentalisés par infiltration (entrisme) en vue de servir de levier politique dans les luttes d’influence souvent occultes de cette période. Bien entendu, les services secrets des deux côtés jouent un rôle déterminant dans ces noyautages. La manipulation devient un outil des « démocraties » occidentales comme des « totalitarismes rouges » afin d’orienter les opinions publiques et justifier des actions politiques, juridiques et militaires.

Durant les années septante apparaît en France une nouvelle mouvance politique nationaliste et populiste : le Front National. Le CVIPMA explique : « Les néo-fascistes, instrumentalisés pendant la Guerre Froide au service des intérêts du camp occidental, vont trouver là un moyen de retrouver un rôle politique moins obscur ». Ce qui donne lieu à une réactivation des mouvances antifascistes, issues le plus souvent de l’extrême-gauche, et dont la lutte va s’étendre, pour l’occasion, à ce qu’on va alors désigner comme « extrême-droite ». Il ne s’agit plus de combattre le fascisme au sens strict, historique, mais toute mouvance politique qui s’inspire ou évoque certaines caractéristiques du fascisme, et notamment le nationalisme, le racisme et bien sûr l’antisémitisme.

Mais l’antifascisme des années septante et quatre-vingt est critiqué, même à gauche. Outre George Orwell qui déjà, en 1940, explique que le mouvement antifasciste a surtout servi une  «démocratie bourgeoise» et a été soutenu par des communistes devenus dans les faits des contre-révolutionnaires (Dans le ventre de la Baleine), l’écrivain et metteur en scène italien Pier Paolo Pasolini écrira (1974) [1] :

« Je suis profondément convaincu que le vrai fascisme est ce que les sociologues ont trop gentiment nommé la société de consommation (…) En réalité nous nous sommes comportés avec les fascistes de façon raciste: nous avons voulu croire hâtivement et cruellement qu’ils étaient prédestinés à être fascistes, et que face à cette décision de leur destin il n’y avait rien à faire. Et ne nous le cachons pas: nous savions tous, dans notre conscience profonde, que lorsque l’un de ces “jeunes” décidait d’être fasciste, c’était par hasard, ça n’était qu’un geste, immotivé et irrationnel: il aurait suffit peut-être d’un seul mot pour que cela n’arrive pas. Mais aucun d’entre-nous n’a jamais parlé avec eux. Nous les avons tout de suite acceptés comme des représentants inévitables du mal. Et c’était peut-être des adolescents et des adolescentes de 18 ans qui ne savaient rien de rien, et ils se sont jetés tête la première dans l’horrible aventure par simple désespoir  »

Pour Amadeo Bordiga,  l’antifascisme est une idéologie bourgeoise qui cherche à mêler les intérêts de la classe ouvrière avec ceux de la bourgeoisie afin de neutraliser toute percée de véritables mouvements révolutionnaires, ce qui est également expliqué en détail dans un manifeste du Courant Communiste International publié sur son site internet en 2000 et intitulé L’antifascisme radical de l’extrême-gauche de la bourgeoisie. Le CCI explique notamment :

« Alors que « l’antifascisme bourgeois » classique, tel celui d’un Churchill ou d’un De Gaulle, fonde sa propagande sur la défense du libéralisme capitaliste et de la démocratie parlementaire « garantie de liberté », l’antifascisme révolutionnaire prétend, lui, se fonder sur la défense des intérêts de la classe révolutionnaire. Toute sa mythologie s’appuie sur un mensonge, pourtant démenti des dizaines de fois par l’histoire, à savoir : l’opposition entre fascistes et fractions démocrates de l’appareil politique de la bourgeoisie peut, à certains moments, recouvrir, traduire, l’antagonisme qui oppose la bourgeoisie au prolétariat. Si les « antifascistes révolutionnaires » appuient momentanément les fractions antifascistes de la bourgeoisie, ce ne serait donc pas pour défendre une partie de la bourgeoisie contre une autre, mais pour défendre le prolétariat, dont les intérêts seraient momentanément portés par une fraction de la bourgeoisie. Ce ne serait qu’une question de tactique momentanée. »

Cette critique se fonde sur l’analyse de la tactique du front populaire consistant à former des gouvernements unissant les partis de la bourgeoisie libérale et de la gauche dans le but de contrer la menace fasciste, tactique appliquée en France et en Espagne avant la guerre.  Pour les trotskistes et les anarchistes, la lutte révolutionnaire et l’antifascisme ne peuvent pas reposer sur le principe du front populaire, qui a échoué en Espagne et n’a rencontré, en France, qu’une demi réussite, puisque même s’il a permis d’empêcher un temps la prise de pouvoir par les factions fascistes du sérail politique français, il n’a pas permis de préserver la France contre la prise de pouvoir de Pétain durant l’occupation nazie. Les trotskistes arguent du fait que cette tactique, même si elle réussit, permet surtout à l’oligarchie capitaliste de se maintenir au pouvoir, ce qui bien évidemment fait obstacle à la révolution prolétarienne.

« Affirmer que la droite est l’organe spécifique de la répression des luttes prolétariennes et présenter les régimes « démocratiques » comme une sauvegarde, une aide, même provisoire, contre celle-ci, c’est se moquer grossièrement de toute l’expérience tragique du prolétariat. La « gauche démocrate » a joué directement le rôle de « chien sanglant » ; parmi d’autres exemples :

  • contre l’insurrection ouvrière de Berlin en 1919 (c’est le gouvernement social-démocrate d’Ebert-Scheidemann, avec l’ouvrier « socialiste » Noske, qui a fait couler le sang ouvrier dans les rigoles des rues de Berlin).
  • contre les premières révoltes de la classe ouvrière espagnole rapidement déçue par la « démocratie » de 1931 (c’est le gouvernement « social » d’Azana qui a assumé la responsabilité de les réprimer violemment : en juillet 1931 à Séville, en janvier 1932 en Catalogne, en janvier 1933 contre les ouvriers agricoles de Casas Viejas – le gouvernement avait donné l’ordre de raser le village si nécessaire).
  • contre l’insurrection des ouvriers polonais de décembre 1970 (c’est le très « antifasciste » parti ouvrier qui a commandé aux milices et aux blindés de tirer sur les manifestants).

Ce ne sont là que quelques-uns des cas les plus nets car comme nous le verrons, c’est surtout en collaboration avec la droite que la gauche a joué son rôle de répression du prolétariat. »

À la chute du mur de Berlin en 1989, qui va rapidement aboutir à l’effondrement du bloc communiste et de l’URSS dans les années nonante, le contexte géopolitique change et modifie, on s’en doute, la situation de l’antifascisme :

« En même temps que se dissipent les illusions communistes un peu partout dans le monde, l’antifascisme va renaître sur une base moins idéologique et moins pro-soviétique. C’est le moment où l’antifascisme n’est plus un slogan récupéré par les idéologues de l’URSS et qu’il redevient possible d’être antifasciste sans cautionner pour autant le système soviétique. La notion gagne alors en pertinence. (…) L’antifascisme, c’est alors la lutte contre l’extrême droite en général. Bien entendu, c’est encore demeurer éloigné du contenu strict et scientifique du terme, qui recouvre les régimes mussolinien et hitlérien. Mais un grand pas en avant est fait dans la rigueur de la cause antifasciste qui n’est plus aussi marquée par l’idéologie qu’elle ne l’était pendant la Guerre Froide. (…) Mais les succès médiatiques de l’antifascisme vont à nouveau altérer peu à peu le sens de ce combat. Le fait que chacun se retrouve sommé de se positionner par rapport au national-populisme, et donc par rapport à ses éléments fascistes, fut nécessaire mais provoque aujourd’hui certaines dérives. Le fascisme est en passe de se muer à nouveau en pur instrument idéologique, tandis qu’en règle générale, l’effet mobilisateur des accusations mutuelles de « fascisme » est inversement proportionnel à la rigueur scientifique du terme » (CVIPMA).

On ne peut en tout cas pas passer sous silence cet aveu fait en 2007 par Lionel Jospin, premier secrétaire du PS de 1981 à 1988 sous la présidence de François Mitterrand, ministre du gouvernement sous le second mandat, qui avoua en 2007 : « Pendant toutes les années du mitterrandisme nous n’avons jamais été face à une menace fasciste donc tout antifascisme n’était que du théâtre. Nous avons été face à un parti – le Front National – qui était un parti d’extrême droite – un parti populiste aussi, à sa façon – mais nous n’avons jamais été dans une situation de menace fasciste et même pas face à un parti fasciste ». On ne peut mieux révéler l’instrumentalisation, par le PS et le gouvernement de François Mitterrand, des mouvements antifascistes par le biais d’une récupération des luttes antiracistes. Le témoignage de Farida Belghoul est particulièrement éclairant pour comprendre les manœuvres de la classe politique au pouvoir dans les années quatre-vingt.

Les mouvements antifascistes contemporains (durant les années 1980 et 1990) se revendiquent nettement de l’extrême-gauche et sont aussi très liés à la mouvance « skinhead ». C’est comme si, en réaction à la mouvance skinhead d’extrême-droite (« boneheads » souvent proche ou assimilée à la mouvance néo-fasciste), la jeunesse ouvrière d’extrême-gauche avait décidé de lutter contre la jeunesse ouvrière d’extrême-droite en adoptant les mêmes codes vestimentaires, les mêmes comportements, la même culture de rue, la même violence. On voit alors arriver dans la mouvance antifasciste les « Redskins », le « RASH », le « SHARP » et autres « Red Warriors». Est-ce d’ailleurs anodin que cette nouvelle génération antifasciste ait repris, dans les années quatre-vingt (sous Mitterrand) le symbole de la SFIO (les trois flèches), devenu le PS en 1969 ?

Actions et méthodes

Voyons donc maintenant de quel bois se chauffent les antifascistes. Quelles sont leurs modes d’action ? Quelles sont leurs méthodes ? Leur stratégie ? Avec quelle efficacité et quelle pertinence ? C’est ce que nous allons essayer de voir. Pour cela, je vais principalement me baser sur le communiqué de dissolution du SCALP-Reflex (No Pasaran), dans lequel ils brossent un historique de leurs actions au cours des vingt-cinq années de leur existence. Le SCALP n’est bien sûr pas le seul mouvement antifasciste, mais vu leur expérience d’un quart de siècle sur la scène antifasciste, il me semble que cet angle d’approche devrait être représentatif.

Les actions :

  • Comme son nom l’indique (Section Carrément Anti Le Pen), Reflex s’oppose avant tout au Front National de Jean-Marie Le Pen.
  • Présence dans les universités pour faire barrage à l’implantation du F.N.
  • Présence dans les quartiers et sur les marchés pour des actions d’agitation-propagande visant à chasser (sic) les frontistes.
  • Production et diffusion de la revue REFLEXes.
  • Solidarité avec d’autres mouvements antifascistes.
  • Participation aux luttes antiracistes, solidarité avec les migrants, lutte contre les expulsions.
  • Lutte contre les questions sécuritaires et la xénophobie d’Etat.
  • Actions contre les anti-IVG au côté des pro-choix.
  • Campagne anti G7 (GAG) en 1996.
  • Participation au rassemblement contre les sommets européens (dès 1999).
  • VAAAG (village alternatif anticapitaliste et anti-guerre) = expérience d’autogestion (échec du projet « Zelda » = zone d’extra-longue durée d’autonomie).
  • Participation aux campagnes de soutien aux prisonniers et prisonnières politiques Basques.
  • Participation aux mouvements de protestation contre les guerres du Golfe I et II ainsi que contre les guerres en ex-Yougoslavie.
  • Organisation et sécurité de concerts sur la scène de la contre-culture.
  • Réflexion pour faire évoluer la mentalité machiste et sexiste au sein même du mouvement (problèmes de viols, d’absence de parole et de pouvoir des femmes dans les groupes militants, prostitution, …).
  • Campagne contre les jouets sexistes.
  • Réflexion sur la notion de « travail » avec réponse en 3 axes : gratuité (RATP) / revenu garanti / travail socialement utile.

Les antifascistes du SCALP-Reflex sont assez lucides et autocritiques : ils constatent eux-mêmes les limites de leurs méthodes et leur échec face à leur cible historique, le FN

« La première limite est liée aux évolutions de la conjoncture sociopolitique, et en particulier à la banalisation des idées d’extrême droite. La lepénisation des esprits, que nous pensions dès l’origine être un danger plus grave, plus pressant et plus insidieux qu’une éventuelle prise du pouvoir par l’extrême droite, est désormais presque achevée : en témoignent non seulement les bons scores électoraux du FN lors de la séquence électorale de 2012, ainsi que la multiplication ces dernières années de groupuscules fascisants (Identitaires, Troisième Voie, Nationalistes autonomes, etc.), mais aussi et surtout le fait que les thèmes et souvent les thèses de cette mouvance ont été peu à peu récupérés par les partis politiques classiques – et ce, à gauche comme à droite. »

Constat d’échec, donc, qui certes n’est pas le fait des antifascistes en eux-mêmes, mais qui montre en tout cas que les méthodes adoptées n’ont pas permis d’obtenir les résultats espérés.

Ce qui me saute aux yeux en faisant cette liste d’actions, c’est l’évidente inadéquation des méthodes avec l’objectif pourtant affiché de façon claire :

« Si le Scalp-Reflex, et au-delà le Réseau No Pasaran, s’est impliqué dans des luttes aussi diverses au cours des trente dernières années, c’est que dès l’origine et jusqu’à aujourd’hui sa ligne directrice a été celle de l’antifascisme radical. Antifascisme radical, c’est-à-dire qui entend attaquer les racines profondes du fascisme, de transformer la société pour en extirper les germes du fascisme. »

En effet, c’est exactement ce que veut dire le mot « radical » : qui cherche la (ou les) cause(s) d’un problème à la racine « pour en extirper les germes ». Le hic, c’est que ce mot fait partie de ces très nombreux termes qui ont été dévoyés et pervertis par le système (cf. Le syndrome de Babel) et que pour beaucoup – y compris pour des antifascistes eux-mêmes, sans doute – le mot radical est synonyme d’extrémiste. Cette idée fausse (même si elle n’est pas évoquée, bien entendu) est d’autant plus forte que la position des antifascistes, au sein de bandes de rue ou de mouvements ayant eux-mêmes une dimension identitaire (Redskins, Red Warriors, etc. ont un évident caractère identitaire dans la culture de rue au sein de laquelle ils évoluent : look, couleurs (blason), codes vestimentaires, signes de reconnaissances, contre-culture musicale, appartenance à une « tribu », …) renforce d’autant le clivage et la position « à l’extrême » : Il y a nous (les antifascistes et antiracistes = les bons), il y a les fachos (le FN, la JNR, la LDJ, Troisième Voie, etc. = les méchants et les brutes), il y a le monde politique (les truands) et il y a les autres (le peuple = les endormis, les bourgeois, les zombies).

Pourtant, le SCALP-Reflex semble lucide aussi sur les causes :

« Même si, en France, l’antifascisme radical s’est développé dans les années 1980 en réaction à la montée en puissance du Front National, il n’est donc pas seulement une lutte contre l’extrême droite, encore moins contre un parti d’extrême droite. Il s’agit d’une lutte globale, à la fois socioculturelle, économique et politique, contre tout ce qui, dans une société, est susceptible de permettre la résurgence de phénomènes fascistes, avec leur cocktail d’autoritarisme, d’inégalités et d’exclusions, bref une lutte pour l’émancipation et l’autonomie de tous et toutes. »

Le mot clef est prononcé : inégalités. Les inégalités sociales et économiques est le creuset dans lequel se forgent toutes les idéologies mortifères, la ségrégation et l’autoritarisme. La stratégie du chaos (bien expliquée par la journaliste canadienne Naomi Klein dans son livre La stratégie du choc) est l’arme dont usent les ultralibéraux dès les années septante pour imposer une série de politiques crapuleuses, mais c’est aussi, bien plus largement, le levier politique dont se servent toutes les oligarchies pour réorienter leurs politiques hégémoniques, USA et Israël en tête (mais ils ne sont bien évidemment pas les seuls).

Si je résume à quelques thèmes essentiels la liste des actions mentionnées ci-dessus, nous avons donc grosso-modo cinq axes d’action :

  1. anti Le Pen / anti F.N.
  2. antiracisme
  3. anti conservateurs (luttes progressistes au niveau des mœurs sociétales)
  4. anti guerre / OTAN / U.E.
  5. anti sexiste

Mais dans cette liste, je ne vois aucun thème qui concerne les inégalités sociales et économiques. Si l’on excepte les luttes contre les guerres (dont on a hélas bien vu l’impuissance à les empêcher, et dont l’analyse au cas par cas pourrait bien révéler d’étranges contradictions et ambiguïtés [2]), les actions semblent bien se focaliser sur les inégalités «sociétales», c’est-à-dire les droits des minorités, permettant notamment aux femmes, aux étrangers, aux homosexuels, d’obtenir les mêmes droits que la majorité. Comme si était déjà acquise l’égalité économique et sociale ! On reste donc à (pardonnez-moi l’expression) « grenouiller » dans la mare de la société bourgeoise, capitaliste, libérale, et on ne parle plus de droits ou d’acquis sociaux, on laisse les riches et les puissants (les voleurs de ressources et les voleurs de pouvoir) continuer à se goinfrer et à piller les ressources de la planète tout en détruisant méticuleusement l’écosystème, on ne s’en prend, finalement, qu’aux symptômes les plus apparents : le racisme, le sexisme, les inégalités sociétales. Le racisme, n’en déplaise à certains, n’est pas une cause, mais un symptôme. Ce n’est donc pas un « germe » du fascisme.

On ne naît pas raciste, on le devient. Le racisme engendre du mal, mais n’est pas « le mal » : il est la conséquence d’un mal plus profond et résulte principalement de deux choses : les inégalités économiques et le tissu socioculturel. On a donc là deux causes fortes à analyser pour le racisme, mais aussi pour toute une série d’autres symptômes. Où sont les actions sur le plan socioculturel, économique et politique revendiquées comme fondements de la lutte globale antifasciste radicale ? Où est l’éducation populaire, qui devrait être au centre des luttes antifascistes aussi bien qu’anticapitaliste ?

De façon générale, l’idée que les luttes sociales se font dans la rue a été une erreur stratégique déterminante dans l’échec de l’antifascisme. Cette orientation a été délibérément laissée au peuple par les voleurs de pouvoir, pour la simple et bonne raison que les pouvoirs – tous les pouvoirs, y compris les contre-pouvoirs – c’est entre leurs mains qu’ils sont, et cela depuis… la Révolution !

Le SCALP le dit lui-même : le F.N. s’est relevé de sa crise de 2002 après une traversée du désert de huit ans, et dès 2010, sous la houlette de la « vague bleue Marine » [3]. Comment ? Pourquoi ? Il a radicalement changé de stratégie et s’est tourné vers le seul pouvoir susceptible de le faire monter dans les sondages : les grands médias, « quatrième pouvoir ». Le F.N. a changé son image, s’est débarrassé des groupuscules skins et néo-nazis qui traînaient dans son sillage et apportaient de l’eau au moulin des accusations de « parti facho », il a réorienté son discours, à récupéré toute une série de thèmes délaissés par la gauche. Bref, le F.N. a abandonné le terrain de la rue aux antifascistes. Ils ont été plus malins en comprenant que ce n’est pas là que se joue la partie. Ce n’est pas faire leur éloge que de leur reconnaître ça.

La rue, le peuple, n’a aucun pouvoir. On peut manifester, protester, pétitionner, se mettre en grève, les voleurs de pouvoir s’en fichent et ils le disent clairement : « Ce n’est pas la rue qui décide ! ». Il ne faut pas être grand clerc pour s’en rendre compte. Et l’élection, dans lequel le peuple est censé détenir le « pouvoir suprême » est une vaste mascarade. La litanie propagandiste qui sévit depuis plus de 150 ans, comme quoi « élections = démocratie / démocratie = élections » est une des plus grandes tromperies universelles auxquelles les peuples ont cru, par la répétition, et il est urgent de les désintoxiquer de cette croyance. Élire de prétendus « représentants », qui en réalité ne représentent qu’eux-mêmes et les intérêts des banques et des multinationales qui financent leurs partis et leurs campagnes électorales et qui constituent leurs réseaux d’influence, c’est seulement désigner des maîtres qui décident de tout à notre place jusqu’à la prochaine élection. Ce n’est pas Octave Mirbeau, cet écrivain et romancier anarchiste par trop méconnu, qui contredira cette idée, lui qui écrivait déjà, en 1888, cette chronique incendiaire dans Le Figaro, intitulée « La grève des électeurs », véritable pamphlet anti élections qui dénonçait le faux suffrage universel de l’oligarchie particratique.

Car en effet, l’élection est, par définition, oligarchique. Élire, c’est choisir le meilleur ; « le meilleur » se dit en grec aristos. Dès lors, l’élection est bel et bien aristocratique, donc oligarchique (l’oligarchie étant le « gouvernement du petit nombre », et l’aristocratie étant constituée d’un petit nombre de gens, l’aristocratie est oligarchique). Comment une telle évidence ne nous a-t-elle pas sauté aux yeux plus tôt ? Voilà une question à creuser.

Si Mirbeau – et sans doute d’autres auteurs anarchistes – avaient déjà découvert ça il y a plus d’un siècle, je ne l’ai découvert, moi, qu’en 2010. Et grâce à qui ? Un homme d’une grande intégrité, profondément humaniste, gentil (trop) et foncièrement antifasciste, aujourd’hui traîné dans la boue par… une frange inquiétante de la mouvance antifasciste française et grecque, dans un grand élan de diabolisation par association, syllogismes, amalgames, calomnies, mensonges et diffamations dont ils se sont fait une spécialité.

Les cibles de la fronde antifasciste

Étienne Chouard, l’homme qui a révélé le coup d’État contenu dans le TCE et contribué, par ses analyses, à faire gagner le NON au referendum de 2005, qui s’est, selon son propre aveu, réveillé politiquement (à 50 ans) à cette occasion et a poursuivi sa lutte contre l’oligarchie. Et, avec d’autres penseurs, artistes, journalistes, intellectuels, scientifiques, qui tous luttent contre l’Empire, le sionisme, le capitalisme, l’U.E, les guerres et contre tous les fascismes (les vrais), il est à présent victime d’une étrange cabale provenant apparemment de la mouvance antifasciste. Cette fronde est-elle justifiée ? Pertinente ? Efficace ? C’est ce que nous allons analyser. Mais vient-elle réellement, à la source, des antifascistes eux-mêmes, ou les antifascistes (ou une partie d’entre eux) se sont-ils laissés instrumentaliser par des barbouzes infiltrés dans le mouvement ? Je pense que c’est très probable, et je vais aussi m’efforcer de montrer comment et pourquoi j’en arrive à cette hypothèse.

Voyons d’abord qui sont les quelques personnes qui – outre Étienne Chouard – ont notamment subi les foudres d’actions antifascistes sur le net et lors d’événements d’éducation populaire. Qui sont-elles, que font-elles, qui combattent-elles, pourquoi sont-elles accusées d’être fachos ou « amis des fachos », en quoi ces accusations n’ont aucune pertinence et sont, au contraire de pures calomnies ? Développons.

Jean Bricmont est un physicien et essayiste  belge, docteur en sciences, membre de l’Académie Royale de Belgique, et est actuellement professeur de physique théorique à l’UCL. Libre penseur, il s’est notamment fait connaître pour sa défense radicale de la liberté d’expression, et cela notamment en prenant la défense de Noam Chomsky (dont il partage les idées et les analyses politiques radicales de gauche). Mr Bricmont a été descendu en flammes par un certain establishment « d’extrême-gauche » arqué sur des positions de principe contradictoires, des antifascistes qui prétendent être pour la liberté d’expression, à condition que celle-ci ne véhicule que des idées politiquement correctes ; qui prétendent être contre la guerre mais qui attaquent tous ceux qui dénoncent les guerres impérialistes de l’OTAN ou des USA ; et qui sont bien entendu favorables à la loi Gayssot.

Le professeur Bricmont est donc de ceux qui pensent, comme Chomsky, que le meilleur moyen pour combattre les idées intégristes (de quelque bord qu’elles soient – y compris fascistes, bien entendu), n’est pas d’interdire et de condamner juridiquement une personne pour ses paroles ou ses idées, mais de permettre un débat contradictoire qui, en faisant valoir des arguments bien fondés et des faits établis, permettent de rétablir la vérité et de montrer la non pertinence de ces idées totalitaires. Pour cela, il est accusé par une nébuleuse prétendument antifasciste, au prétexte fumeux de « créer des ponts avec l’extrême-droite », d’être un « rouge-brun ». Le très « gauchiste » Charlie Hebdo (officine dorénavant rendue aux intérêts atlantistes, sionistes et européistes) s’est ainsi fendu d’un billet intitulé « Les soutiens bruns de Damas » dans lequel ils le dénoncent. Jean Bricmont a répondu à ces diffamations au micro du Cercle des Volontaires, mais également dans ces colonnes.

Michel Collon est journaliste indépendant et essayiste belge, fondateur du collectif indépendant Investig’Action qu’il gère avec une équipe de bénévoles. Il a commencé sa carrière à l’hebdomadaire Solidaire (Parti des Travailleurs de Belgique, pas franchement de droite aux dernières nouvelles). Il dénonce depuis de nombreuses années la désinformation des grands médias ainsi que les techniques de propagande de guerre. Il s’est notamment élevé contre l’intervention de l’OTAN au Kosovo en 1999. Il a participé à la conférence contre l’impérialisme Axis for Peace en 2005. Il a dénoncé les mensonges médiatiques de la guerre illégale contre la Lybie. Il s’est opposé à la guerre de la France au Mali. Il s’oppose farouchement à la politique d’apartheid d’Israël, qu’il considère comme l’un des Etats parmi les plus racistes au monde et dont il dénonce les crimes de guerre. En novembre 2011, suite à des pressions de syndicalistes se prétendant antifascistes, la CGT lui a refusé l’accès à la Bourse du travail de Paris. Voici un extrait de leur « argumentaire » qui en dit long sur leur totalitarisme :

« La question qui se pose aujourd’hui à tout prolétaire en lutte menacé par la montée du fascisme est donc simple : comment faire taire les bourgeois et les fascistes, comment détruire ou neutraliser les moyens de propagande de l’ennemi ? La « liberté d’expression » doit être détruite, au même titre que toutes les libertés bourgeoises, il ne s’agit pas de les reprendre pour nous, c’est impossible. (…) Reconnaître à nos ennemis le droit de s’exprimer, c’est leur reconnaître le droit de gagner la bataille : car les mots sont des armes mortelles. (…) La révolution, c’est nécessairement bâillonner la bourgeoisie et ses alliés fascistes. »

On en reste sans voix… (c’est le but, me direz-vous : stratégie du choc).

Dans cette même déclaration, digne des pires dénonciations collabos de l’occupation nazie en Europe, ils associent Michel Collon notamment à Alain Soral, « crypto fasciste notoire », faisant accroire qu’ils seraient amis. Amalgame qui ne résiste pas trente secondes à la vérification (on félicitera au passage la CGT pour leur discernement). En 2012, il a de nouveau été interdit de parole à la fête de l’Humanité, le service d’ordre des organisateurs ayant décrété ne pas pouvoir assurer sa protection suite à des menaces d’agression physique (!) s’il devait effectivement s’exprimer comme cela était prévu. On a donc affaire à des gens violents, près à faire usage de la force physique (de quel droit ?) pour « détruire la liberté d’expression » ! Méthodes qui flairent bon le fascisme et rappellent étrangement les méthodes utilisées par les milices nazies d’avant guerre.

René Balme est maire de Grigny, fils de bûcheron, homme du peuple. Il est engagé à la SNCF en 1968. Il adhère à la CGT en 1974. Il entre au Parti Communiste en 1983 et y reste jusqu’en 1997 où il décide de quitter le parti car il n’adhère pas au soutien du PC à la déclaration de guerre de la France contre la Serbie. Elu maire de Grigny en 1992, il est réélu en 1995, 2001 et 2008. Il rejoint le Parti de Gauche à sa création en 2009. En 2012, il est victime d’une campagne de calomnie orchestrée par la « journaliste » Ornella Guyet (dont nous allons reparler) qui publie, dix jours avant le premier tour de la campagne des présidentielles, un billet incendiaire malhonnête sur le site « d’information » Rue89. Cette diatribe, qui l’accuse d’être la « tache rouge-brun » dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, est reprise sans vérification (!) dans d’autres médias, notamment par Le Monde et Le Figaro. Dans ce texte, il est notamment accusé de « complotisme » (sic), d’« antisémitisme obsessionnel », d’homophobie et de « faire l’éloge de dictatures ». L’accusation d’antisémitisme, en particulier, scandalise René Balme, qui revendique sa lutte, toute sa vie, contre tous les racismes. Mais René Balme a visiblement (surtout ?) le tort d’être aussi opposé à l’idéologie sioniste. Il n’est pas difficile de vérifier que ces accusations sont mensongères et donc sans aucun fondement, mais qui prend le temps de vérifier ? Pas la hiérarchie du Parti de Gauche, en tout cas ! Au lieu de le défendre contre ces diffamations, la hiérarchie du Front de Gauche baisse son froc devant les média-mensonges et laisse lâchement tomber René Balme, qui décide naturellement, après la campagne présidentielle, de le quitter.

François Asselineau est le président fondateur de l’Union Populaire Républicaine (UPR), mouvement politique qu’il a créé en mars 2007 pour convier les Français à se rassembler provisoirement en dehors du clivage gauche-droite, afin de faire sortir au plus vite la France de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN. Diplômé d’HEC Paris, vice major de l’ENA, Inspecteur général des finances, il a été membre de cabinets ministériels puis directeur de cabinet du président du Conseil général des Hauts de Seine Charles Pasqua de 2000 à 2004. Il a également été Conseiller de Paris, de 2001 à 2008, et Délégué général à l’intelligence économique à Bercy de 2004 à 2006. Il fait des conférences dans lesquelles il présente ses analyses pointues des rapports entre les USA et la construction européenne. Il s’est présenté aux élections présidentielles, sans toutefois recueillir les 500 signatures de maires. L’Union Populaire Républicaine (UPR) et son président François Asselineau ont fait l’objet, dès 2011, d’attaques extrêmement virulentes de la part de “Marie-Anne Boutoleau”, prétendue “journaliste indépendante” dont le véritable nom est Ornella Guyet. Ces attaques ont été diffusées sur les sites Internet Indymedia-Paris et Rebellyon et ont eu notamment pour effet d’empêcher la tenue d’une conférence à Lyon, deux gérants d’établissements ayant été successivement contraints, sous l’effet du climat de violence entretenu sciemment par cette femme et ses relais locaux, d’annuler les locations qu’ils avaient accordées. L’UPR et Mr Asselineau ont déposé une plainte pour diffamation publique contre Ornella Guyet et les sites Indymedia-Paris et Rebellyon. D’autre part, l’UPR a diligenté une enquête pour déterminer qui est réellement « Marie-Anne Boutoleau » et quels intérêts se dissimulent derrière ces attaques. Les informations récoltées sont très éclairantes sur les réelles motivations de cette dame, compte tenu des liens étroits qu’elle entretient avec les réseaux d’influences étasuniens. Il apparaît également dans cette enquête que le réseau Indymedia est entièrement financé par des fonds étasuniens, notamment la Fondation Ford, connue comme étant un des prête-noms de la CIA.

Viktor Dedaj et Maxime Vivas, journalistes et coadministrateurs du site legrandsoir.info, se voient eux aussi victimes des délires diffamatoires d’Ornella Guyet et son double d’Article 11 : billets incendiaires diffusés sur internet, conférences annulées suite à des menaces, tout est bon pourvu que l’on fasse taire « l’infâme antisémite Dedaj ». Il faut dire, il est vrai, que Viktor Dedaj ne cache pas son rejet du sionisme. Il l’écrit sans détour et sans fioriture. Mais voilà : pour les Ornella Guyet et Co., l’opposition à l’idéologie sioniste ne fait que dissimuler un « antisémitisme honteux » ; tout qui s’oppose au sionisme et à la politique crapuleuse d’Israël est, nécessairement, antisémite. Il ne peut y avoir de demi-mesure, de nuance. Pour ces défenseurs inconditionnels d’Israël et de l’Empire US, il n’y a pas de différence entre juif et sioniste : tous les sionistes sont des juifs, donc tous les juifs sont des sionistes (et il faut le rappeler à ceux qui s’ignorent), donc tous les antisionistes sont antisémites. CQFD. Aucun complexe à faire assaut de syllogismes et de sophismes. C’est bien connu, plus c’est gros, plus ça passe !

La liste des victimes de ce genre de cabale ne s’arrête pas là, je pourrais encore en citer d’autres, beaucoup d’autres (Alain Gresh, Thomas Coutrot, Frédéric Lordon et les économistes atterrés, Béatrice Pignède, Jonathan Moadab et Raphaël Berland du Cercle des Volontaires, Hervé Kempf, François Ruffin, l’association Reopen911, … même Alain Soral – n’en déplaise -, puisqu’il est lui aussi la cible de ces attaques et, bien sûr, l’humoriste Dieudonné).

Je vais tout de même mentionner encore Annie Lacroix-Riz, dernière en date à être victime des fatwas antifascistes, parce qu’on atteint là les sommets de l’absurde, c’est vraiment la cerise sur le gâteau. Cette historienne dont les travaux dérangent considérablement parce qu’ils sont rigoureusement sourcés et virtuellement indémontables, remet en cause toute une série de mythes qui concernent la première et la deuxième guerre mondiales ainsi que la construction européenne. Elle met en cause, notamment, une série d’hommes politiques et d’industriels occidentaux en démontrant leur implication dans la machine de guerre nazie. On la dit d’extrême-gauche, trotskiste, « rouge ». Il est vrai qu’elle a toujours été de gauche, en tout cas, et farouchement antifasciste. Et la voilà maintenant pointée du doigt comme une fasciste par un groupuscule prétendument « antifasciste de Lille » (toujours courageusement anonymes) sur le site Indymedia-Lille,… Les sommets de l’absurde, je vous disais !

Arrêtons-nous là et récapitulons les positions de ces personnes.

Étienne Chouard est démocrate (au vrai sens du terme), adversaire de l’U.E., contre les guerres, contre le fascisme (le vrai) et tous les totalitarismes, il défend un projet pour une vraie démocratie pour rendre le pouvoir au peuple et il n’est lui-même candidat à rien. Son leitmotiv est d’aller à une constituante populaire.  Son crime ? Accepter le débat, y compris avec ses opposants politiques.

Jean Bricmont est libre penseur, défenseur radical de la liberté d’expression, opposé aux guerres et aux manipulations de la propagande de guerre. Son crime ? Lutter contre les lois liberticides, dont la loi Gayssot, afin de permettre un vrai débat d’idées qui permette de faire la lumière sur les mythes historiques (tous les mythes historiques), non pour donner des armes aux négationnistes, mais au contraire, pour éclairer les zones d’ombres dans lesquelles s’engouffrent les négationnistes pour convaincre leur public.

Michel Collon est adversaire de l’impérialisme, des guerres coloniales (néo-colonialistes), du « droit d’ingérence » prétendument humanitaire, du sionisme, du fascisme, de tous les totalitarismes. Son crime ? Mettre en doute les mensonges des grands médias.

François Asselineau est adversaire de l’impérialisme étasunien, de l’Union Européenne, favorable à un retour de la souveraineté monétaire pour la France. Son crime ? Présenter des analyses documentées et très argumentées qui démontent le mythe de la « construction européenne », ultralibérale et atlantiste.

Victor Dedaj et Maxime Vivas sont adversaires du sionisme, de l’ultralibéralisme, de la domination des multinationales (notamment agroalimentaires), et bien sûr, eux aussi adversaires des guerres néo-coloniales. Leur crime ? Dire et écrire sans détour leurs quatre vérités aux sionistes.

Annie Lacroix-Riz est une historienne pointue, nécessairement révisionniste (le révisionnisme est un principe élémentaire de la méthode scientifique propre à l’analyse historique) franchement à la gauche de la gauche, adversaire des mythes et des mensonges historiques. Son travail pointe, de façon documentée, les dissimulations et les ententes secrètes entre intérêts économiques convergeant dans les camps ennemis et le financement des guerres et la manipulation des révolutions par les milieux bancaires et affairistes. Adversaire de l’impérialisme, son crime est évidemment de révéler quelques vérités très dérangeantes sur les pratiques de quelques grandes entreprises et dynasties bancaires, autant que la collusion de certains politiques avec le régime nazi.

Résumons-nous :

  • contre l’impérialisme
  • contre le sionisme
  • contre le capitalisme et l’ultralibéralisme
  • pour la liberté d’expression
  • pour la vraie démocratie
  • pour la souveraineté des peuples

Tout cela vous semble-t-il relever de l’idéologie fasciste ou « crypto-fasciste » ? Revenons donc sur cette idéologie pour vérifier.

Qu’est-ce que le fascisme ?

À l’origine, les termes « fascisme, fasciste » apparaissent avec le mouvement italien fondé par Benito Mussolini en 1919. Le mot vient de l’italien fascio « faisceau » et fait référence à un attribut des Licteurs dans la Rome de l’antiquité. Le premier régime fasciste est donc le régime de Mussolini, qui a été au pouvoir en Italie entre 1922 et 1945. Le terme s’étend ensuite pour désigner toute une série de mouvements politiques partageant de nombreux points communs avec le régime de Mussolini, notamment, bien sûr, le régime nazi en Allemagne sous Hitler (entre 1936 et 1945).

Mussolini décrit lui-même son régime comme étant totalitaire (parti unique dirigé par un chef charismatique), ce qui s’exprime à travers ses mots : « Tout par l’État, rien hors de l’État, rien contre l’État ! ». Le leader italien prône le combat contre le bolchevisme et le socialisme, mais aussi contre le capitalisme et la démocratie parlementaire. Le régime fasciste italien est une oligarchie (gouvernement par le petit nombre).

Les fascistes sont adversaires de la démocratie (gouvernement par le grand nombre), du parlementarisme (gouvernement représentatif), de l’individualisme et de la société libérale du XIXe siècle (qui constituent un frein à l’embrigadement des masses), du socialisme et du marxisme (puisque le fascisme est adversaire de l’égalité et de la redistribution des richesses). La caractéristique du fascisme nazi et mussolinien (le fascisme historique) est l’idéologie qui fonde une hiérarchie fondée sur la suprématie d’une race sur les autres (aryenne pour les nazis, italienne pour les mussoliniens).

Le fascisme prône donc un régime autoritaire, il interdit la liberté d’expression, contrôle l’information, réécrit et impose l’histoire officielle et persécute les opposants, il exalte le nationalisme, appuie sa politique sur une armée forte et sur la guerre et ne craint pas l’emploi de méthodes coercitives violentes contre la société civile (atteintes à la vie privée, arrestations arbitraires, emprisonnements sans jugement, procès politiques, assassinats politiques, tortures).

De façon plus générale, est considéré comme fasciste tout mouvement politique ou organisation s’appuyant sur un pouvoir fort au service d’une classe sociale dominante, la persécution d’une classe ennemie chargée de tous les maux, la répression de l’opposition et un contrôle politique arbitraire de la société civile.

En France, l’idéologie fasciste (qui ne portait pas encore ce nom) s’est principalement développée, selon Zeev Sternhell, entre 1880 et 1914 suite à une réaction entre une radicalisation antidémocratique de certains mouvements d’extrême gauche (entre autres le syndicalisme révolutionnaire) et l’arrivée d’une nouvelle droite nationaliste (la droite révolutionnaire) dont naîtra le fascisme après la première guerre mondiale.

Le terme « fasciste »  est employé de nos jours pour disqualifier des ennemis politiques. Cette acception a été utilisée par les Soviétiques durant la guerre froide dans le cadre de la « tactique du salami ». Dans les débats politiques, le terme « fasciste » (abrégé « facho ») continue d’être employé comme une injure visant à disqualifier et diaboliser une cible politique (que cela soit abusif ou non) dans une tactique dont le but est d’exercer une fonction repoussoir dans l’esprit du public.

Résumons-nous :

  • totalitaire (parti unique)
  • autoritaire (régime policier, police de la pensée, arrestations et détentions arbitraires, …)
  • favorable à un pouvoir fort au service d’une classe dominante (oligarchique)
  • favorable à une hiérarchie fondée sur la race (raciste)
  • contre l’internationalisme, le communiste et le bolchevisme (nationaliste)
  • contre le socialisme et la redistribution des richesses (élitiste)
  • contre la liberté d’expression (ségrégationniste)
  • contre le parlementarisme (dictatorial)

« La liberté d’expression doit être détruite »

Au cours de ce travail, j’ai pu en apprendre un peu plus sur les raisons avancées par certains antifascistes (ou prétendus tels) et les justifications qu’ils donnent à leurs actions liberticides. Par exemple, ce témoignage anonyme (oui, avec les antifascistes, on a le plus souvent à faire avec de courageux anonymes [4]), nous apprenons que « non, nous ne sommes pas pour la liberté d’expression de tous, selon l’expression consacrée : la liberté d’expression, c’est une minute pour les juifs, une minute pour Hitler ». Cette logique est absurde, parce qu’elle part du principe que tout le monde aurait droit au même temps de parole face au même auditoire, ce qui est le contraire de tout ce que nous connaissons. Les grands médias (ceux qui mènent au pouvoir) sont verrouillés et seuls ceux qui ont l’autorisation tacite de l’oligarchie de s’y exprimer peuvent y apparaître. Qui plus est, il n’y a pas que les juifs et Hitler : c’est quoi cette manie de tout ramener aux juifs ou à Hitler ? Une manie d’antifascistes qui ne trouvent leur identité que dans l’affrontement face aux fachos ?

Si Marine Le Pen et le F.N. ont pu grimper dans les sondages, c’est uniquement parce qu’ils ont décidé d’abandonner le terrain de la rue pour conquérir celui des grands médias et donc jouer le jeu de l’oligarchie. La corrélation est parfaite entre temps d’apparition dans les grands médias (radios et télévisions) et résultats aux élections. Il est dès lors frappant de constater que ceux et celles que l’on cherche à bâillonner ne sont pas des personnalités qui apparaissent dans les grands médias.

On ne cherche pas à faire taire des membres de l’UMP, dont au moins la moitié tiennent des propos bien plus puants que Marine Le Pen elle-même (et je ne le dis pas pour la défendre, mais pour établir un fait : elle est maligne, elle mesure ses propos et calcule la portée de chacun de ses mots). Pas non plus de fatwa lancée sur, au hasard, un Yves Calvi, qui s’est pourtant illustré en 2012 en faisant l’éloge, dans l’émission C dans l’air, à une heure de grande écoute et sur une chaîne publique, de la politique d’épuration des étrangers menée par le parti fasciste Aube Dorée à Athènes. J’attends toujours la réaction indignée des antifascistes à ce propos (moi, je suis scandalisé qu’un pareil individu puisse encore sévir dans le PAF !).

Non. Il est tellement plus facile de s’en prendre aux plus faibles, ceux qui ne s’expriment que dans de petits auditoires, dans des conférences ou via le net. Ou à travers des livres, quand on sait très bien qu’à peine 5 % de la population lit. Les courageux antifascistes vont aller casser la gueule d’un Jonathan Moadab (au passage, il est juif… opposé au sionisme, certes, mais juif – bien sûr, il se sent Français avant d’être juif : serait-ce un crime ?), mais ils n’oseront pas aller s’en prendre à un Calvi, un Val, un Cohen ou un FOG. Tout cela est assez minable. Si encore ils ne tiraient pas contre leur propre camp, on pourrait comprendre, mais là, franchement, c’est à pleurer…

Je veux citer un internaute : « Les gens qui sont ouverts au dialogue méritent qu’on dialogue avec eux. Il n’y a que ceux qui le refusent et qui ne connaissent que la violence qui doivent être mis à l’écart. Que ces derniers se disent de gauche ou de droite importe peu. Tant que le dialogue est possible, il y a de l’espoir. Refuser le dialogue quand il est possible, c’est vouloir la guerre quand on peut avoir la paix, c’est favoriser le pire quand on pourrait l’éviter mais c’est surtout n’avoir aucune vision de comment convaincre ceux qui ce sont perdu et demandent la contradiction. »

Si l’on considère certaines idées comme dangereuses, nuisibles, alors il ne servira à rien d’essayer de faire taire ceux qui expriment ces idées. Les idées (même les mauvaises) survivent aux individus et les dépassent. Au contraire, rendre ces idées illicites les rendra même plus attrayantes, par un processus que nous connaissons tous (en particulier les anarchistes et les libertaires que nous sommes) : il suffit d’interdire quelque chose pour susciter la curiosité, l’intérêt, le désir de savoir ce qui se cache derrière et l’excitation de la transgression (un exemple ? Les protocoles des sages de Sion est mis à l’index, j’ai donc voulu savoir pourquoi > je l’ai donc lu : c’est très instructif – et cette lecture n’a pas fait de moi un adepte des théories fascistes ni un antisémite – par contre, j’ai bien compris pourquoi il était mis à l’index…). Pour lutter contre de telles idées, il faut les comprendre. Et le seul moyen d’y parvenir passe par l’isègoria. Selon ce principe, pour combattre le fascisme, on doit en écouter les penseurs pour mieux saisir leurs raisonnements, leurs motivations et surtout leurs besoins. Si on saisit leurs besoins, on peut essayer de démontrer qu’ils se trompent de solutions et montrer d’autres formules pour répondre à leurs besoins.

Une grande partie de la population vote pour le F.N. Tous ne sont évidemment pas fascistes, extrémistes, racistes, voués au mal. Beaucoup sont des ouvriers, des gens du peuple. Et ce n’est bien évidemment pas en les diabolisant  qu’on parviendra à les convaincre qu’ils font une erreur en votant F.N. : on sait bien que si l’on diabolise un parti ou des candidats, les électeurs qui votent pour ce parti ou ces candidats se sentiront, eux aussi, diabolisé, ce qui aura pour effet qu’ils se sentiront solidaires du parti ou des candidats visés, plutôt que l’inverse. Ce n’est pas en s’attaquant à des Chouard, des Moadab, des Collon, des Bricmont, etc. qu’on les persuadera de voter FdG ou NPA. C’est donc seulement par l’éducation populaire que l’on peut empêcher les idées obscures d’investir la conscience collective, et cette éducation populaire passe par la défense radicale de la liberté d’expression.

Voyons maintenant le discours d’un antifasciste qui ne se cache pas derrière l’anonymat, le franco-grec Yannis Youlountas. Il explique notamment ceci :

« L’isègoria posée de façon absolue est une connerie (ou une hypocrisie intentionnelle). Il faut poser des limites à la propagande et aux actes fascistes, car ils n’opèrent pas du tout selon les mêmes règles éthiques de discussion et sont dangereux en distillant leur poison ou en visant explicitement des boucs-émissaires. »

Ils sont dangereux en distillant leur poison et en visant spécifiquement des boucs-émissaires… Oui, un peu comme les antifascistes qui s’en prennent aux résistants à l’Empire, en somme : ils distillent leur poison (calomnies, mensonges, syllogismes, anathèmes, insultes, sophismes, fatwas, diffamation) et posent des actes fascistes (menaces d’agression visant à faire taire, à censurer et interdire de parole ; agressions physiques) et tout cela sous couvert de prétendue « lutte contre le fascisme ». Curieuses « règles éthiques » que celles des antifascistes. C’est bizarre, mais je n’ai jamais vu ceux que les antifascistes désignent comme « FAF » appliquer ces méthodes pour interdire de parole un de leurs adversaires idéologiques,… Qui est fasciste, dans l’histoire ? Ah mais oui, j’oubliais : c’est normal, puisque ce sont tous des fachos ! Raisonnement circulaire.

« Nous sommes en guerre ! »

Une autre position avancée par un antifasciste sur un forum est que « nous sommes en guerre ! ». Et là, évidemment, il y a un gros problème : la seule situation qui justifie une hiérarchie, c’est précisément la guerre. Si on est en guerre, on a intérêt à s’organiser, et compte tenu des contingences de la guerre, seule une structure hiérarchique peut permettre d’optimiser l’action. D’ailleurs, historiquement, la logique hiérarchique trouve son origine dans la guerre, et toutes les structures sociales qui ont développé des principes hiérarchiques trouvent leurs racines – quand ce n’est pas leur fin (c’est le cas de tous les fascismes, évidemment) – dans la guerre.

Si on est anarchiste, libertaire, se considérer comme étant « en guerre » (alors qu’on est objectivement en période de paix), c’est problématique. Serait-il impertinent de voir dans cette situation une des causes de l’échec des mouvements antifascistes ? Pourtant, songez-y : pour gagner la guerre, il y a tout intérêt à être bien organisé, à pouvoir agir de façon précise, efficace, en économisant les forces et les ressources, en pointant les bonnes cibles au bon moment, en adoptant des actions selon un plan stratégique (et pas au coup par coup). Cela nécessite une hiérarchie, un chef ou un état major, des lieutenants et des troupes. Bref, tout ce qui est de la nature du fascisme et contre la nature de l’anarchie (l’anarchie est le contraire de la hiérarchie [5]). De quoi se perdre avant même d’avoir commencé la bataille. Les électrons libres sont toujours perdants dans une guerre.

Oui mais ce à quoi nous assistons en ce moment, il faut bien admettre que ça n’a pas l’air d’être désordonné. Au contraire, toutes ces actions liberticides ont l’air bien orchestrées, bien structurées, toujours sur le même mode opératoire, avec des cibles bien spécifiques dont il est facile de cerner les points communs : « dis-moi qui tu dénonces, je te dirai qui tu protèges » (paroles d’antifascistes). Il y a visiblement une stratégie, des moyens, des ressources et des soldats qui frappent selon une procédure réfléchie. Qui sont les têtes pensantes ? Qui élabore les stratégies ? Mystère : l’origine de cette cabale se dissimule derrière l’anonymat. À une ou deux exceptions près. Et là, on a comme un début de piste pour comprendre.

« Nous sommes l’antidote contre le nationalisme »

Slogan : « LE NATIONALISME EST UN POISON ! Si tu penses qu’on peut vivre sans patrie ni frontières, ensemble, NOUS SOMMES L’ANTIDOTE. »

Les contresens et les inversions de cette affiche sont très révélateurs. Déjà, on voit bien qu’il ne s’agit plus de lutter contre le fascisme, mais contre le nationalisme. Le nationalisme – et les nationalistes (ceux qui défendent l’idée de nation souveraine, par exemple) sont donc assimilés, de facto, à des fascistes. Cette forme d’amalgame et de généralisation est précisément la rhétorique de base des racistes, des intégristes, des extrémistes. C’est évidemment stupide.

Ce qui est encore plus stupide, et qui montre le degré d’incohérence et d’ignorance de ce genre de slogan, c’est que ce raisonnement est censé se baser sur l’idéologie internationaliste. Or, l’internationalisme, comme son nom l’indique, n’est pas du tout en opposition au principe des nations et des frontières qui les définissent, c’est même exactement le contraire ! Par nature, l’internationalisme est fondé sur un respect mutuel entre nations, un respect de la souveraineté de chaque nation et la volonté de créer des relations mutuellement avantageuses avec les autres nations.

Dans cette optique, qui reçoit d’ailleurs l’approbation de beaucoup de nationalistes (que l’on dit « de droite »), ceux-ci sont plus proches de l’idéal internationaliste que tous les prétendus gauchistes qui se disent « communistes » – donc internationalistes – sans comprendre de quoi il s’agit. Même la tournure de phrase est ambiguë : si on ne lit que les grands caractères, on lit effectivement « nous sommes l’antidote contre le poison nationaliste » ; mais si on lit la phrase dans son contexte, on lit plutôt « nous sommes l’antidote contre ceux qui pensent qu’on peut vivre sans patrie ni frontières » : cette affiche affirme donc deux choses radicalement contraires ! Cette supercherie très maligne est digne du Mossad.

Enfin, impossible pour moi de ne pas faire le rapprochement entre ce slogan et les paroles de l’Agent Smith dans Matrix, qui explique que l’espèce humaine est un virus dangereux, et que, eux, les agents du système, sont l’antidote contre ce virus. Étrange inversion : les soi-disant « antisystème » qui adoptent un slogan non seulement pro système, mais qui plus est déjà entendu de sinistre mémoire dans la bouche des … nazis !

Abandonner la vrai démocratie aux « FAF » ?

Si l’on suit le raisonnement de ces antifascistes, puisque les Chouard et Co. sont des « rouge-bruns », puisqu’ils fricotent avec des fachos et des antisémites « notoires » (sic), il faut les diaboliser et les ostraciser par association et amalgame. On ne peut donc plus avoir de débat avec eux, ni les lire, ni les écouter, bref : on doit les censurer. Il s’en suit logiquement que l’on abandonne les thèmes qu’ils développent  (démocratie, lutte contre les guerres néo-coloniales, liberté d’expression, etc.) aux « FAF » (ou désignés comme tels). De fait, puisque l’on cherche à évincer les Chouard, Collon, Bricmont, etc. des événements d’éducation populaire « de gauche » et que seuls les événements d’éducation populaire « de droite » continuent à accepter (et à solliciter) la présence de ces vilains pas beaux, ces thèmes sont débattus et défendus « à droite ». Et « à gauche », on se retrouve en pleine confusion, à se méfier de débats sur la démocratie (la vraie), sur la Révolution, sur les Lumières, etc. sous prétexte que « les intellectuels et penseurs qui abordent ces thèmes sont des rouges-bruns ». On distille à gauche l’idée que la démocratie populaire, c’est une idée de fachos pour prendre le pouvoir. Logique : ne dit-on pas que les Le Pen, les Asselineau, les Cheminade, etc. sont des « populistes » ? Donc, s’ils veulent donner le pouvoir au peuple, c’est qu’ils sont populistes, donc fachos. Puis-je affirmer qu’il s’agit encore là d’un syllogisme grossier, donc insignifiant ?

La meilleure façon de résister au fascisme serait, tout au contraire, de montrer plus d’assiduité à développer ces thèmes – et donc à solliciter et inviter ces personnalités pour débattre avec eux – dans des colloques et événements d’éducation populaire organisés par des associations dites « de gauche », que ne le font les associations et événements d’éducation populaire dits « de droite ». Cela empêcherait ceux que l’on prétend combattre de s’emparer de ces sujets et donc de les récupérer à leurs fins (puisque c’est ça que l’on affirme vouloir empêcher).

Là, le résultat est exactement inverse : on abandonne les thèmes à l’ennemi, on lui laisse le champ libre. Comment mieux décrire une stratégie de la défaite annoncée ? C’est comme si un général disait « OK, l’armée ennemie cherche à s’emparer de nos ponts, et bien nous allons les leur laisser sans combattre et nous replier sur de meilleures positions défensives, ainsi l’ennemi sera bien attrapé ! ». Je sais pas vous, mais moi, ce genre de stratégie, j’appelle ça de la trahison. Posons-nous la question : à qui peut profiter le fait de reléguer pareils thèmes de débats et d’éducation populaire à « l’ennemi fasciste », tout en écartant ces mêmes thèmes à ceux qui veulent (théoriquement) le bien des peuples ? Poser la question c’est y répondre : l’establishment, l’oligarchie ; ceux qui mènent la danse.

L’entrisme

L’entrisme est une stratégie qui vise à noyauter un groupe par infiltration. C’est une ancienne technique qui remonte à l’entre deux guerres et qui se développe largement durant la guerre froide, des deux côtés du rideau de fer. Le noyautage est notamment utilisé pour détourner des groupuscules néonazis aussi bien qu’antifascistes, ou pour manœuvrer des groupes terroristes. C’est une méthode contre laquelle le CVIPMA met en garde les mouvements antifascistes sur la page « Les faux antifas : mieux les reconnaître ! » en décrivant bien les techniques d’infiltration policière ou par des barbouzes (agents de services secrets).

« Un faux antifa a plusieurs visages : celui du flic, de l’idéologue, de l’hystérique. (…) Les groupuscules anarchistes violents sont sa cible privilégiée. (…) Mais, plus subtil, il existe des flics qui ont leur propre organisation antifasciste. Au service d’un Etat, ils concentrent leurs attaques sur les partis ou mouvements politiques les plus dangereux. Personne n’a trouvé mieux, à l’heure ou l’antifascisme dérive vers les autodafés médiatiques, que d’accuser tel ou tel parti ou homme politique de fascisme. Comme le premier type de flic, les valeurs démocratiques et humanistes de l’antifascisme sont subordonnées à une cause policière. C’est une forme très perverse de trahison de la cause antifasciste. (…) Mais le grand tournant, après la fin de la Guerre Froide, c’est l’appropriation par les idéologues en chef du néo-libéralisme triomphant des slogans de l’antifascisme. Aujourd’hui, tous les ennemis du nouvel ordre mondial sont taxés de fascisme. L’effet médiatique est immédiat. Ils n’ont pas trouvé mieux, avant les tapis de bombe en Irak, en Yougoslavie, en Afghanistan, que de sortir la grande cause de l’antifascisme. Ceux qui lisent Le Monde et le Courrier International en savent quelque chose. Il n’y qu’à ouvrir les pages des quotidiens ou allumer les chaînes de télévision où se répandent les maîtres penseurs du néo-libéralisme. Pour ceux d’entre eux qui haïssent le communisme, et qui se sont vu privés de leur raison d’être avec la fin de l’URSS, il y a un nouveau slogan : les rouges-bruns. C’est la grande panacée, on fait d’une pierre deux coups : on vomit sa haine du communisme et on instrumentalise l’antifascisme. Les rouges-bruns, c’est un mythe. »

C’est en 2001 que le CVIPMA a rédigé ce texte. Ils avaient déjà conscience de l’infiltration et de la récupération des mouvements antifascistes par leurs véritables ennemis idéologiques ultralibéraux. Et c’est notamment contre ces dérives antifascistes que le CVIPMA a enquêté au sein de la mouvance antifasciste.

Si j’en juge par les événements de ces dernières années, leur travail a échoué. Il semble bien qu’aujourd’hui, les mouvements parisien, mais aussi toulousain, lyonnais et belge sont noyautés. Mais par qui ? Considérant les cibles de ceux-ci, deux pistes me semblent possibles : les services secrets US et/ou le Mossad. En effet, c’est principalement des résistants à l’Empire atlantico-sioniste qui sont visés, mais également un mouvement d’émancipation et de prise de conscience que nous ne sommes pas (et n’avons jamais été) en démocratie qui est visé. L’oligarchie veut faire taire les penseurs qui développent ces thèmes et étouffer dans l’œuf un possible réveil des peuples pour empêcher la montée de revendications démocratiques (constituante populaire, tirage au sort, contrôle des mandats des représentants, etc.). De la même manière, il faut discréditer et faire taire – au moins en les éloignant des grands médias – ceux qui dénoncent la politique d’apartheid et les crimes de guerre d’Israël, tout autant que la politique hégémonique des USA. Il faut désigner ceux qui s’opposent aux guerres néo-coloniales comme étant des traîtres, des fascistes, des « idiots utiles » défenseurs des tyrans et des dictateurs de tous poils.

Et ça marche. Les petits crétins sans culture politique ni culture générale, sans faculté d’analyse mais dopés à la testostérone et en quête d’adrénaline, se font aisément fanatiser par quelques idéologues (faux antifascistes) et se jettent avec autant de haine que de hargne belliqueuse contre les « ennemis » désignés, les « rouge-bruns ». Une fois entraîné dans pareils excès, difficile de faire marche arrière et de se désavouer, même si, par miracle, une lueur de lucidité touche soudain leur esprit. Le phénomène est bien montré dans l’expérience de Milgram : on appelle cela « l’état agentique ». C’est cet état qui est décrit, de façon allégorique, dans le film Matrix, lorsque le personnage de Morpheus explique :

« La Matrice est un système, et ce système est notre ennemi. Quand on est à l’intérieur, qu’est-ce qu’on voit partout ? Des hommes d’affaires, des avocats, des enseignants, des charpentiers, … C’est avec leur esprit qu’on communique pour essayer de les déconnecter. Mais en attendant, tous ces gens font quand même partie de ce système. Ce qu’il faut que tu comprennes, c’est que pour la plupart, ils ne sont pas prêts de se laisser débrancher. Bon nombre d’entre eux sont tellement inconscients et désespérément dépendants du système qu’ils vont jusqu’à se battre pour le protéger, ce qui fait d’eux nos ennemis. »

L’ironie suprême étant bien entendu de conduire ces jeunes décervelés à cet état agentique (soumission à une autorité) afin qu’ils en arrivent à défendre le système (sans en avoir conscience) et cela au sein même de groupes anarchistes et libertaires prétendant combattre « les valeurs bourgeoises » et défier les principes hiérarchiques de leurs pères (il est à noter que contrairement aux antifascistes des années ’80 et ’90, qui étaient pour la plupart fils d’ouvriers, bon nombre d’antifascistes d’aujourd’hui sont recrutés (!) dans les facultés au sein de la jeunesse bourgeoise, traditionnellement bien-pensante). Et c’est là que le Diable hurla de joie.

Le CVIPMA fait le même constat : « Les jeunes antifas ont mélangé crise d’adolescence et militantisme antifasciste. L’autorité est devenue fasciste, la loi est devenue fasciste, le nationalisme est devenu fasciste, la rigueur est devenue fasciste. La nuance elle-même est finalement devenue fasciste. D’où l’hystérie, la paranoïa (…) Les pseudo antifas hystériques, qui sont finalement des antifas naïfs, sont des éponges à propagande. Dès que l’opprobre médiatique ou autre leur jette en pâture le terme de fascisme, ils courent, ils se font avoir. Cette catégorie est extrêmement influençable par les flics et les idéologues. (…) Le problème est que cette attitude fait le jeu de l’idéologie dominante, le néo-libéralisme. (…) Précisons qu’un hystérique peut ne plus être très jeune, tout en restant très naïf. »

Le CVIPMA conclut cette page de leur site en décrivant le profil de l’antifasciste légitime :

« L’antifa légitime est d’abord indépendant des idéologies et de leurs relais médiatiques. Il se méfie des abus de langage, des amalgames. Il combat le fascisme quand il se présente, et il combat les autres idéologies meurtrières et aliénantes pour ce qu’elles sont. Pas pour régler des comptes, pas pour servir l’ordre dominant à une époque donnée. C’est une posture critique et lucide, qui sait se garder des slogans et mythes de ceux qui se réapproprient l’antifascisme. Afin que ce combat ne dérive pas vers des objectifs de reproduction de l’ordre dominant, ni ceux de la réémergence d’idéologies aussi meurtrières qui appartiennent au passé. Ses principaux ennemis sont d’abord les faux antifas. Parce que le fascisme ne peut être combattu si on les laisse dénaturer cette cause. »

Quels indices avons-nous pour étayer l’hypothèse du noyautage par la CIA et/ou le Mossad ? Primo, l’enquête diligentée par l’UPR de François Asselineau concernant Ornella Guyet (alias « Marie-Anne Boutoleau ») a montré, d’une part, les liens très particuliers de cette dame avec les lobbys étasuniens et la CIA, d’autre part que le réseau Indymedia (dont elle semble être coadministratrice) est entièrement financé par des sociétés étasuniennes (dont la Fondation Ford, prête-nom bien connu de la CIA). D’autre part, en Belgique, les mouvements antifascistes sont chapeautés depuis 1996 par la Coordination Antifasciste de Belgique (CAF),  initiée par Manuel Abramovicz, également dirigeant de ResistanceS.be, un site internet et une revue consacrée à « l’observation de l’extrême-droite » (sic). Il est lié au PS (parti socialiste francophone de Belgique), donc à l’establishment et l’oligarchie politique Belge. Abramovicz est connu pour ses positions pro israéliennes, pro atlantistes et islamophobes. Il a également eut à faire à la justice concernant ses méthodes « spéciales » d’investigation.  Ces indices ne sont pas rien.

Qui sont les vrais fascistes aujourd’hui ?

Un tableau valant mieux qu’un long discours, reprenons celui que nous avons élaboré ci-dessus :

Bien que les USA et Israël aient un gouvernement (prétendument) représentatif fondé sur des principes parlementaires, il n’est pas difficile de montrer l’absence réelle de représentativité et la nature oligarchique de ces régimes, notamment par le truchement du principe électif. Il n’y a pas, stricto sensu, de parti unique et ces deux régimes ne sont pas stricto sensu totalitaires, mais la politique – et notamment la politique étrangère – a une orientation impérialiste, colonialiste et prédatrice prédominante qui montre une parenté avec les régimes fascistes.

Les deux pays ont un système policier et judiciaire puissant, des services de sécurité intérieure et extérieure puissants, un système répressif fort, fondé notamment sur les lois antiterroristes et la doctrine de la prétendue « guerre contre le terrorisme international ». L’arsenal judiciaire comprend le non respect de la vie privée, les arrestations arbitraires (y compris dans des pays étrangers, par la CIA, de façon totalement illégale), la détention arbitraire, le non respect de l’habeas corpus, des droits de la défense et jusqu’à la légalisation de la torture.

Le pouvoir politique est inféodé aux pouvoirs de la ploutocratie (les voleurs de ressources, multinationales, banques, FED, etc.), principalement aux USA où la corruption des partis politiques et le lobbyisme sont légalisés, mais également en Israël, où l’essentiel du budget dépend d’aides provenant des USA (principalement). À l’évidence, le pouvoir politique de ces deux pays est en faveur d’une classe dominante, riche et puissante économiquement.

Les USA ont un très lourd passé raciste (génocide des amérindiens, esclavage des noirs africains, lois raciales et ségrégationnistes) et ont une politique fondée sur un faux multiculturalisme où prédomine le communautarisme (diviser pour mieux régner). Ils font de gros efforts pour se donner une image moderne, progressiste, antiraciste, mais la culture profonde des USA reste fortement WASP. Israël est un état raciste, tant dans son mythe créateur que dans la doctrine sioniste sur laquelle repose toute sa construction. Les autorités Israéliennes veulent un état juif, pour les juifs, par les juifs. Ils pratiquent, depuis leur création en 1948, une politique ouvertement ségrégationniste, coloniale, violente.

Aussi bien les USA qu’Israël ont poussé le « patriotisme », le nationalisme, à des sommets. L’omniprésence du « drapeau étoilé » aux USA est caractéristique. Quiconque ose émettre une critique de la politique (en particulier de la politique étrangère et guerrière) est aussitôt taxé d’antipatriotisme et de trahison. Les pacifistes sont taxés d’être des « lopettes ». En Israël, la propagande nationaliste et raciste (essentiellement à l’égard des arabes, mais aussi contre les européens) est omniprésente, y compris dans le cursus scolaire. L’armée et la logique militaire y sont sans cesse valorisées.

Les deux pays forment l’avant garde de l’idéologie néolibérale, ultra capitaliste, et favorisent nettement une logique élitiste. L’importance et l’influence de la pensée religieuse protestante aux USA est déterminante dans cette orientation, où même Dieu semble cautionner l’exploitation des faibles par les riches. Dans les deux pays, la presse est détenue par de puissantes multinationales, notamment par le complexe militaro-industriel et les milieux financiers. Inutile de dire que la presse y est contrôlée et orientée.

En ce qui concerne le parlementarisme, les deux pays n’y sont pas franchement défavorables, puisqu’ils l’utilisent pour maquiller leur régime en pseudo démocratie, mais une frange importante de leurs factions politiques sont en faveur d’un régime beaucoup plus centralisé et autoritaire. Certaines factions ne seraient pas contre une vraie dictature. On remarquera qu’aux USA, si le parti communiste a été officiellement interdit, le parti nazi ne l’a jamais été : pourquoi ce deux poids, deux mesures dans un pays qui se prétend champion de la liberté d’expression et de la liberté ?

Enfin, et c’est sans doute ce qui est le plus déterminant dans l’analyse : les deux pays fondent leur politique sur l’armée et sur la guerre. Les USA, à eux seul, représentent plus de 50 % du budget militaire de toute la planète ! Ils ont des bases militaires partout dans le monde, ils occupent de nombreux pays, notamment des pays qu’ils ont rasés suite à une guerre qu’ils ont déclenchée, le plus souvent en défiant les lois internationales. En Israël, le service militaire est obligatoire, pour les hommes comme pour les femmes. L’armée est omniprésente, notamment dans les territoires occupés.

On le voit, de tous les pays du monde, et bien que bon nombre de pays aient également des similitudes avec les critères qui définissent un régime fasciste, les USA et Israël collent à très peu de chose près au modèle fasciste. Pour ma part, cela ne fait pas de doute : les USA et Israël SONT des pays dominés par un régime fasciste, grossièrement maquillé en régime parlementaire et prétendument démocratique. L’adversaire désigné des antifascistes et des libertaires est donc bel et bien l’Empire atlantico-sioniste et leurs nervis et non ceux et celles qui dénoncent les politiques, les idéologies  et les guerres de cet axe Washington-Tel Aviv.

Comment lutter efficacement contre le fascisme ?

Pour lutter contre le fascisme, il faut recentrer les actions sur la lutte globale, à la fois socioculturelle, économique et politique, contre tout ce qui, dans une société, est susceptible de permettre la résurgence de phénomènes fascistes. L’antifascisme radical, c’est celui qui entend s’attaquer aux racines profondes du fascisme, à commencer par les inégalités sociales et économiques.

  1. Socioculturel : l’antifascisme doit mobiliser ses forces dans la promotion de l’éducation populaire, et au lieu d’exclure des penseurs injustement accusés de « collusion avec les fachos », il faut au contraire promouvoir la défense radicale de la liberté d’expression et miser sur la volonté grandissante des peuples à apprendre, à se cultiver, à penser par eux-mêmes. C’est l’axe le plus important, le plus décisif, car le fascisme se nourrit et alimente les peurs, l’ignorance et l’obscurantisme.
  2. Économique : l’antifascisme doit lutter contre les inégalités sociales (lutte des classes) et économiques (pauvreté, différences salariales, inégalités face au pouvoir de l’argent). Il faut analyser et comprendre les ressorts de l’économie, comprendre comment certains accaparent les ressources par la création monétaire, quitte à remettre en cause l’économie fondée sur la monnaie elle-même. Il faut étudier de nouvelles façons de penser l’économie (par exemple, l’EBR). La lutte radicale contre les inégalités économiques et sociales passe par la remise à l’ordre du jour de l’anarchie en tant que système social indissociable de la vrai démocratie.
  3. Politique : Il faut analyser les causes profondes de ces hiérarchies sociales et comprendre l’origine des principes hiérarchiques dans les sociétés prétendument « modernes ». Il faut lutter pour promouvoir une société non hiérarchisée, où le pouvoir est réparti horizontalement et non plus verticalement. Il faut se réapproprier les notions de la vraie démocratie et le germe démocratique que fut l’Athènes d’il y a deux mille cinq cents ans. Le slogan – si slogan il doit y avoir, devrait être « Je suis démocrate DONC anarchiste ! ».

Il est nécessaire de faire savoir ce qu’est le fascisme – le vrai – et ce qu’il n’est pas. Il faut introduire du savoir, de la connaissance, du discernement dans les analyses. Il faut avoir le courage de dénoncer les fascismes là où ils sont les plus dangereux, c’est-à-dire lorsqu’ils se manifestent à travers les grandes puissances de ce monde. C’est derrière le masque craquelé de « champion de la démocratie » que se cache aujourd’hui la pire menace fasciste que la Terre et l’humanité aient jamais connue.

des actions doivent, hélas, mener à des violences, il est essentiel qu’une forte éthique gouverne celles-ci. Je n’en vois qu’une qui puisse servir de modèle à d’authentiques antifascistes, c’est l’éthique des Jedi dans la saga Star Wars : la violence ne doit être utilisée que pour se défendre contre la violence. Cela demande beaucoup plus de rigueur, beaucoup plus de conviction et de maîtrise de soi. Mais ce n’est qu’à ce prix que l’on peut lutter contre le fascisme sans sombrer soi-même dans le côté obscur. Car la violence n’est jamais la solution. Elle est le problème : violences morale, psychique, sociale, économique, physique, c’est par toutes ces formes de violence que naissent les fascismes.

Il n’y a pas de colère, il y a la paix.
Il n’y a pas d’ignorance, il y a la connaissance.
Il n’y a pas de passion, il y a la sérénité.
Il n’y a pas de chaos, il y a l’harmonie.
Ne jamais attaquer, seulement défendre.

Et croyez-moi, ces considérations n’ont rien à voir avec de l’angélisme, c’est tout le contraire. Notre civilisation est en déclin. Sa chute est inévitable (et souhaitable), mais cette chute risque d’être douloureuse, dangereuse. Il ne s’agit pas de chercher à empêcher cette chute (elle est inéluctable) mais à se préparer à nous relever après la chute, à anticiper la civilisation à venir, afin d’empêcher qu’une fois encore la stratégie du choc nous fasse requérir les fausses solutions des voleurs de ressources et de pouvoir.

Enfin – et c’est certainement le plus important – la lutte contre le fascisme doit passer par une traque impitoyable des faux antifascistes et des mouvances antifascistes d’origine policière (au sens large). Sans ce travail d’assainissement, l’antifascisme continuera à servir les intérêts de l’oligarchie et des puissances qui dominent le monde, ce qui est le comble de l’absurde. Sans compter qu’elle se décrédibilisera de plus en plus aux yeux du grand public. Il faut donc prestement réactiver le CVIPMA, c’est indispensable.

Conclusion

En entamant ce dossier, j’ignorais à peu près tout de l’antifascisme. J’ai découvert beaucoup de choses, et notamment que le mouvement antifasciste authentique avait déjà tracé les contours de l’action la plus pertinente de l’antifascisme. En découvrant des documents précieux issus des mouvances antifascistes elles-mêmes, j’ai trouvé toutes les causes de la dérive antifasciste actuelle, mais aussi toutes les solutions (ou presque). Si l’antifascisme d’après la guerre froide a échoué, de même que l’antifascisme contemporain, c’est bien parce qu’au lieu de s’en prendre aux causes, ils ont agi sur des conséquences, sur des symptômes. Et s’ils ont orienté leurs actions sur ces symptômes, c’est parce qu’en grande partie, ils se sont laissés manipuler par infiltration et récupération de leur cause par les nervis de l’ordre établi – et notamment par le PS (tant en France qu’en Belgique). Ils le savent : ils l’ont écrit.

Mais une chose me saute encore aux yeux : les antagonismes intégristes (que l’on dit à tort « radicaux ») sont la plus grande faille, la plus grande faiblesse de la lutte contre les extrémismes, quels qu’ils soient. Ils mènent au manichéisme judéo-chrétien, stérile et mortifère, à la pensée binaire, à l’exclusion de l’intelligence et du discernement. Ils mènent, inévitablement, à la confrontation brutale, à la guerre. Si on lutte contre la guerre, c’est-à-dire pour la paix, il faut rompre avec les logiques intégristes, et pour cela il faut se réapproprier le vrai sens du mot « radical ».  Il y a une très grande différence entre l’intégrité et l’intégrisme, malheureusement, la distance entre les deux est extrêmement mince : seule une rigueur éthique et morale peut nous garder de franchir cette fragile frontière. La bienveillance et la tolérance ne sont jamais les positions les plus confortables, et certainement pas les plus faciles à adopter. Mais la lutte contre le fascisme – contre tous les fascismes – passe par là.

Morpheus


[1] http://www.radioradicale.it/exagora/les-fascistes-et-nous-les-veritables-fascisme-et-antifascisme-par-pier-paolo-pasolini

[2] Une bonne occasion d’observer le fascisme, c’est la guerre et sa machine de guerre. Par exemple en 1999, l’antitotalitarisme et l’antifascisme sont mis au service de la guerre de l’OTAN contre le Kosovo. Quiconque émet un doute est qualifié de « rouge-brun ».

[3] au fait, le choix de « la vague » était-il un message subliminal envoyé au public ?

[4] «J’appartiens à une organisation antifasciste. Mais cette prise de position ne concerne que moi, et mes camarades n’en sauront jamais rien. Car ils sont sur la position que vous critiquez qui est : on ne discute pas avec nos ennemis idéologiques». Je trouve inquiétant que cette prise de position (le fait d’intervenir sur un blog pour ouvrir un dialogue avec « l’ennemi Chouard et ses adeptes » – puisque c’est ainsi que nous sommes considérés et qualifiés sur plusieurs sites antifascistes) doive être cachée et ignorée de ses camarades. Cela en dit long sur la liberté de pensée et la liberté d’agir au sein d’un mouvement qui, dans son ensemble, se revendique libertaire et donc (il me semble) attaché à la liberté individuelle.

[5] « anarchie » provient de an- privatif et de arkhein « commandement » : sans chef.
« hiérarchie » provient de hiéros « sacré » et de arkhein « commandement » : gouverné par un chef « sacré ».

Autres sources

Technique secrètes pour contrôler les forum (Korben)

Analyse de la culture du mensonge (Le Grand Soir)

Communiqué d’ATTAC Besançon relatif à Étienne Chouard et les antifascistes
Quand Étienne Chouard rencontre un antifa

Pseudos antifascistes, vrais maccarthystes !

Ornella Guyet (wiki Reopen911)

Les honteux stratagèmes d’une manipulatrice démasquée

Chiens de garde : Ornella Guyet & Co.

Ornella Guyet contre Viktor Dedaj

Le délit de blasphème n’a pas sa place dans la république ! (Parti de Gauche)

L’Huma défend Forest mais pas Bricmont, pourquoi ?

les antifas, des militants proches de la gauche aux méthodes musclées (Le Monde)

L’affaire Daeninckx (Fabrice Nicolino)

Daeninckx, ou la calomnie pour vocation (Serge Quadruppani)

Indymedia-Paris : articles refusés

Problème technique ou censure (Gérald Christin to Indymedia-Paris)

Archive Indymedia.be

Résultat de recherche pour « chouard » sur Reflet.info

Les églises politiques et les sectes révolutionnaires de gauche

Lettre ouverte à Étienne Chouard

Étienne Chouard et ses inspirateurs d’extrême-droite (Indymedia-Nantes)

Monolecte, Étienne Chouard et les «vrais antifas»

Les liens entre Étienne Chouard et l’extrême-droite (selon « parasite-antifa »)

Le blog du SCALP-Reflex Paris

Les infiltrés (CQFD) > un modèle d’accusation à front renversé !

Quel antifascisme aujourd’hui ? (Coordination des Groupes Anarchistes)

Blog de Yannis Youlountas

Pour en finir avec certains arguments « chouardistes » (affreux, sale, bête et méchant)

Philippe « Avichai » Wagner, néonazi de la LDJ

Philippe Wagner, garde du corps de François Hollande

Antifa – chasseurs de skin (film documentaire)

Sur les pavés (film documentaire – réponse à « Antifa – chasseurs de skin »)

A propos de l'auteur :

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant manuels qu’intellectuels, ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, l’un n’allant pas sans l’autre. Je m’intéresse à bon nombre de sujets comme l’histoire, les mythologies, l’ésotérisme, les sciences humaines, la philosophie, l’architecture, etc.

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26 commentaires

  1. Orneon dit :

    Excellent article ! Tu m’as coupé l’herbe sous le pied (mais bien avant d’avoir eu le courage de commencer), car c’est exactement le genre d’article que je souhaitais écrire. Ça me semblait en effet nécessaire et urgent.

    Bravo donc d’avoir fait ce travail à ma place, tu m’enlèves une épine du pied, et je n’aurais maintenant qu’à répondre aux accusations calomnieuses en partageant ce lien.

    Bien que quasiment parfait (il est vraiment complet et aborde beaucoup d’angles très justes), j’ai tout de même quelques petites remarques à faire (toutes petites, tout le reste est bien).

    Il y a quelques mini-fautes de frappe ou d’orthographe mais rien du tout qui pique les yeux, et vu leur quasi-absence et la taille gigantesque de l’article je n’ai pas jugé nécessaire de toutes les relever, mais j’peux transmettre par privé si ça te tient vraiment à cœur.

    Voici les vraies remarques maintenant :

    – « La corrélation est parfaite entre temps de parole et résultats aux élections. »

    Pour ma part je sais que c’est vrai, mais il aurait fallu peut-être étayer pour les lecteurs qui découvrent, par exemple avec ce schéma : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Correlation_heures_TV_resultats_election.jpg

    – Paragraphe « Nous sommes en guerre ! »

    Attention par contre, c’est presque sous-entendu (je pense que c’est une maladresse) que pour être organisé il faut une hiérarchie, et que de fait l’anarchisme n’est pas organisé. C’est faux bien entendu, anarchisme n’est pas synonyme de chaos (mais comme Étienne Chouard le répète souvent, j’imagine que tu le sais).
    Bien entendu, je n’implique pas du tout que ces prétendus antifascistes soient des anarchistes organisés. Ils n’ont aucun lien avec l’anarchisme, le vrai.

    Et pour finir, il manquait les citations de choc pour la fin de l’article, que j’aurais conclu avec ces deux-là :

    Ennio Flaiano « […] les fascistes se divisent en deux catégories : les fascistes et les antifascistes. »

    Winston Churchill « Les fascistes de demain s’appelleront eux-mêmes antifascistes »

    • Morpheus dit :

      Salut Ornéon,

      Merci pour ton commentaire, que je trouve très constructif.

      Tu as raison, il y a plusieurs coquilles que je vais rapidement corriger. Merci de me l’avoir signalé.

      Merci également de m’indiquer un lien pour illustrer l’affirmation concernant l’égalité entre résultats électoraux et passages télés. Il est vrai que ce dossier est perfectible et qu’il mérite certainement de l’être, et comme je peux l’améliorer, je vais intégrer ton lien. Si tu en as d’autres, n’hésites pas à me les communiquer. Merci de ton aide, en tout cas.

      Concernant le paragraphe « nous sommes en guerre », peut-être n’ai-je pas été suffisamment clair. Ce que je veux dire, c’est que pour faire la guerre, il faut une organisation hiérarchique avec des chefs, sous-chef, et troupiers. J’ai voulu préciser que c’est par et pour la guerre que toutes les organisations sociales fonctionnant sur les principes hiérarchiques se sont développées, depuis l’aube des civilisations (je dis bien des civilisations, pas de l’humanité).

      Et donc, au final, ce que je veux dire, c’est qu’il est paradoxal pour des groupes anarchistes (= « sans chef », sans autorité centralisée) de déclarer « nous sommes en guerre », en particulier pour justifier des actions d’agression (la chasse aux fachos), qui est l’opposé de la guerre défensive, seule légitime.

      Soit cette rhétorique est sincère, mais alors elle conduit ceux qui sont sincère à s’organiser selon le modèle social de ceux qu’ils disent combattre > donc ils ont perdu avant de commencer (parce qu’ils deviennent comme ceux qu’ils combattent, mécaniquement).

      Soit cette rhétorique n’est pas réellement sincère (ni surtout le fait de véritables antifascistes – c’est mon hypothèse), mais est le fait de gens qui sont bel et bien en guerre ET déjà au sein d’une armée (le Mossad, la CIA, les RG, …), et ils veulent dévoyer les mouvements antifascistes sincères et/ou façonner une nouvelle génération antifasciste qui servent leurs intérêts (couler le véritable antifascisme, couler l’antisionisme, couler les résistants à l’Empire).

      Je pense que derrière cela se cache bel et bien des agences gouvernementales qui noyautent/façonnent les mouvances antifascistes et en font un instrument de la « guerre de l’information » (= désinformation, propagande de guerre en temps de paix, manipulation des opinions publiques, etc.)

      Cordialement,
      Morpheus

      • Orneon dit :

        De rien l’ami !

        Même combat, nous sommes camarades. Des vrais.

        « Nous sommes en guerre ! »

        Oui oui j’ai parfaitement compris le fond, rassure-toi. Ma remarque concernait surtout la forme, notamment ce paragraphe je cite :

        « Si on est anarchiste, libertaire, se considérer comme étant « en guerre », c’est problématique. Serait-il impertinent de voir dans cette situation une des causes de l’échec des mouvements antifascistes ? Pourtant, songez-y : pour gagner la guerre, il y a tout intérêt à être bien organisé, à pouvoir agir de façon précise, efficace, en économisant les forces et les ressources, en pointant les bonnes cibles au bon moment, en adoptant des actions selon un plan stratégique (et pas au coup par coup). Cela nécessite une hiérarchie, un chef ou un état major, des lieutenants et des troupes. »

        Ça commence par « si on est anarchiste » et ça sous-entend par la suite (comme je l’ai je dis, je pense par maladresse) qu’ils ne sont pas organisés, ne peuvent pas agir de façon efficace etc, et donc tu sous-entends qu’il faut forcément une hiérarchie.
        Mais je te dis faux ! Sans aller chercher dans des livres d’histoire, je peux parfaitement te prendre l’exemple Anonymous qui est un « mouvement » parfaitement anarchique, à fonctionnement totalement horizontal mais qui pourtant peut mener des actions collectives et organisées de guerre (électronique/informatique), ou plus précisément de résistance (mais la résistance n’est-elle pas une forme de guerre ?).

        Mais là où j’ai compris ton paragraphe, et j’approuve totalement, c’est que ces pseudo antifascistes dont nous parlons ne sont absolument pas des anarchistes et fonctionnement en effet probablement sous un modèle hiérarchique. Peut-être même fasciste au sein du mouvement (si quelqu’un ne se soumet pas aux règles du pseudo antifascisme, est-il évincé ? Après tout tu l’as dit toi-même : ils sont obligés de se cacher des autres quand ils parlementent avec « l’ennemi ». On se rapproche tout doucement du fascisme au sein des antifas).

        Cela dit, je me permets de rebondir sur ta réponse, qui était bien plus complète que ce que j’attendais (comme je l’ai dit, ma remarque était sur la forme, pas le fond).

        Même si ça semble en effet bien possible, je ne suis pas forcément encore persuadé que ces petites mains soient du Mossad ou de la CIA comme suggéré dans l’article (par contre tu viens de rajouter les RG, DCRI maintenant (encore des mots et sigles qu’ils trafiquent), et là c’est peut-être encore plus crédible). Pas encore, il nous manque des preuves.

        Je pense qu’il y a aussi une très grande probabilité qu’ils soient juste stupides, et sont tellement incapables de réfléchir qu’ils ne savent plus sur qui taper, donc s’inventent des ennemis, tout en protégeant un Système qui est contre eux (un peu comme ceux qui continuent de voter le Parti « Socialiste » sans savoir qu’il est capitaliste au passible, mais sûrement pas socialiste. Bon de toute façon le vote, l’élection, hein…).

        Je pense donc en conclusion que peut-être tu les surestimes niveau intelligence.

  2. Morpheus dit :

    @ Orneon

    Corrections intégrées à l’article 😉

    Il est peut-être vrai qu’on peut penser que je sous-entend que l’anarchisme n’est pas organisé, vu le contexte où je le compare à l’organisation hiérarchique, militaire.

    En réalité, mon intention n’est bien sûr pas de sous-entendre que l’anarchie n’est pas capable de s’organiser (je suis anarchiste et je cherche à promouvoir des structures sociales horizontales, efficaces, fondées sur une réelle égalité).

    Par contre, on peut comprendre, dans ce que j’ai écris (et ce n’est alors pas « sous-entendu »), que je considère l’organisation hiérarchique comme plus efficace POUR LA GUERRE, et que dès lors, en se situant dans une logique guerrière, ceux qui se disent anarchistes sont en contradiction soit avec leur idéal (et c’est grave), soit avec la logique de guerre (alors qu’objectivement, nous ne sommes pas en guerre, au vrai sens du terme).

    Pour ce qui est de surestimer l’adversaire : tout dépend de quel adversaire on parle : les antifascistes décervelés ou les barbouzes ? S’il s’agit des premiers, d’accord avec toi, peut-être que je les surestime ; s’il s’agit des barbouzes, je préfère de loin les surestimer que les sous-estimer : il ne faut jamais sous-estimer un adversaire, en particulier lorsque l’on sait qu’il est organisé, qu’il dispose de moyens humains, financier et de réseaux aussi puissant que ceux des services de renseignements et de police.

    En fait, je crois que nos adversaires tiennent un peu des deux : des barbouzes organisés qui manipulent des jeunes écervelés en quête d’adrénaline et en crise d’adolescence.

    Cordialement,
    Morpheus

  3. Gecko dit :

    Quel bel étalage de réflexions intéressantes et intelligentes…

    Bel article en effet.

    Il est juste bien dommage que l’auteur perde de sa crédibilité dans ses commentaires…

    Prétendre être anarchiste alors qu’en réalité il ne fait qu’alimenter la division du peuple par son analyse basée essentiellement sur l’affect…

    Sous-entendre qu’il n’y a que des jeunes écervelés… comme c’est bas…
    Je ne connais rien de l’auteur et donc ne connait pas son âge.
    Tout me laisse à croire que cette personne à près de la cinquantaine…
    Et je tiens à dire à l’auteur que j’ai dans mon « cercle » des « jeunes » bien plus ouverts d’esprits et réfléchis que lui…

    Je lui rappelle également que ce sont nos parents, grand-parents et aïeux qui nous ont conduit vers cette « civilisation » lamentable…
    Alors prétendre que les vieux sont sâges et les jeunes écervelés… ça me semble trop prétentieux…

    Mais bon, suis-je assez vieux pour remettre en question la parole – ou du moins les écrits – d’un « sâge »?

    • Morpheus dit :

      Pardon, c’est vrai que j’ai peut-être généralisé un peu vite : il y a aussi des moins jeunes tout aussi écervelés, comme Yannis Youlountas, par exemple (il ne doit pas être le seul).

      Alors, sinon, je sais pas pour tes parents et grands-parents, mais les miens, ils ne nous ont pas conduit à cette civilisation : ils la subissent.

      Mes parents sont ouvrier et employée de bureau, ils n’ont jamais eut la moindre responsabilité politique ou économique, donc aucune responsabilité dans la gouverne du monde.

      Mon grand-père paternel, il s’est battu dans la résistance, il a pris trois balles de mitraillettes dans le dos durant une bataille dans les forêts Ardennaises en ’42, il a été fait prisonnier par les boches et il s’est enfuis pour retourner au maquis. C’était pas un héros, juste un résistant. Dans la vie civile, il était ouvrier, lui aussi.

      Mon grand-père maternel était ouvrier dans le bâtiment. Aussi.

      Enfin, moi je n’ai rien prétendu. C’est toi qui interprète mes propos à travers ton affect, parce que tu t’es sentit personnellement visé par l’expression « jeune écervelé » et tu as pris la mouche parce que ton orgueil ne pouvait pas le supporter sans que tu réagisses.

      A ta guise. Par chez moi, on dit qu’ « il n’y a que les galeux qui se grattent ». Je te laisse chercher le sens de cet adage populaire.

      Tu remarqueras que je te laisse t’exprimer et que je te réponds. Et cela en dépit du fait que ton commentaire ne traite à aucun moment du fond de l’article !

      C’est vrai, ça, à propos de l’article, quelque chose à dire, sur le fond ? Parce que si je me trompe, si tu n’es pas un jeune écervelé, je suis tout disposé à faire amende honorable. mais faudra me prouver que je me trompe.

      Morpheus

    • Orneon dit :

      « Sous-entendre qu’il n’y a que des jeunes écervelés »

      Je ne crois pas avoir observé un quelconque sous-entendu dans ses propos… Qu’il ai affirmé que les prétendus antifas soient des jeunes écervelés oui, mais ça ne veut pas dire que tous les jeunes soient écervelés (tous les jeunes ne sont pas des prétendus antifas).

  4. lynx dit :

    pour ces antifa qui se veulent defenseur des faibles face aux soit disant fascistes : est fascisite chaque personne qui s’en prend non pas a une minorité mais a un aspect du libéralisme tel un Etienne Chouard et cie…ils faut arreter car c’est tellement gros : ils pratiquent le fascisme en le dénonçant : faites attention ! car on devient souvent ce qu’on fait semblant d’etre

  5. nlescan dit :

    Wow Morphéus, super travail, je suis extrêmement impressionné, je n’ai pas encore tout lu, j’en suis a la moitié mais c’est super détaillé…C’est d’un tout autre niveau que les torchons qu’on peut lire sur les blogs impérialistes. Bravo!

  6. Gecko dit :

    Très mauvaise analyse…
    Je ne suis pas jeune. Si je ne me suis pas trompé sur ton compte, nous n’avons même pas 10 ans d’écart…
    Ecervelé peut-être le suis-je… Mais, pardonne-moi d’avance, je n’ai pas la prétention d’user de stratifications intellectuelles pour me justifier.

    Si même ecervelés il y a, ils ont cette « chance » de ne pas être formatés verticalement, comme d’autres, ne supportant pas la critique au point de s’enfoncer encore plus dans leur jugement qui semble tout sauf crédible.

    Je ne me sens nullement concerné par ton adage. Comprend qu’il n’y a pas que soi dans la vie, il y a les autres aussi…
    autrement dit : j’aime à croire que la jeunesse devient Homo Pertinens… Ce que toi & moi ne sommes pas.
    Mais il est vrai qu’à coups de stéréotypes bas de gamme, nos jeunes auront des soucis pour découvrir qui ils sont…

    Reprends-toi Morpheus, dixit Neo…

  7. Morpheus dit :

    Gecko, tant mieux pour toi si tu ne te sens pas concerné.

    Je te ferai tout de même remarquer que ce n’est pas moi qui pose des jugements définitifs, des stéréotypes, comme tu dis, ce sont justement tous ces (prétendus) antifascistes (sincères et naïfs ou faux antifascistes), qui jugent par amalgames, associations et anathèmes, et qui condamnent en portant atteinte à l’honneur et à la liberté d’expression, quand ce n’est pas en usant de violence physique (encore ce vendredi, Michel Collon a été bousculé par une bande de salles petits cons à Lille).

    Si tu fais partie de ceux-là, alors force est de constater que tu t’es trompé (ou t’es fait tromper, ou alors tu es un enfoiré). Si tu n’en fais pas partie, tu devrais revoir tes priorités, parce que ce sont ces gens-là qui posent un sérieux problème au vrai antifascisme.

    Mais ça, peut-être n’arrives-tu pas à le comprendre.

    Morpheus

  8. Sam dit :

    Salut Morpheus, salut à tous les passants,

    Je dirais que si la mère du fascisme, ce sont les inégalités, le père du fascisme, c’est l’obscurantisme.

    Je trouve que cet article présente une très bonne analyse.

    Si toutefois il s’agit de produire une synthèse, j’y ajouterais quand-même au moins trois types de considérations.

    1) Non pas pour « faire allégeance » à je ne sais quels flics de la pensée mais par simple souci de tenir et de rendre compte d’une triste réalité, on peut et on doit mentionner le fait qu’un bon vieux fascisme à la papa est entrain de réémerger et que nous en voyons même déjà des manifestations brutales, notamment en Grèce. Voir par exemple : http://www.dailymotion.com/video/xvk6fd_aube-doree-helas-pour-nous-vostfr-youtube_news#.UcvQo0nk4xB

    J’ai personnellement des doutes quant à la hauteur d’esprit, pour ne pas dire l’intégrité intellectuelle d’un Yannis Youlountas, udont le titre de philosophe et poète semble cruellement démenti par ses fixations, sa propension à la récupération, sa volonté manifeste de paraître ou encore par l’attitude odieuse qu’il a eu envers Etienne Chouard. Bref, il y a des obscurantistes, des opportunistes et/ou des boutoneux qui se disent philosophes. Mais ça n’est surtout pas une raison d’oublier de mentionner les signes d’un retour de symptômes de certain fascisme « d’antan ». Entendez par là des propos ouvertement racistes, une violence non seulement physique et pas seulement verbale mais semblant aussi être assumée comme agissement qui serait une sorte de fin en soi, ou encore des attitudes vulgairement autoritaires au travers desquels la volonté d’embrigadement ne fait pas que transparaître.

    Maintenant, est-il nécessaire d’ajouter que ce sont là les conséquences inévitables d’avoir laissé se développer une monstruosité (inamendable mais par là même autodestructible) comme celle qui s’est si longtemps fait passer pour « L’Europe » ?

    2) Il est sans doute nécessaire, par contre, de souligner que ni les faux antifa ni la batterie de partis et autres organisations de « gauche » dont les premiers revendiquent volontiers la proximité idéologique de leurs positions, n’ont agi pour abattre ledit monstre avant que les conséquences de ses agissement ne deviennent dramatiques.

    Car il ne faut pas s’y tromper : l’un des traits forts de cette gentille coterie, curieux mélange de bouffons, d’ignorants plein de bonne volonté et de cyniques, est précisément d’agir à court terme en suivant des mots d’ordres toujours bien gentils au demeurant mais de telle sorte à pourrir la situation à moyen terme. Exemple de cette politique oui-oui : la défense aveugle de l’immigration et même du « sans-papiérisme » alors que ni le contexte ni les propositions politiques de ces mêmes amuseurs, prises dans leur ensemble, ne permettront d’obtenir autre chose qu’une catastrophe sociale, économique et politique.

    Mais c’est même bien plus flagrant encore pour qui sait lire et décrypter un peu. Par exemple, en France, Jean-Luc Mélenchon, le Parti communiste retourné ou ATTAC post-2006 mettent encore plus de soin à interdire de cité l’idée même de sortir de l’euro, de l’UE, de l’OMC, de l’OTAN, etc. qu’à faire la critique du système en place. Mais comme la seconde est virulente et constante, le programme trompe complètement l’auditeur qui n’aura pas assez pris le temps de lire et de réfléchir radicalement à tous ces sujets.

    En d’autres termes et pour aller droit au but : objectivement, la « gauche de gauche » œuvre en réalité bien plus efficacement que les Bilderbergers et leurs cyniques relais s’agissant de maintenir et de développer toujours plus loin dans l’horreur des merdes instituées comme l’Union européenne.

    Tout ça, bien sûr, comme le souligne Morpheus, sur fond de confusion complète au sujet du nationalisme et de l’internationalisme.

    La mère du fascisme, ou de tout ce qu’on peut y associer, ce sont les inégalités. Sans doute les moins paumés d’entre nous se souviennent-ils encore que tel était l’avis de la gauche d’antan. Je veux dire : celle qui gagnait parfois.

    On luttait donc contre les inégalités. Ce qui est tout à fait différent de la séduisante formule qui s’y est substituée au vieil objectif : « la lutte contre toutes les discriminations », à savoir celles qui s’exercent à l’égard d’un lot de « communautés » dont la liste s’allonge indéfiniment. Ça, c’est le miroir aux alouettes qui a fait tout oublier du principal à nombre d’entre nous. Non, il s’agit des inégalités qui affectent la quasi-totalité des gens, ceux qui n’ont que leur travail pour payer leur factures.

    Or nous avons vu se développer, depuis environ trois décennies, une kyrielle d’organisations associées de près ou de loin à l’ « antifascisme ». Combien de jeunes gauchistes, d’ailleurs, n’ont-ils pas commencé par là ? Pour ne pas parler de tous ceux qui ont été élevés aux sermons du Père Val, sorte de Finkielkraut de deuxième génération, qui nous appela à bombarder la Serbie puis à voter oui au TCE avant de se faire embaucher par la première dame de France pour aller continuer son travail de flic de la pensée sur les dernières des grandes ondes qui semblaient encore servir la gauche ?

    Au discours historique de la lutte des classes et de la lutte contre l’impérialisme est ainsi venu s’ajouter une analyse focalisée de plus en plus exclusivement sur les symptômes : anti-racisme, anti-antisémitisme, anti-homophobie, féminisme, défense de tous les sans-papiers, etc. Le gros hic, c’est que non seulement la seconde en est venue à se substituer au premier, mais que par glissements successifs elle s’est mutée en un ensemble de sermons de plus en plus hystériques, extrémistes bien plus que radicaux, qui ont fini par inverser carrément le sens de ce qui fait le combat de la gauche.

    Ainsi, par exemple, de la défense des sans-papiers on est passé à l’idée parfaitement imbécile qu’on peut accepter une immigration illimitée, puis à la manie de montrer les dents à quiconque oserait tiquer, sans avoir la moindre idée de ce qu’en pensait Marx lui-même, et sans du tout voir combien le MEDEF apprécie un tel soutien. Naturellement, cela risque fort de mal finir, mais nous savons d’avance qui est partir pour jouer les martyrs et qui le grand méchant.

    Plus grave encore, du moins plus directement déterminant : de nos jours, les discours du PCF, du PG ou d’ATTAC condamnent en bloc et sans procès non plus même l’idée du nationalisme telle qu’il l’a révisée et empaquetée à loisir, mais la simple défense de la souveraineté des nations. Ainsi la belle cause de l’internationalisme – concept qui suppose par définition un ensemble de nations souveraines (qui coopèrent)… – a-t-elle été remplacée par une cause qui, tout en se posant comme internationaliste, est en réalité tout à fait contraire : le mondialisme (fut-il « alter ») qui suppose, lui, la destruction de la souveraineté nationale. Et en pratique, c’est bien simple, dans toutes ces organisations, d’une manière ou d’une autre, les souverainistes ont été chassés d’une manière ou d’une autre des sphères dirigeantes et on n’entend plus s’exprimer qu’une idéologie absolument catastrophique pour les travailleurs, appelée tantôt européisme, tantôt mondialisme, atlantisme, etc.

    Quant à l’universalisme lui-même, une fois détourné le sens du mot, il justifie désormais toutes les exactions commises en notre nom, et ce pour la même raison. Car proclamer des droits pour ceux qui vivent à l’autre bout du monde sans songer qu’il leur faudrait de vraies institutions pour les faire appliquer, ces droits, et que seuls les peuples concernés peuvent les établir et les maintenir, ou faire bêtement la promotion inconditionnelle d’institutions supranationales dont n’importe quel crétin, pourvu qu’il y songe un peu, conclura qu’elles sont tout à fait incontrôlable, c’est d’abord brasser du vent puis bien vite offrir aux pires crapules les meilleurs prétextes et les paravents les plus sûrs pour commettre leurs exactions. Ici comme là-bas.

    Les inégalités contre lesquelles on doit se battre, ce sont celles contre lesquelles on peut se battre. Rien à voir avec de l’égoïsme, simple question de bon sens. Donc ce ne sont pas non plus ces droits de l’homme « hors sol » qu’on entend faire appliquer dans les autres pays que le notre… avec force « droit d’ingérence » si besoin. Et donc bientôt en soutenant systématiquement et aveuglément le seul empire qui ira mener les guerres en question, pour la bonne raison que c’est le seul à même de le faire : l’empire qui domine à l’instant t, et quitte à se rendre compte à chaque fois qu’on a soutenu des crapules, la vente massive d’armes et leur écoulement sur la gueule de ces gens qu’on disait vouloir aider. Bref, ça, pour le coup, c’est la tarte à la crème qui vous fait présenter la défense objective de l’impérialisme en exercice comme une héroïque manifestation d’humanisme. Tellement héroïque, d’ailleurs, qu’ici tout le monde ou presque soutien le même projet et qu’on calomnie systématiquement les seuls qui s’y opposent – le premier motif étant évidemment qu’ils défendent (objectivement) des figures dont la propagande de guerre du moment nous ordonne de croire qu’ils sont des tyrans sanguinaires assoiffés de sang, assis sur des hectolitres d’armes bactériologiques.

    Pour parvenir à un tel grand écart, bien sûr, il faut en être réduit à ne rien comprendre de ce qu’est la souveraineté nationale. Bien sûr, les mêmes paumés sont ceux qui ont le mieux contribué à l’enterrer, en commençant par projeter sur « la droite » la défense de ce principe qui pourtant a toujours été vital pour « la gauche ».

    Naturellement, ces mutations ne se sont pas faites par la seule magie du verbe : elles se sont accompagnées à chaque instant d’une corruption structurelle également progressive. Car parallèlement à cette poussée d’hystérie bienveillante qui animait la gauche boutonneuse et la gauche – petits fours, les défaites successives enregistrées sur les principaux champs de bataille du grand bain politique, en particulier celui de l’Europe, allaient ôter un à un leurs pouvoirs aux organisations de défense des travailleurs. Il n’est pas difficile de comprendre, par exemple, que si le libre-échange et le bridage de l’inflation sont édictés au plus haut niveau du droit, et quand cela est fait avec la complicité du « socialisme institutionnel » (des notables investis par le parti qui a monopolisé et détourné le label, conseillés par les charlatans les plus chers de l’économie), les luttes syndicales en viendront vite à perdre l’essentiel de leur objet, et que le niveau des revendications elles-mêmes sombrera pour cause de réalisme.

    Or un appareil qui devient impuissant se corrompt inévitablement : il n’y a vite plus que les marchands de rêve, d’une part, ou les gens les moins perturbés par les convictions, d’autre part – autrement dit, ceux qui défendent avant tout leur carrière, qu’ils soient plutôt idiots ou plutôt cyniques – qui restent ou qui montent dans les étages de la direction. Et à leur tour, naturellement, ils feront passer la pilule en assurant quotidiennement à « leur base » et aux télespectateurs que bien sûr que si, comme disait l’autre, nous avons conservé nos leviers. Donc pas besoin de s’inquiéter des mutations du droit européen, par exemple. Et comme il faut bien vivre, peu à peu, dans le bal des cyniques et des crédules, on se mettra à taper principalement sur les trouble-fête…

    Bon nombre d’entre nous ont plutôt bien compris, désormais, que ces mutations idéologiques et structurelles furent du pain béni pour la nouvelle oligarchie, qui ne fut que trop heureuse de se voir servie sur un plateau trouver de quoi faire passer en douce la pilule de toutes les trahisons de l’ère mitterrandienne. Le temps passant, il devient même de plus en plus difficile de ne pas songer que cela s’est fait et se fait encore sur un fond post-soixante huit. D’un côté, toujours autant de confusionnisme au sujet de l’idée d’autorité (et de moins en moins d’espoirs d’échapper à ses dégâts), allant jusqu’à un rejet puéril de toutes les institutions et de toutes les lois… tandis que, dans les faits, le slogan « il est interdit d’interdire » se voyait surtout transposé en catimini et sans vergogne des droits de la personne physique à ceux de la personne morale, j’ai nommé l’entreprise, pour donner cette sorte de libéralisation qui, pour sûr, ne libère personne. De l’autre, et pour certains du moins, le sentiment, confus mais persistant, que la même alliance de la gauche boutonneuse et de la gauche mondaine avait emportée avec elle une autre chose que presque plus personne, sans doute, ne songeait plus alors à apprécier : cette dose peut-être nécessaire de souveraineté nationale qui avait caractérisé le gaullisme et dont la nécessité pourrait même être apparu évidente à ses alliés de l’époque des « jours heureux », à commencer par nos communistes d’antan.

    L’atomisation, la dépolitisation, les ravages économiques et sociaux ayant fait leur travail de sape, le problème est aussi qu’il faut déjà être un minimum courageux pour s’autoriser à pousser jusque là les conclusions, mais carrément téméraire pour les pousser ne serait-ce qu’un peu plus loin. Apparaissent de nouveaux maillons dans cette chaîne perverse : l’obscurantisme, l’éviction des veilleurs ou leur réduction au silence, l’autoritarisme et l’autisme des dirigeants de la « résistance instituée » et la généralisation des attitudes hystériques.

    3) Au moins ces considérations-là ont-elles un peu droit d’être exprimées dans le débat public, quand bien même elles sont complètement méprisées ou même ignorées par la plupart des appareils de « la gauche ».

    Par contre, on s’est mis à considérer comme carrément « douteuses », « puantes », bon nombre de considérations se rapportant à l’impérialisme en vigueur, et ceci également du fait de l’activisme des mêmes « antifascistes » en tous genres : en effet, si on veut bien avoir la modestie de chercher un peu sérieusement quitte à s’attirer les foudres d’un tas de gramophones – haut-parleurs (pour reprendre le mot d’Alain), on constatera qu’elles ont la fâcheuse manie de se rapporter, elles aussi, à des intitulés de dossiers que nous avons pris l’habitude, comme ceux évoqués plus haut, de considérer comme des sortes de « justes combats annexes de la gauche ».

    Pire : ces approches-là semblent désormais susciter des avis carrément unanimes… Y compris dans la droite « simplement décomplexée »… Le problème est qu’il s’agit là, pas seulement mais d’abord et avant tout, d’idéologies mortifères. Leur potentiel totalitaire apparaîtra avec éclat à qui aura eu le mauvais goût de s’y pencher sérieusement… avant de se trouver un peu seul contre tous.

    Autrement dit : à force de ne plus faire que se battre contre des « fascismes historiques », non seulement « la gauche » ne voit pas venir les nouveaux mais elle contribue fortement à empêcher les autres de les voir venir.

    Alors, comment dire… : on veut bien fermer un peu sa gueule et admettre qu’on aurait sans doute, dans le cadre de ce machin de plus en plus virtuel qu’est notre action collective, d’autres priorités, mais quand on en vient à se voir reprocher à soi-même, sur un ton de plus en plus menaçant, de contribuer à semer la confusion qui ramène les bruits de bottes, là, il est l’heure de sortir du placard rouge-brun… Charmante illusion que cette autre prison intellectuelle, mais le mal est fait, doit-on supposer.

    Alors de quels dossiers parlais-je à l’instant ? Je vous le donne en mille : potentiellement, tous ceux dont la simple évocation vous vaut le sobriquet de « conspirationnisme ». Potentiellement, au sens où la liste reste ouverte mais où il ne s’agit évidemment pas de parler de dossiers qu’on maîtrise mal. Parmi tous les aspects que je laisse ici de côté, on comptera malheureusement, en particulier, à peu près tous les champs de bataille (au sens propre) de la période – qui croira a priori que l’efficacité de la propagande de guerre est moindre au présent que par le passé ?

    En tous cas j’en vois déjà au moins deux gros. Le premier a de quoi envoyer valser une bonne partie de l’idéologie écologiste contemporaine, puisque elle enterre au moins son volet climatique, un magnifique scientisme… qui constitue en réalité une énorme partie de l’annexe en question. Au bout du chemin, la pénible impression que ce qu’on entend parfois appeler « fascisme vert » n’est plus seulement devant nous.

    Le second, pire encore, a des relents réputés à-coup sûr antisémites… Évidemment, il n’en est rien, mais les seuls glissements sémantiques opérés autour de cette question suffisent au présent à faire taire irrémédiablement quiconque, parmi les candidats, aurait le moindre espoir de continuer à avoir une vie publique. Je veux bien sûr parler de l’antisionisme. Il ne s’agit pas de développer ici, j’ai déjà envahi tellement la place… Par contre, je ne peux pas ne pas poser cette mention que le souci de précaution minimale implique dans ce débat. Oui, certes, malheureusement, il y a sans aucun doute des gens, pas mal de gens, même, qui nourrissent des formes de racisme et de « vilaine réaction » — entendez par là celles qu’on peut et qu’on doit associer à de l’obscurantisme (si d’ailleurs il est avéré qu’il n’existe pas UN peuple juif, pas plus qu’il n’existe UN peuple mondial, on se demandera d’ailleurs comment le label « antisémitisme » pourrait désigner un courant de pensée un tant soi peu unifié…) Quoi qu’il en soit, cela ne donne pas la moindre circonstance atténuante à ceux qui n’ont pas de scrupule à mettre dans le même sac des gens dont ils ne cherchent même pas à comprendre les idées et la démarche, qui refusent de les entendre et qui disent même vouloir les faire taire. Pas plus que les bonnes intentions ne les dédouanent de cette attitude révoltante. Car sans vouloir circoncire la question de la liberté d’expression, un problème fondamentale, dans cette affaire, c’est que leur attitude nourrit en fait un obscurantisme d’une intensité inouïe. Qui se souvient encore que pour les rabbins orthodoxes, il y a encore quelques décennies, le sionisme non seulement n’avait rien à voir avec le judaïsme mais était même assimilable à l’Antéchrist en personne ?…

    Bien le bonjour et bon courage.

    • Morpheus dit :

      Hello Sam,

      On est d’accord sur tous les points.

      Considérant le sujet « brûlant » (mdr) du réchauffement climatique, il est clair que, sans vouloir faire un jeu de mot, le sujet est chaud…

      Chaud car en effet, il nécessite, pour se faire une idée aussi juste que possible, d’appréhender de sérieuses notions scientifiques pour pouvoir accréditer / discréditer tel ou tel rapport, telle ou telle expertise, tel ou tel scientifique.

      D’un côté, je suis sensible au fait que la version officielle soit à ce point écrasante, telle une doxa dominante qui en rappelle d’autres, et cela fait bien spur plus que me déranger : cela me titille et m’oblige, nécessairement, par honnêteté intellectuelle et loyauté envers mon éthique, de creuser la question.

      De l’autre, je suis également plus que gêné aux entournures par le fait que, dans l’autre camps, les principaux critiques de la doxa dominante du réchauffement climatique soient au service de multinationales liées à l’industrie pétrochimique.

      Or, je dois bien l’admettre, je suis très mal outillé, à l’heure actuelle, pour décortiquer ces questions, foncièrement technique, et cela d’autant plus qu’en matière climatologique, nos connaissances scientifiques me semble (à tort ou à raison) encore lacunaires. Il me semble (à tort ou à raison) que les données sont encore bien trop sujette à des interprétation, et donc, qu’aucune de ces données ne peut véritablement avoir force de vérité scientifique.

      Je ne sais donc pas comment me situer.

      Mais c’est un sujet qui mérite, évidemment, d’être traité, et soigneusement.

      Si tu écris un article à ce sujet, je serais forcément intéressé.

      Morpheus

  9. Christian V. dit :

    Je viens enfin de lire l’article en entier.
    Beau boulot, vraiment !

  10. Cy dit :

    Article passionnant. Bravo

  11. Blcksgr dit :

    « […]le terme « fasciste » va être utilisé abusivement pour désigner toute contestation du régime stalinien au sein même de l’union, ainsi que l’ensemble du monde non communiste »

    Remplacer les mots fasciste par antisemitisme, stalinien par Israelien et non communiste par antisioniste. Bienvenu dans le 21eme siecle.

  12. Goldwin dit :

    Bon je retient de cet article: du grand bourrage de crane a coup d’inepties toutes plus aberrantes les unes que les autres . 90% de ton torchon est FAUX , C’est TA vision du monde mais certainement pas la réalité , sors un peu de chez toi et va visiter Israël pour y voir toute cette sois disant haine qu’ils dégagent alors qu’en 60 ans d’existence ce pays c’est Mille fois plus développé que ta Belle France dont ,au passage, les américains se moquent éperdument , ils savent bien que l’Europe c’est fini depuis les 90’s .N0 avenir ici , et je vous rassure les 2 extrêmes que se soit Antifa ou Fasho , Sur 70M de Français vous êtes 2K dans chaque camps , vous pensez pas que la majorité des Français en ont rien a branler de vos conneries d’extrêmes ?

    • L’auteur va certainement vous répondre, mais au passage, plutôt que de dire « 90% de votre article est faux », pourriez-vous lister les éléments que vous estimez faux, ou à défaut, quelques exemples ?

      Sinon, votre message est plein de colère et de rancœur, vous devriez essayer la méditation ^^

      Cordialement,

    • Morpheus dit :

      « 90% d’ineptie » ?
      C’est vous qui le dites, sans la moindre argumentation pour étayer (bien entendu).

      « c’est TA vision des choses ».
      Oui, et apparemment, je ne suis pas seul à partager cette vision. L’affirmation « TA » vision en prend un coup dans l’aile. C’est peut-être TA vision des choses qui est dans l’irréel, victime de la mythologie et du bourrage de crâne.

      « sors un peu de chez toi et va en Israël ».
      Non, merci. Autant me dire d’aller visiter l’Allemagne nazie ; je n’y tiens pas. Du tout ! Si c’est là l’avenir et le développement du monde, alors le monde est foutu.

      Pour ce qui est des français, je ne sais pas si la majorité s’en fiche, et je m’en fout. Personnellement, je suis Belge. Mais en sommes, de quelque nationalité qu’on soit, quelle importance ?

      T’en a rien à foutre des extrêmes ? Ce sont ces extrêmes qui servent le jeu de dupe des puissances politiques qui gouverne ce monde, et donc nos destins. Continues à t’en foutre, mais alors, évite de poster ce genre de commentaire sans argument, donc sans intérêt.

      Morpheus

  13. Estebannn dit :

    Merci pour cet article, peut-être imparfait certes (la perfection n’existe pas) mais auquel j’adhère à 99%, qui a le mérite de clarifier pas mal de choses et semble être le fruit d’un gros travail de ta part. Je partage sur (cette saloperie de) facebook.

  14. Chapes dit :

    essaiNos anciens ne pouvaient pas savoir
    Importantes mises à jour le 3 novembre 2015
    Rêve de fin juin 2006
    Un être humain, homme ou femme, revêtu d’une tunique enfilée par le haut, l’enveloppant totalement, y compris la tête non visible.
    Des individus munis d’épées, lui ont donné d’abord des coups hésitants, puis s’enhardissant, plus nombreux dans le corps, suivis d’un coup puis d’un deuxième dans le visage. Le sang coulait, l’être gémissait.
    Je me suis réveillé aussitôt, il faisait jour, en ayant bien en tête cet acte horrible. Il était nécessaire et important que je m’en souvienne, que je comprenne la signification du message, importante au-delà de moi-même.
    Commentaire rédigé après quelques jours de réflexions, hypothèse :
    Cet être anonyme, pouvant appartenir à n’importe quel sexe, race, origine, représente pour moi l’humanité martyrisée, en cours accéléré de destruction, sous la conduite des tenants du système capitaliste, dominants de plus en plus ouvertement et globalement l’humanité pour le Pire.
    Cet être au visage caché et gémissant, représente ce qui se généralise dans le monde, qui apparaît quotidiennement autour de soi et vis à vis de soi : les gens en nombre croissant, redoutent les coups divers et répétés qui finissent par atteindre chacun de plus en plus, rapidement, fortement et gravement.
    Ils se plaignent, redoutent le Pire avec raison, ils gémissent toujours plus nombreux, mais ils ne voient pas encore d’où les coups proviennent vraiment, et encore moins, même l’amorce des solutions pourtant existantes, possibles, nécessaires, indispensables, urgentes, même si elles sont forcément complexes !

    Il était impossible pour nos prédécesseurs, de se faire une idée assez précise, de la société qui allait leur succéder.
    Comment auraient-ils pu imaginer, la rapidité avec laquelle ont été accélérées les connaissances nouvelles et la science, leur portée, et surtout leur dévoiement pour le pire à l’égard des populations et de bien des espèces, par des êtres maléfiques, les tenants essentiels du capitalisme, qui sont accompagnés par une multitude, par tant d’arrosés à courte vue, qui se croient à tort hors d’atteinte, par tant d’individus et de populations, en France et dans le monde, manipulés et formatés !
    Ils ne pouvaient pas plus pressentir, que des esprits vénaux et pervers, mettraient en œuvre, ce que d’autres* ont strictement accompagnés, et qu’ils ont appelé dans le but grossier d’abuser la population, la révolution verte, alors qu’il s’agit de crimes majeurs, commis à l’encontre de l’humanité. A partir des années 1960, les rapaces ont décidé d’utiliser des engrais chimiques dans les terres cultivées, lesquels avec l’emploi croissant des pesticides, ont détruit pour l’essentiel, la vie souterraine, qui est pourtant la source de la fertilité ! Depuis, les populations sont soumises à des produits agricoles souvent nocifs pour leur santé, auxquels s’ajoute leur soumission aux pollutions de tous ordres, en constante augmentation de la part du capitalisme !

    Dénonçons un autre crime majeur, lui aussi largement accompagné*, il est commis et il ne date pas d’hier, par l’Etat français, quels qu’ont été et sont toujours les nuisibles en selle ! Comme par bien d’autres Etats dans le monde. Il s’est traduit par la désertification autoritaire et programmée des campagnes, laquelle peut être comprise sous l’angle de la dite compétitivité : Les ordures achètent des produits agricoles, nocifs pour nos santés**, recherchées au moindre prix, n’importe où dans le monde !
    ** Même pour ceux qui en ont encore les moyens, le dit bio, ne peut pas être pris au sérieux, dans ce contexte aussi globalement délétère !

    Par toutes sortes de forfaitures, le nombre des milliardaires a doublé en peu d’années dans le monde, les peuples en contrepartie sont, exploités et même détruits, en nombre et à toute vitesse ! Un autre monde, une autre société, frappent à nos portes et nos consciences, avec une force de plus en plus impérative !

    * Les partis, les syndicats et les religions-même, tous dépendent et servent globalement les partis existants, c’est à dire le pouvoir temporel, qui n’est autre que celui du capitalisme ! Revoir par exemple, l’histoire réelle des deux guerres mondiales du 20ième siècle, dont l’histoire des années 1930 40 45 et depuis, et revenons à l’histoire contemporaine, au présent ! Les plus intéressés, peuvent apprendre ou revoir l’histoire du 19ième siècle, reconnu pour avoir été pour la France et d’autres pays, celui, pour causes, des révolutions.

    La dite révolution verte n’a qu’un but, l’enrichissement fabuleux des industriels de la chimie, dans les TOUS autres domaines, l’objectif cherché est srictement le même !

    Mais les criminels n’en sont pas restés là, depuis les années 1995, ils font procéder largement dans l’atmosphère terrestre, à de massives pulvérisations, toxiques et mortelles, qui sont contenues dans les chemtrails. Mettre dans votre moteur Google : « Les vidéos de Claude et Lydia Bourguignon » et « Chemtrails et morgellons.

    Chacun peut comprendre dans ce contexte délétère, que la dite COP 21, ne peut qu’être une fois de plus, manipulation et intox !

    Comment les anciens auraient-ils pu alors savoir, que le capitalisme iraient jusqu’à créer, armer et pratiquer en conséquence le terrorisme* à grande échelle et dans toutes ses variantes, en tentant diaboliquement mais grossièrement, de le faire passer pour l’ennemi de l’humanité et pour son propre ennemi ? Alors que nos contemporains en sont à ces jours, encore à peine convaincus, pour être encore trop dépendants du plus mauvais père qui soit : le capitalisme !

    * Certains disent, que le dit Occident serait dépassé par la situation. N’est-ce pas voir l’implication totale du capitalisme dans la création et l’utilisation à ses sinistres fins du terrorisme, qui sont la conséquence du niveau de désagrégation tous azimuts, dans laquelle le capitalisme persiste à plonger le monde ! Etant forcément en toute conscience criminel, anachronique et obsolète, le capitalisme, a outrepassé son temps sur la planète !

    Les anciens ne pouvaient pas prévoir, que le capitalisme engendrerait et généraliserait la pratique du fascisme et du terrorisme, par laquelle il s’empare, accapare exploite et détruit les ressources et la vie ! Ses actes découlent strictement de ce qu’il est, comme résidu de la nature originelle, animale, de notre espèce, pardon pour les animaux!

    A quoi les peuples aspirons-nous et sommes-nous prêts ? Après 4 milliards d’années, il nous en resterait encore autant, sommes-nous suffisamment matures et décidés, pour parvenir à faire sauter les obstacles et atteindre l’objectif, largement souhaité n’en doutons pas, de construire un tout autre monde ? Le sujet mérite d’être mis sur la table, pour être examiné correctement et à fond, en toute indépendance, vis-à-vis de ceux qui conduisent le monde à sa fin, à feu et à sang !

    Après réflexion, la situation n’exige-t-elle pas de passer à l’acte, n’en sommes-nous d’ailleurs pas là, au vu de la situation au Moyen-Orient, du fait de la persistance évidente et visible du capitalisme à promouvoir, soutenir, à maintenir et étendre le terrorisme ?

    Les anciens ne pouvaient prévoir bien sûr aussi, l’existence du Marxisme, des Partis communistes (Marx, Engels, Lénine), le rôle essentiel qu’ils ont tenu, entre autres, dans le combat et la défaite du nazisme, des fascismes en général, mis en selle rappelons-le par le capitalisme, le poids qu’ils ont représenté au 20ième siècle, pourquoi et comment le capitalisme a pu les éliminer, etc…

    Il n’a pas été possible de prévoir l’existence et la pesanteur globale à ce point des médias, leur fonction essentiellement de propagande mensongère et de formatage, la surveillance et les écoutes généralisées des groupes et des individus, le puçage des populations, …, la généralisation des rapines coloniales, avec des moyens militaires et de contrôle, de destruction, dont nos contemporains pour la plupart, n’ont qu’une vague idée… En conséquence et parmi tant d’autres forfaitures et horreurs :

    En nombre croissant, les populations actuelles, affluent pour l’essentiel de pays où a sévi et où sévit toujours plus gravement le capitalisme, par sa pratique terroriste incluse. Ces populations chassées des Balkans, de l’Irak, la Libye, la Syrie, l’Afghanistan…., ne sont pas des migrants, ce sont des populations déportées, victimes de nul autre que du capitalisme, de sa rapine coloniale terroriste !

    —————————————-
    L’histoire du monde, dont celle de la France, est riche de personnalités de grande valeur, plus ou moins humbles et connues. Ce que ces personnages d’un passé pas tellement éloigné, choisis parmi tant d’autres possibles nous ont transmis, mérite d’être pris en compte et réfléchi. Chacun peut en juger :
    Constatons toujours actuellement sur un plan général, l’accompagnement de la situation par les intellectuels*, qui ont été critiqués dans les années 1960 par Eugène Ionesco, particulièrement dans sa pièce Rhinocéros :
    « Les rues d’une petite cité assoupie dans sa médiocrité, sont tout à coup traversées par la course d’un rhinocéros : en fait il s’agit d’un homme transformé en bête sauvage. La métamorphose va gagner la ville entière. Chaque personnage présente des défauts qui prédisposent à la « rhinocérite » :

    « Egoïsme, vanité, hypocrisie, ambition, goût de la violence et de la domination, fausse logique, abus de lieux communs qui détournent de penser, lâcheté qui conduit à  » comprendre  » le mal, à l’admettre, enfin à l’approuver. »
    Seul à la fin Bérenger reste épargné par la métamorphose, il demeure attaché instinctivement à son humanité, aux valeurs humaines, il refuse de devenir rhinocéros, bien qu’il souffre de solitude et soit, lui aussi, tenté de suivre le mouvement.
    Origine : Mythe à la Kafka, des images obsédantes remontant aux angoisses de l’auteur, devant la contagion de l’idéologie nazie en Roumanie après 1933.
    Mais selon Ionesco, cette pièce, rappelons qu’elle date de 1960, à une portée plus large et vise,  » Les intellectuels qui, depuis une trentaine d’années, ne font que propager les rhinocérites et soutenir les hystéries collectives* dont les peuples entiers deviennent périodiquement la proie… La pièce met aussi en lumière les démissions qui ravalent les individus à l’état de robots.  »
    * NDR Hystéries collectives initiées et entretenues par ceux qui en espèrent les dividendes !

    * Ceci dit, bien des intellectuels ont joué un rôle positif dans l’histoire de l’humanité, retenons-en le message de certains. Comme par exemple, ce qu’a dit Albert Einstein, sur l’avenir de l’humanité.
    :  » Le sort de l’humanité en général sera celui qu’elle méritera « , pour lui,  » Ce ne sont pas ceux qui font le mal qui rendent le monde insupportable, mais ceux qui regardent et laissent faire  »

    Examinons aussi les remarques judicieuses, tout-à-fait d’actualité et pourquoi pas prémonitoires d’André Gide :

     » Le monde ne sera sauvé, s’il doit l’être, que par des insoumis. Sans eux, c’en est fait de notre civilisation, de notre culture, de ce que nous aimons et qui donnait à notre présence sur terre une justification secrète. Ils sont ces insoumis,  » le sel de la terre « et les responsables de Dieu.

    Il a ajouté :  » Je crois à la vertu du petit nombre ; le monde, s’il doit l’être, sera sauvé par quelques-uns  »

    NDR La porte étant ouverte, ces quelques-uns incluront bien sûr des intellectuels, mais surtout en tant qu’individualités ; car la classe capitaliste mise à part, les intellectuels appartiennent majoritairement aux catégories sociales, où nombre parmi elles, espérant encore pouvoir tirer leur épingle du jeu dans le contexte, demeureront un certain temps conservateurs, y compris de l’insupportable et de l’inacceptable, pourtant de plus en plus évidents !
    Mais sur le fond, les deux raisons qui font obstacle au changement de société attendu, souvent encore implicitement par les populations, résident d’une part, dans ce qui s’oppose à la réalisation de la très probable hypothèse d’André Gide, soit que, Si le monde doit-être sauvé, ce sera par quelques-uns1.

    Il est clair d’autre part, que la condition précédente est rendue plus difficile à remplir, dans la mesure où largement dans le monde, les organisations politiques de droite et du gauchisme2, collaborent, en servant pour le Pire les intérêts capitalistes ! En même temps évidemment, elles cherchent à sauver le capitalisme, bien qu’il soit et sera de plus en plus universellement rejeté par les peuples !

    1 – Ces quelques-uns au départ, associés à une avant-garde, dans l’intérêt général, agiront avec les peuples et dans leur intérêt ! Ce qui exige dès maintenant et qui exigera pour l’avenir, une maturité et une autonomie accrues des populations !

    2 – Les organisations politiques populaires conséquentes, sont actuellement, partout pratiquement inexistantes pour avoir été liquidées, par perméabilité et finalement par disparition ou implosion , c’est le cas du PCF.
    En conséquence, sévissent par exemple en France, la droite, l’asocial démagocrassie, leurs variantes, dont les débris du PC, et leurs dites extrêmes* : de « gauche », et par ses pratiques démagogiques, l’extrême droite soit le FN, ou fascisme, lequel banalisé par TOUS, sert de repoussoir et en même temps de roue de secours au panel des criminels.

    Nous assistons à un remake, de la mise en selle, du nazisme, des fascismes, par les racailles de l’époque (hormis le PCF qui alors était debout), homologues des racailles contemporaines !

    Le rouleau compresseur de la 6ième colonne est en marche, télés, radios, presse…, sont mobilisées à 1000% !
    * Dites extrêmes, car en Réalité, nul autre que le capitalisme n’est extrémiste, lequel par les pires moyens, dont le terrorisme dans toutes ses variantes, s’empare et accapare, exploite et détruit les ressources et la vie! Anachronique et obsolète il a et au-delà, outrepassé son temps !

    A son époque, Alfred Jarry avait écrit que les peuples étaient ou seraient toujours battus par l’intelligence, admettons-le pour une part, mais en 2009 (le document actuel reprend et actualise un précédent), au vu du résultat, ne perdons pas une minute, relevons le défi ; une bataille perdue ne préjuge pas qui vaincra finalement !

    * Rappelons que des mouvements parfois, mais rarement désignés terroristes, le sont, en présentant une façade populiste. Ils sont faussement populaires, souvent terroristes, ils se prétendent de telle religion. Ce sont des logistiques, fabriquées de A à Z, et utilisées partout dans le monde par le capitalisme*, lequel accompagné par TOUS, prétend vouloir les combattre, alors qu’il en tire les ficelles pour le pire !

    Citons pour l’église catholique, la Mafia et l’Opus Dei, reconnues comme terrorisme. Elles sont Combattues, à fleuret moucheté. en conséquence partout dont en France, elles prolifèrent.

    En Syrie, l’armée syrienne dite libre et d’autres, sont des créations terroristes, créées, formatées et armées par le dit Occident.

    Certes une opposition réelle au pouvoir et régime syrien existe, il faut savoir qu’elle est minoritaire, Elle est prise en compte positivement par le pouvoir syrien, et elle n’a rien à voir avec les objectifs des sus nommés !

    ——————————————————————-

    Nous ne nous privons pas, de joindre ces quelques profondes, judicieuses et pourquoi pas prémonitoires citations du grand écrivain français, que fut François René de Chateaubriand (1788-1848) :

     » – Les moments de crises produisent un redoublement de vie chez les hommes.
    – La liberté qui capitule ou le pouvoir qui se dégrade, n’obtient point merci de ses ennemis.

    – Le monde ne saurait changer de face sans qu’il y ait douleur. Mais encore un coup, ce ne seront point des révolutions à part ; ce sera la grande révolution allant à son terme.
    Les scènes de demain ne me regardent plus ; elles appellent d’autres peintres : à vous messieurs.  »

    F.R. de Chateaubriand avait non seulement un immense talent d’écrivain, mais il a souvent vu loin et juste, Il a écrit cette dernière citation le 16 novembre 1841, en final de ses Mémoires d’outre-tombe.

    S’il y avait à choisir parmi les femmes, il est certain que chez George Sand il y du bon grain à moudre : Comme Dans « Horace », par exemple, remarquablement peu recommandé.
    Tout bien réfléchi, les peuples ne peuvent passer outre, la nécessité de trouver et de mettre en selle, leurs propres leaders et organisations politiques… Il y a urgence !

    Un autre monde existe…
    A nous citoyens du monde !
    Chaque être humain, doit pouvoir transmettre le flambeau des valeurs profondes de l’humanité ; celles enfouies en espérance au plus profond de chacun, ne pourront jamais être éteintes complètement et définitivement.
    Courage, intelligence, confiance ! La flamme renaîtra toujours, en dépit des obstacles existants, en accompagnant un niveau supérieur de civilisation.
    Nous nous devons bien ça, nous le devons à notre espèce, à ceux qui, espérons-le nous survivront, à notre planète, à cet univers auquel nous appartenons.
    Si beau, si fantastique, si mystérieux, que nous découvrons peu à peu en même temps que nous-mêmes.
    Jusqu’où ? Voilà la grande aventure !

    1794 2015
    Passons à une étape supérieure
    * Le 27 juillet 1794, Thermidor a marqué le glas d’une expérience et espérance populaire, potentielle à l’époque, urgente, nécessaire et possible à la nôtre, pour instaurer le capitalisme, qui nous a conduit où nous en sommes et qui mène maintenant l’humanité à sa disparition, rapidement par le pire et l’horreur généralisés.

    A venir, après avoir défini les objectifs et nous être donnés les moyens
    2004-2015

  15. Chapes dit :

    Ah si nos parents avaient su avant 1940, et si nous-mêmes les peuples, savions vraiment maintenant, pourquoi et comment cela a pu arriver !
    72 années plus tard, en 2012, nous ne nous rendons pas mieux compte de ce que nous subissons, surtout d’où vraiment proviennent les coups, qui pleuvent pourtant de tous les côtés de plus en plus gravement ! Coups qui provenaient pourtant déjà des mêmes en 1940, en 14-18 et encore avant, avec par exemple le dit désastre de Sedan en 1870 ! Ne perdons pas de vue aussi, les horreurs des colonisations, et leurs variantes actuelles.

    Il est impossible de taire et de ne pas dénoncer, la large, agressive, terroriste, monstrueuse coalition de rapine contemporaine du dit Occident, de l’Otan, contre la Libye1, l’Afghanistan, contre la Côte d’Ivoire, la Somalie, l’Irak….
    Actuellement contre la Syrie, nos racailles ont mobilisé des clans extrémistes islamiques, dont ils tirent toutes les ficelles, conjointement avec les représentants des principaux Emirats arabes…..
    Contre le Rwanda en 1994, les dirigeants de la France, sous la Présidence de Mitterrand largement accompagné à gauche comme à droite, ont été responsables de l’assassinat de plus de 800 000 rwandais en trois mois.
    Contre les peuples des Balkans, dont la Serbie. L’histoire retiendra que la Serbie, contrairement à la France trahie par ses dirigeants, a résisté et combattu le nazisme*.

    Contre le Chili en 1973…, et où de 2004 à 2010, Michelle Bachelet élue présidente Social-démocrate du Chili, ayant maintenu globalement les institutions mises en place par Pinochet, avec pour conséquences dramatiques, que le peuple chilien ayant été encore plus appauvri et les plus riches évidemment encore plus enrichis, Mme Bachelet a cédé sa place à un président d’extrême droite. Depuis l’extrême droite lui a cédé sa place….
    Toutes ces agressions ont été et sont actuellement couvertes en France par les médias, et accompagnées par le couple droite-gauchiste, toutes tendances comme un seul homme.

    * Alors que la France, face au nazisme et au fascisme, comme bien d’autres pays, a été trahie par ses dirigeants et par les partis de droite et sociaux-démocrates. De même les guerres et agressions coloniales et post coloniales contemporaines, ont toujours été l’œuvre des pouvoirs en place, de la droite, de la Social-démocratie et de leurs variantes. Signalons que le PCF a eu son arrêt de mort signé en juin 1946 par Maurice Thorez, il avait déclaré dans un discours publié dans le Times de Londres*, que l’avenir de la paix et de la démocratie était dans la fusion entre le PCF et le PS. * Voir dans Google, en prenant la distance qui s’impose, avec les commentaires gauchistes associés. Google apporte des infos que l’on ne trouve pas ailleurs, mais il n’est pas Marxiste pour autant, par exemple il sait, à partir d’une idée qui dérange le capitalisme et ses larbins, de la faire dériver plus ou moins vite, hors du sujet initial.

    1 – On peut avoir une idée enfin valable sur ce qu’a été la Libye avec Kadhafi, dans plusieurs blogs : Par exemple dans son blog Investig’action, Michel Collon, titrant Libye : révolte populaire, guerre civile ou agression militaire, présente l’analyse sérieuse de Mohamed Hassan, qui remet les pendules à l’heure. Par contre, il est remarquable mais signe de notre temps, que ce document, ne soit nul part ni repris ni exploité. Le blog Le nouvel ordre mondial, présente la déclaration de Saïda Benhabyles : Le conflit libyen est monté de toutes pièces. Ainsi avec Internet s’il y a le pire, on trouve aussi du bon. Mais il faut trier.
    Le peuple français, ne devra bien sûr jamais passer l’éponge, sur le génocide du peuple rwandais, qui a été exécuté sous l’entière responsabilité du pouvoir socialiste en 1994, celle de la dite force tranquille de Mitterrand, accompagné en France, par l’ensemble de l’aréopage politique du pays et par nombre de leurs homologues complices dans le monde ! En 3 mois, les assassins, incités et couverts par des troupes françaises officielles, ont assassinés plus de 800 000 personnes, dont une majorité de femmes et d’enfants…

    Ajouté le 25 avril 2012 : Le peuple de France ne devra également jamais passer l’éponge, il doit exiger dès maintenant haut et fort, que toute la lumière soit faite sur les responsabilités des interventions terroristes, criminelles, commises à l’égard des peuples et des pays qui subissent actuellement des invasions, rappelant les pires périodes coloniales, avec des moyens sans cesse perfectionnés dans la technique, l’horreur et l’ignominie. Si Sarkozy a pu engager des forces très spéciales*, en opposition totale avec les intérêts de la nation française, pour accomplir en première ligne les visées impérialistes des dirigeants US, c’est parce qu’il est largement couvert et accompagné en France par la complicité de l’ensemble des partis de la droite** et de la social-démocratie, leur variantes comprises**.
    Le candidat social-démocrate Hollande s’est dernièrement engagé à faire intervenir militairement la France contre la Syrie, si le machin, l’ONU le décide. Ce qui n’est contré par personne. Ajoutons : Mélenchon qui prétend en toute démagogie une 6ième république, du vent, accompagne en responsable social-démocrate classique, les hypocrisies, les mensonges et les préparatifs aboutissant aux invasions de ces pays par le massacre de leurs populations !
    * Chacun a ici les données pour comprendre les raisons profondes pour lesquelles le service militaire a été supprimé. Les armées sont dans le monde, de plus en plus privatisées et composées de mercenaires, elles accomplissent les forfaitures, qui ne seraient sans doute impossible, espérons-le, avec une armée de citoyens.

    ** Excepté le désaccord affiché contre ces agressions de la part du FN. Lequel doit être compris comme un élément de sa tactique électorale. Il tire parti c’est évident, du fait que droite et gauche défendent les mêmes valeurs sur le fond : celles du capitalisme contemporain pour le pire, quoi qu’ils nous racontent. Le FN reprend donc au vol, le temps de l’élection pour l’essentiel, certaines valeurs du PC forcément passées aux oubliettes. Voilà comment est couvert tout le terrain et bafouée la population. Remarquons d’une part, que M. le Pen ne cherche pas à éclairer et à mobiliser les Français contre les crimes commis par la France, à l’égard des peuples et pays du Moyen-Orient et d’ailleurs (Côte-d’Ivoire, Libye, Syrie, Afghanistan…), d’autre part, rappelons que le positionnement nationaliste actuel du FN, contredit le fait que l’extrême-droite, a été dès la 2ième guerre mondiale, le fer de lance de la création de l’Europe. Plus près de nous, il y a quelques années, J.M le Pen a fait campagne médiatisée pour la création d’une force armée européenne, il a été entendu, c’est fait depuis. Ne tombons donc pas dans ces pièges grossiers !
    A méditer : Le peuple de France se retrouve en quelque sorte dans une situation analogue à celle du peuple allemand sous le nazisme. Où le peuple allemand pour des raisons complexes avait été engagé dans une terrible galère !
    Nous sommes aujourd’hui le 8 mai 2012, journée commémorative du 8 mai 1945, qui concluait la victoire des peuples contre le nazisme et ses variantes. Comment ne peut-on pas condamner la fourberie très symbolique, la duperie de Sarkozy et de Hollande à l’égard du peuple français et de ceux du monde entier, combien notre peuple est bafoué une fois de plus. Ces deux individus portent chacun la responsabilité de leurs interventions criminelles au Moyen-Orient, qui ne sont pas moins graves et moins condamnables que les crimes fascistes de la 2ième guerre mondiale. Ces interventions criminelles doivent donc cesser immédiatement, cette exigence doit monter vigoureusement et fermement de France et du monde entier !
    Les peuples qui couvrent de tels crimes, ne peuvent-être des peuples libres !

    Que le ménage indispensable commence, le 6 mai tous aux urnes, pas une abstention, pas une voix pour Sarkozy, pas une voix pour le FN, débarrassons-nous déjà de cette racaille.

    Comment peut-on ne pas se rendre compte que la solution à venir pour la France et son peuple, comme pour les peuples du monde, ne se trouve ni à droite ni gauchiste, quelles que soient leurs nuances, toutes secondaires, car sur le fond, ils sont en accord pour accompagner ou même accomplir le pire ! Ne venons-nous pas de le démontrer ? D’avoir essayé en tout cas.
    Avec la circonspection indispensable, voici des informations très graves, importantes, utiles à savoir et à transmettre. Pour ceci, il suffit de mettre dans un moteur de recherche : Les révélations sur les banques suisses et sur les Bilderberg ; la catastrophe de Fukushima, aux gravissimes criminelles conséquences officiellement cachées aux populations. Les conséquences de cette catastrophe sont jugées par des gens qualifiés et honnêtes, plusieurs dizaines de fois plus grave que celles de Tchernobyl ; les chemtrails ; les conséquences de l’extraction des gaz de schiste et bien d’autres horreurs. Ces informations sont fournies par certains sites ou blogs dont Realinfos, Over blog et Urantia Gaïa…, ce dernier blog fournit aussi une liste des officiants à l‘assemblée 2011 des Bilderberg, qui s’est tenue en Suisse cette année…
    Voir en fin de ce document les liens http donnant accès à ces informations.

    Remarques : Etant donné la dégradation accélérée de la situation mondiale, la plupart des gens, s’interrogent et se posent bien des questions. Avec Internet, la prudence conseillée, c’est d’éviter de se lancer sans réfléchir, en répondant aux commentaires proposés. Parce que les informateurs qui disposent des plus gros moyens, cherchent surtout à savoir ce que chacun pense de la situation, non seulement pour maintenir, mais pour aggraver la situation, au profit toujours des mêmes !
    Nous avons parcouru les blogs indiqués choisis au feeling, certes leurs informations méritent d’être connues, mais l’un répond visiblement à côté de la plaque aux suggestions que nous avons émises dans nos commentaires, pourtant pour aller de l’avant, c’est-à-dire pour aller au-delà des seuls constats. Avec Urantia Gaïa, les infos sont aussi à considérer avec grand intérêt. Mais les solutions proposées, s’inscrivent dans la continuité de la ligne New-âge passée de mode, pour la raison qu’elle annonçait le bonheur pour bientôt, relevant pour l’essentiel et pratiquement exclusivement, de l’intervention spirituelle. Oubliée la judicieuse prophétie : Aide toi, le ciel d’aidera !
    Les Bilderberg qui participent à leur assemblée annuelle, ne comptent pas, ou pas seulement sur cette intervention : Contrairement aux populations, eux sont sérieusement et concrètement organisés et ils agissent. Ils sont les représentants et défenseurs d’un système criminel, anachronique, obsolète, qui apparaitra comme tel de plus en plus vite dans le monde : le capitalisme. Ce que trop peu encore dénoncent et expliquent vraiment ! Les dits Bilderberg, disposent des partis de droite et gauchistes et ils sont en accord sur le fond ! Face à cela, les peuples sont nus ! Comment l’humanité a-t-elle pu en arriver là ? Et puisqu’il le faut, comment peut-elle rectifier le tir pour sortir de l’impasse et aller de l’avant ?
    A partir de la société qu’ils servent, observez à quel monde social et politique auquel ils appartiennent, vous avez accès à leur nom et responsabilité dans le blog Urantia Gaïa. Dieu sait combien ils ont actuellement, apparemment, le vent en poupe ! Il y a des leçons à tirer au plus vite de ce constat. Par exemple : Ce système, cette grande mafia mondiale, qui engendre pour l’essentiel les autres, dont le milieu facile à définir, n’est parvenue à l’omnipotence, qu’après avoir réussi à mettre sur la touche et à éliminer pratiquement partout, toute représentation populaire conséquente et constructive, que ce soit dans le domaine des institutions (gouvernements, parlements…), des instruments (armée, police, appareil juridique..), largement aussi dans le domaine politique, syndical, associatif, religieux…
    Cette grande racaille utilise son pouvoir pour s’emparer des ressources de la planète, se rappeler ce qui est dit ci-dessus, elle les exploite, êtres humains compris, jusqu‘à leur destruction. Elle pollue et détruit tout, l’atmosphère terrestre, les eaux, les terres… Criminelle, elle est destructrice de la vie, en déployant les pires moyens et les pires armes sans cesse perfectionnés : Les armes nucléaires, bactériologiques, chimiques…, le renseignement2(pour les pires causes), les drogues, le terrorisme, la bourse, qui affecte des valeurs trichées à la vraie valeur qu’est le travail humain, sur lequel il y a beaucoup à dire et à changer dans le contexte du capitalisme… Elle soudoie partout où elle le peut, les leaders et les dirigeants qui ne lui conviennent pas, et si elle n’y parvient pas, elle les agresse, et agresse les peuples, pour leur substituer des gangsters à ses bottes, comme en Côte d’Ivoire (Voir le lien ci-joint donnant accès au le blog de EVA R’SISTONS : Les casseroles du couple Outtara le favori de l’occident* en Côte D’Ivoire3), comme bien ailleurs, ou alors, elle assassine leurs dirigeants, comme le révèlent les blogs indiqués. Répétons-le, dans ce domaine comme dans pratiquement tous les autres pour le Pire, droites et gauchismes de toutes les tendances, débris des PC inclus (comme par exemple en France), accompagnent l’horreur, pratiquement dans le monde entier.
    * Le terme occident vise à brouiller les cartes. Il y a le plus souvent réticence de la part de la droite et de l’ensemble du panel gauchiste, à appeler le capitalisme par son nom ! La raison est que les uns comme les autres sont en concurrence certes, mais c’est pour gérer ce système criminel, obsolète, condamné ! On voit ici toute l’importance du terme juste. Une caractéristique du gauchisme est de ne pas aller jusqu’au bout de la condamnation pourtant nécessaire du capitalisme, de ne pas viser une alternative pourtant indispensable, mais seulement des substituts qui le conduisent à l’accompagner. Ce qui fait le lit de l’extrême droite, comme actuellement en France et ailleurs aussi dans le monde.
    .
    2 – Ne soyons pas naïfs, Internet est un efficace remarquable outil de sondage permanent de la population, il est loin d’être mis à la disposition des bonnes causes. Les médias, internet compris, sont largement sous le contrôle des puissances d’argent, du capitalisme.

    3 – Il ne faudra jamais oublier également, la collusion de l’ensemble des formations politiques de notre pays, et de nombreux autres dans le monde, el le silence complice de tant d’autres, dans l’engagement militaire de la France contre Laurent Gbagbo, les représentants officiels de la Côte D’Ivoire et son peuple. Ces conditions, ont autorisé et permis les crimes de Sarkozy et de ses complices. Des crimes horribles ont été commis pour mettre en selle un homme de paille en Côte D’Ivoire. Notons que cette situation est pratiquement entérinée mondialement. Personne, pendant les évènements et depuis, n’a exploité, ni contesté d’ailleurs, les informations fournies par exemple par Eva… dans le blog indiqué. Il montre pourtant la vénalité et la criminalité internationale de Ouattara, un des ex patrons du FMI (les autres avant et après lui, dont DSK, ne valant pas mieux), il démontre aussi la parfaite protection et impunité dont il jouit et dont ses homologues du FMI, de l’OMC, de la BCE…, jouissent de la part de leurs semblables !
    Lectrice, lecteur, le contenu de ces informations doit vous interroger, mais reconnaissez que le pire exposé ici est plausible, vous pouvez penser que la tâche pour changer la situation vous dépasse, ou qu’elle est impossible. Mais si vous appréciez ce que vous trouvez juste de ces blogs, qui peut différer certes de l’un à l’autre, vous pouvez sans doute faire circuler les informations, non exhaustive bien sûr, que vous estimez les plus valables et importantes, auprès de certaines de vos connaissances.
    Il est essentiel que le plus grand nombre de gens possible, soient informé d’une situation gravissime, dont ils sont et seront les victimes, toujours plus nombreux, plus rapidement et plus gravement, au-delà même de ce qu’ils n’imaginent sûrement pas à ce point.
    Les ruisseaux parcourus par une eau saine font les belles rivières…, les graines semées germent…

    Repoussons les graines et plants OMG de Monsanto et Cie, véritables poisons, actuellement imposés par la clique assassine ici dénoncée, qui doit évidemment disparaître et qui disparaîtra, à certaines conditions, ou ce sera l’humanité et bien d’autres espèces qui disparaîtront. Ce qui serait très triste et complètement idiot.

    Ajouté le 31 juillet 2011
    Que l’objectif soit civil ou militaire, dans le contexte présent et sans doute même à venir, l’énergie nucléaire représente un danger mortel pour les populations mondiales, par exemple :

    Que ce soit au niveau de l’exploitation du minerai d’uranium, où nombre de personnes travaillant dans ces mines, ainsi que des membres de leurs familles environnantes, ont été et sont victimes de cancers, comme par exemple dans les mines du Gabon et du Niger exploitées par la France, ceci a fait l’objet au moins d’une émission télévisée courant de l’automne 2010, évidemment ni reprise ni exploitée.
    Que ce soit avec le stockage et le traitement des déchets radioactifs aucunement réglés. Il est d’ailleurs impossible qu’ils puissent l’être dans le contexte de la société actuelle. Il est même impossible d’assurer actuellement, que ce soit possible pour la société de demain !
    Ou que ce soit au niveau des réacteurs et des centrales nucléaires, où des personnels sont victimes de cancers en France même, particulièrement parmi certains personnels plus exposés de la sous-traitance, ceci a été indiqué dernièrement par un média, et non repris bien sûr (la dite gauche accompagne le pire ici comme ailleurs !), où des accidents gravissimes ont eu lieu comme à Tchernobyl, ou comme actuellement à Fukushima où le niveau de la catastrophe est jugée par quelques spécialistes libres et compétents (ils existent), plusieurs dizaines de fois supérieur à celui de Tchernobyl. Il faut faire tomber le mur du silence, de la honte et de la criminalité, montrer les conséquences de cette situation, stigmatiser et condamner pour crimes contre l’humanité, les responsables de cette situation qui persistent et signent, en gérant un système anachronique, le capitalisme, que remarquablement bien peu dénoncent ! Dans un tel contexte, d’autres catastrophes ne peuvent qu’avoir lieu…

    Dans le domaine militaire, rappelons les crimes des dirigeants nord-américains contre les villes de Hiroshima et de Nagasaki. En 1945, ils ont soumis chacune de ces villes au lancement d’une bombe atomique. Les victimes, des centaines de milliers, meurent encore de nos jours, et les dégâts matériels ont été très importants. Ces crimes sont d’autant plus impardonnables que le japon était à genoux et prêt à se rendre. Par cet acte barbare les dirigeants US ont aussi cherché à faire passer leur message dominateur de voyous aux peuples du monde, confirmé et renouvelé depuis, accompagné par leurs homologues dans le monde !
    Dénonçons lors des essais nucléaires, les nombreuses victimes civiles et militaires du cancer particulièrement, qui ont été officiellement cachées et souvent mal, voire non reconnues, que ce soit au Sahara, comme en Polynésie. Dénonçons et stigmatisons l’emploi passé et actuel des armes à l’uranium appauvri, en Irak, en Libye, en Palestine… armes aux conséquences cachées gravissimes. Dénonçons les armes bactériologiques, tel l’Antrax (le charbon), qui été utilisé contre les populations en Rhodésie et en Afrique du Sud… Dénonçons les armes nucléaires miniaturisées tenues en réserve contre les populations. Elles ont été, mises au point sous la présidence de Chirac en 1995, avec l’aval de l’aréopage politique français au complet, et celui de leurs homologues dans le monde, etc.
    En France, comme dans le monde entier, l’utilisation de l’énergie nucléaire, dans le but de la production d’électricité, ou militaire, doit être immédiatement bannie et abandonnée. Même la société améliorée à venir, ne peut offrir dans ce domaine, les garanties exigibles dans l’intérêt des peuples !
    D’autres moyens menant à des destructions massives, doivent-être proscrits immédiatement dans le monde entier, ce qui implique sans attente, un changement profond de la société, il s’agit du pétrole, du gaz de schiste, des carburants dit vert, etc.

    Pour toutes ces raisons, dans l’ intérêt fondamental des populations, plus largement pour la sauvegarde et le maintien de la vie sur terre dans les meilleures conditions, les peuples ont la nécessité impérative et urgente de dénicher, mettre en selle, contrôler et accompagner leurs propres (au deux sens du terme) leaders et organisations politiques, d’où le reste devrait découler, sous condition d’une sensible amélioration de la maturité de notre espèce*, libérant une meilleure autonomie et responsabilité de chacun !
    * L’amélioration de notre maturité, dépend pour une part, de la qualité et des modalités de la relation entre les peuples et leurs leaders.

    Liens proposés, en tenant compte des réserves émises précédemment :

    http://www.dailymotion.com/playlist/x1ibyp_ActuChem_crimes-aerosol#videoId=xfrcpe
    Dans ce blog, la femme médecin qui s’exprime n’a rien d’une extrémiste, elle aime son pays les USA et l’exprime nettement. Ses précieux conseils médicaux pour se protéger sont à prendre en compte.
    http://www.dailymotion.com/video/xa1adc_introduction-aux-chemtrails-interre_news?ralg=meta2-only#from=embed-playreloff
    http://actu-chemtrails.over-blog.com/
    http://sos-crise.over-blog.com/article-les-casseroles-du-couple-ouattara-le-favori-de-l-occident-en-cote-d-ivoire-71131494.html
    http://www.google.fr/search?sourceid=navclient&aq=1h&oq=&hl=fr&ie=UTF-8&rlz=1T4SVEC_frFR411FR411&q=urantia+gaia+et+fukushima
    http://www.urantia-gaia.info/2011/06/03/fukushima-pour-qui-sonne-le-glas/
    http://realinfos.wordpress.com/2011/09/02/fukushima-au-02-septembre-2011/#comment-4404
    http://www.urantia-gaia.info/2011/06/21/la-science-des-miracles/
    http://sos-crise.over-blog.com/article-tragedie-du-gaz-de-schiste-tout-sacrifie-au-profit-sante-air-eau-cultures-80283122.html
    https://realinfos.wordpress.com/2011/06/08/revelations-sur-les-banques-suisses-et-les-bilderberg/
    http://www.urantia-gaia.info/2011/06/10/la-liste-des-officiants-bilderberg-2011/
    http://www.michelcollon.info/Libye-revolte-populaire-guerre.html
    http://realinfos.wordpress.com/2011/08/26/kadhafi-un-tyran-ajout-dune-video/
    http://www.nouvelordremondial.cc/2011/06/16/saida-benhabyles-le-conflit-libyen-est-monte-de-toutes-pieces/
    http://infoguerilla.fr/?p=10489
    http://etoilenoire.hautetfort.com/archive/2011/06/17/la-vie-en-libye-sous-kadhafi-ce-qu-on-ne-vous-dit-pas.html
    http://www.institut-protection-sante-naturelle.eu
    Voir aussi dans le blog : Anti nouvel ordre mondial
    Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française [Réseau Voltaire]
    http://www.voltairenet.org/+-Syrie-+?lang=fr
    Voici un lien dans lequel le film « Les escadrons de la mort est accessible. » N’hésitez pas à le faire suivre à vos correspondants : Escadrons de la mort, l’école française
    Vous lirez ce qui suit dans ce lien : Lorsque des parlementaires français demandèrent une constitution d’une commission parlementaire pour enquêter sur le « rôle de la France dans le soutien aux régimes militaires en Amérique latine de 1973 à 1984 » une fin de non-recevoir leur fut opposé par le député UMP Roland Blum, en charge de la Commission des affaires étrangères de l’assemblée nationale. Commentaire : L’affaire a été enterrée, l’ensemble du panel politique (dirigeants et adhérents) n’a pas été plus loin, tous sont responsables et complices de l’horreur…. Ici, y compris dès l’origine de la création des escadrons de la mort, pendant la guerre d’Algérie ! Cette pratique d’accompagnement du pire inclus, par les élus quels qu’ils soient est leur règle de mauvaise conduite. Ceux qui s’abstiennent ou qui votent contre le font en sachant que cela ne change rien quant au résultat. Jamais la population n’est sollicitée pour intervenir… Nos républiques successives n’ont été que des républiques de coquins !
    OMAV Organisation mondiale à venir
    A venir, après avoir défini ses objectifs et s’être donné les moyens de les réaliser
    2011-2012

  16. chapes dit :

    Le combat contre le fascisme, ne peut s’en tenir là, dans la mesure où le fascisme,émane non de notre espèce, mais de certaines catégories appartenant certes à notre espèce, tels ceux définis par le capitalisme par exemple. Lequel DANS SES PROPRES FONDEMENTS, par les pires moyens, dont le terrorisme dans toutes ses variantes, s’empare et accapare, exploite et détruit les ressources de la planète et la vie. En tout cas la nôtre.

  17. chapes dit :

    J’ai omis de mentionner parmi les moyens mis en œuvre par le capitalisme, pour parvenir à ses fins que j’ai indiquées en partie, j’ai omis qu’il a eu et envisage à notre époque, le recours au fascisme, lequel lui sert de repoussoir, ET de roue de secours. Ce qui est une constante chez lui,par exemple avec le nazisme, le fascisme et le Franquisme, mis en selle par lui et nul autre, dans les années 1930 1940….
    Cette examen permettrait sans doute, de différencier et de comparer les formes historiques,-leurs prémisses et ce qui les a suivis,- du fascisme et du communisme, qui a lui un tout autre objectif. Ses dérives et ses chutes,leurs causes, doivent-être examinées le plus sérieusement et honnêtement, le plus scientifiquement.Ce qui est impossible évidemment pour le capitalisme et pour ses adeptes ! A mon avis certains noient le poisson, alors que le capitalisme, son système, criminel, anachronique et obsolète, a de toute évidence, outrepassé et au-delà son temps ! Il doit pouvoir apparaître rapidement et de mieux comme tel aux populations, sous certaines conditions.Par exemple le capitalisme dispose d’une avant garde et non les peuples, en tout cas apparemment dans le contexte présent.

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